AUX SOLDATS DU FEU



AU SOLDATS DU FEU (1998)

Braves « Soldats du Feu », vers vous, va cet hommage ;
Vous, qui intervenez, sur tous les incendies,
Lorsque, en quelqu’endroit, le feu fait des ravages,
Et menace nos bien, et, quelques fois, nos vies.

Vous actions sont multiples, et, toujours impérieuses,
Contre tous les dangers d’éléments déchaînés ;
On vous sait, sur ces fronts, en « missions périlleuses »,
Dans des combats intenses, où vous êtes engagés.

Alors, en ces moments, vos familles sont inquiètes,
Quand l’ordre vous est donné, pour une intervention,
Car nul ne peut prédire, en ce drame, où vous êtes,
Si la victoire est sûre, tant forte, est la tension.

Il faut bien du courage, de l’élan, et du coeur,
Pour affronter ces tâches, ingrates, mais essentielles,
Que vous accomplissez, avec foi, et ardeur,
Et dans des conditions, le plus souvent, cruelles.

Vous êtes, « Soldats du Feu », aimés de la Nation,
Qui reconnait, en vous, de « Braves Combattants »,
Votre entier dévouement force l’admiration,
Vous pouvez être fiers ! Nous le sommes, tout autant.


Lucien Appert

[Poésie de 1815]



– Poésie de 1815 –

Si jalouse de la France
jamais quelque Nation,
vient lui ravir sa puissance,
Patapan, Ratapon,
faisons ronfler les canons,

mais si la fureur guerrière,
respecte notre Bannière,
ne tirons pas le canon,
que le bruit des bouchons,
soit notre seul bruit de guerre,
et vidons les flacons,
à la santé des Bourbons.


Sapeur GARNIER
Perruquier de la Compagnie – Orléans

SAPEURS POMPIERS



SAPEURS POMPIERS (1990)

Nous, qui avons choisi, être SAPEURS POMPIERS
Sommes considérés, par tous et partout
Ici, ailleurs et dans le monde entier
Comme une équipe d’hommes « pouvant tout ».
Aujourd’hui, un établissement brûle
Demain verra, une ferme incendiée
On entend les sirènes qui hurlent
Pour en avertir, les SAPEURS POMPIERS.
Qu’il s’agisse d’un noyé ou d’un asphyxié
Que la cause en soit le gaz ou l’eau
Vite, prévenons les SAPEURS POMPIERS
Cela « aussi », est encore leur boulot.
Souvent, maintenant, on voit sur les routes
L’ambulance rouge des SAPEURS POMPIERS
C’est encore « eux » qