Mon pote l’Adjudant



Mon pote l’Adjudant (1965)

Mon pote l’Adjudant,
C’est pas un marrant,
Mon pote le juteux,
C’est un grand nerveux.

Y a plus de trente ans,
C’était un galant
Et auprès des femmes
Il était feu, flammes.

Mon pote l’Adjudant
Ne porte pas de gants
Mon pote le juteux
N’a pas froid aux yeux.

A la Compagnie
Ce qu’il adorait ?
Le rêve de ses nuits…
La « Brazier » (1) qu’il réfléchissait.

Mon pote l’Adjudant
Nous fout jamais d’dans
Mon pote le juteux
C’est comme le vin vieux.

Quand il est au feu
Il faut bien le dire
Et oui sacrebleu !
C’est un dur à cuire.

Et à la Sainte Barbe
Pour la Sainte patronne
Tu t’tiens bien à table
Et même tu chantonnes.

Mon pote l’Adjudant
Tu vas nous quitter
Et pendant longtemps
On va t’regretter.

On n’a plus d’juteux,
Y a plus d’Adjudant ;
Ça c’est ennuyeux,
Ça c’est pas marrant !!!


Sapeur PRETRE Guy
CS N°12 – Châtillon Coligny

(1) La « Brazier » ; le GMC, le Berliet, …etc…, au choix.

Le traditionnel calendrier

Chez les Sapeurs-Pompiers, la fin d’année se traduit en France par la distribution du calendrier et de la célébration de Sainte Barbe, dans chaque caserne, à titre local ou zone opérationnelle.
Une opération qui permet à la population d’effectuer un don auprès de l’Amicale pour divers projets et assurer une aide financière en cas d’accident d’un collègue.

Le calendrier est né en 1946 chez les Sapeurs-Pompiers, par M. Perrin de France Sélection. Officiellement, le calendrier sera notifié 1947 (année suivante par logique). La création du calendrier a alors pour but, d’effectuer une rentrée d’argent pour les Pupilles des Sapeurs-Pompiers et les casernes.
Peu à peu, la tradition du calendrier se dirige sur le don de la population pour remercier les Sapeurs-Pompiers d’être présent dans la commune, une somme qui permet aux soldats du feu de passer une fois dans l’année ; très souvent lors de la Sainte Barbe, un moment convivial entre collègues et leurs familles. Ces dons sont un moyen généreux de la population d’offrir un repas aux secouristes en dédommagement du temps qu’ils ne passent pas en famille.
Aujourd’hui, la tradition continue, avec les années, l’évolution du calendrier permet de prendre un moment de divertissement entre collègues pour créer un beau support de communication.
Il permet entre-autre de passer un message de sécurité au sein des foyers ou pour les gestes à réaliser.



Les sommes engendrées par ces tournées sont déposées dans une caisse commune ; l’Amicale des Sapeurs-Pompiers. Ces dons servent ensuite à financer totalement ou en partie le traditionnel repas de la Sainte Barbe aux personnels et leurs familles, mais également sous forme d’un Comité d’Entreprise pour réaliser des sorties, l’achat de cadeaux pour les enfants et divers projets annuels. Également, l’argent récolté est mis à disposition pour l’achat de fournitures et autres dépenses dans la réalisation d’un évènement (manifestations, sport et autres) ou encore, dans l’aménagement de la caserne.
Aussi et c’est le plus important, l’argent déposé sur un compte spécifique dédié à venir en aide à un Sapeur-Pompier lors d’une maladie ou d’un accident, en second point, l’Oeuvre des Pupilles qui, comme à sa création, est toujours destiné à y reverser une partie en soutien.


Le calendrier est réalisé de diverses façons, du carton à doubles faces, au calendrier à nombreuses pages, sans oublier la qualité du papier utilisé. Également, suivant le souhait des casernes, ce dernier est plus ou moins personnalisé, avec ou sans publicité qui permet de financer en partie ou totalement le dit calendrier. Il est ensuite varié de photos interne ou d’une base de données, réalisé par thème ou une rétrospective de l’année précédente.
Si le calendrier n’est pas toujours entièrement personnalisé, il est pratiquement à chaque fois, doté d’une photographie de groupe comprenant l’ensemble du personnel de la caserne.

La distribution s’effectue généralement du 1er Novembre jusqu’au 31 Décembre, voir début Janvier au plus tard. Les calendriers sont distribués, en semaine le soir ou le week-end par deux Sapeurs-Pompiers en tenue. En général, il est réalisé sur une base de deux à trois passages dans l’éventualité où les gens ne sont pas chez eux au moment du premier passage. La caserne locale distribue sur son secteur d’intervention en allant au domicile de la population pour le présenter.
Le concept du calendrier en France est un don libre et non fixe, à cela, les Sapeurs-Pompiers remettent un reçu au donateur.


Malheureusement, comme La Poste, les éboueurs et compagnie, il faut faire attention ; des personnes mal intentionnées vendent parfois de faux calendriers et/ou se font passer pour eux auprès des commerçants et habitants.

CONSEIL : En cas de doute, n’hésitez pas à appeler la caserne la plus proche ou vous informer auprès de cette dernière ou Mairie lorsqu’ils sont au courant, de la période de distribution ou passage d’un commercial pour les publicités si le calendrier en comporte. Si cela est impossible, signaler les faits à la police ou gendarmerie.
Trois règles sont cependant obligatoires ; les Sapeurs-Pompiers distribuent leur calendrier en tenue, ils doivent être en mesure de présenter leur carte professionnel et doivent remettre un reçu avec l’inscription de la somme donnée.

Des précautions sont prises de plus en plus pour éviter ce désagrément et arnaque. Les Sapeurs-Pompiers communiquent au travers de réseaux sociaux, auprès des communes ou dans la presse directement sur l’arrivée du nouveau calendrier. Cela permet d’ajouter une barrière anti-fraude supplémentaire. De plus en plus courant, les calendriers sont dotés soit d’une photographie de groupe, soit dans l’aspect parfait ; un trombinoscope. Cependant attention, il existe toujours une faille ; les nouvelles recrues qui ne sont pas systématiquement sur le calendrier, en revanche, ils seront accompagnés d’une personne « titulaire« .

Nous vous renvoyons vers l’annuaire des liens que la base de données à mise en ligne. Elle n’est peut être pas à jour à l’instant « T », mais permet d’avoir une aide à la recherche.

Vous souhaitez travailler avec un professionnel dans le Loiret ?
Deux adresses ; ELMA Communication et Didine Fantaisy.

Le calendrier, un produit qui rapporte de l’argent devient rapidement un objet de collection chez les passionnés collectionneurs. Les thèmes se divisent en trois grandes lignes.

  • Les anciens
  • Les départements
  • La quantité

Le collectionneur de calendriers se nomme ; un BUXIDAPHILE.


Article bonus ; Les pompiers et la collection.

Les pompiers et la collection

Une collection est à la fois un regroupement d’objets correspondant à un thème, et l’activité qui consiste à réunir, entretenir et gérer ce regroupement.La collection peut être pratiquée dans le cadre d’un loisir par une collectionneur qui constitue et stocke une collection privée. Elle peut aussi être pratiquée dans le cadre d’une profession par les…

Les numéros des centres dans le Loiret



Il n’est pas rare, aujourd’hui encore, d’apercevoir sur les différentes casernes des Sapeurs-Pompiers du département du Loiret, un numéro inscrit sur la façade du bâtiment ou sur des objets tels que les insignes, écussons et pin’s entres-autres.

Mais à quoi correspondent-ils ?

Les numéros sur les différentes casernes dans les communes correspondent au passage entre le communal et la départementalisation en Centre de Secours Principal (CSP) ou Centre de Secours (CS).

* Nous noterons dans la liste ci-dessous, le chiffrage de 1 à 4 pour les CSP, puis jusqu’au 29, un ordre alphabétique croissant.

Mais qu’est ce que la départementalisation ?

Durant plus d’un siècle, la commune a été incontestablement l’échelon adéquat pour organiser les secours en cas de sinistre. Cependant, à partir des années 1970, ce cadre s’est révélé inadapté pour plusieurs raisons dont :

  • Un trop grand nombre de communes, souvent à tailles réduites interdisant une pérennisation sur le plan humain et sur le plan financier.
  • L’évolution des risques à combattre. L’action des Sapeurs-Pompiers s’est longtemps cantonnée à la lutte contre l’incendie.
    • A partir des années 1960, elle s’étend aux secours aux victimes.
    • A partir des années 1970, elle s’étend aux risques technologiques.

L’évolution est donc indispensable. Il faut réagir et réadapter une nouvelle organisation des secours à un échelon plus pertinent. C’est donc le département, en tant que circonscription géographique, qui s’est imposé.

La Départementalisation est une réforme tendant à faire gérer les structures majeures d’incendies et de secours d’un département (les Corps de Sapeurs-Pompiers et leurs moyens), par un organisme spécialisé à statut d’établissement public ; le SDIS (Service Départemental d’Incendie et de Secours).



Les Centres d’Incendie et de Secours du Loiret

01 – Orléans
02 – Gien
03 – Montargis
04 – Pithiviers
05 – Artenay
06 – Beaugency
07 – Beaune la Rolande
08 – Bellegarde
09 – Briare
10 – Châteauneuf sur Loire
11 – Château-Renard
12 – Châtillon Coligny
13 – Châtillon sur Loire
14 – Cléry Saint André
15 – Corbeilles en Gâtinais
16 – Courtenay
17 – Ferrières en Gâtinais
18 – La Ferté Saint Aubin

19 – Jargeau
20 – Lorris
21 – Malesherbes
22 – Meung sur Loire
23 – Neuville aux Bois
24 – Nogent sur Vernisson
25 – Outarville
26 – Patay
27 – Puiseaux
28 – Sully sur Loire
29 – Vitry aux Loges
30 – Coullons
31 – Sermaises
32 – Bonny sur Loire
33 – Olivet
34 – Saint Benoît sur Loire
35 – Ouzouer sur Loire
36 – Chevilly


Le Centre de Secours de Chevilly sera la dernière caserne à être désignée CS, le 1er Mars 1983 par arrêté préfectoral.


Dans certaines casernes, le personnel et son Amicale y est encore à ce jour, fortement attaché et il est tout naturel d’apercevoir ce numéro sur plusieurs objets. Nous le retrouverons sur les pin’s, les insignes (pucelles) et les écussons, mais également, le traditionnel et annuel calendrier.

Fumer comme un Sapeur !

Vers 1896, c’est de cette époque, que date l’expression :

FUMER COMME UN SAPEUR

Alors que l’on dira par la suite, « FUMER COMME UN POMPIER« , comparant à tort nos Sapeurs à des fumeurs de tabac, invétérés.



Lorsqu’ils vont combattre l’incendie, nos porte-lances ont leur vareuse de drap trempé par les projections d’eau au cours de leurs interventions, et avec la chaleur rayonnante dégagée par les flammes, lorsqu’ils ressortent d’un bâtiment en feu, surgissant de la fumée et de la vapeur d’eau, on croit voir apparaitre, un Sapeurs « brulant » à son tour ; la vareuse roussie fume encore, quand ce n’est pas la barbe, les favoris ou les cheveux qui ont pris un coup de chaud !



Le populaire créera donc cette expression « FUMANT COMME UN SAPEUR« , qui deviendra par la suite, « FUMER COMME UN SAPEUR« , lorsqu’un fumeur de tabac indispose son entourage, la suggestion de l’image se faisant avec un pompier émergeant d’un nuage de fumée.


Michel Jahier
Rappels historiques sur la ville d’Orléans,
ses incendies et les prémices de l’organisation des secours.

L’E.L.I.R.


L’E.L.I.R.
L’Embarcation Légère d’Intervention Rapide



Une nouvelle embarcation d’intervention mise à la disposition des plongeurs au Centre de Secours Principal d’Orléans.

  • Insubmersible et Autovideur.
  • Son « hydrojet » la propulse en utilisant la poussée produite par l’éjection d’une colonne d’eau.
  • L’eau est aspirée par une prise dynamique placée sous la coque, acquiert sa vitesse par le moyen de la turbine et est expulsée à travers une tuyère placée à l’arrière.
  • Son faible tirant d’eau (de 180mm environ) permet d’intervenir pratiquement sur toute étendue d’eau.

LE SAPEUR-POMPIER DU LOIRET

REVUE TRIMESTRIELLE TECHNIQUE ET D’INFORMATION DE L’UNION départementale DES SAPEURS-POMPIERS DU LOIRET

TROISIÈME TRIMESTRE – 1979 – N°59


L’ELIR a été présentée lors du Concours Congrès qui s’est déroulé le 17 juin 1979, à Boiscommun.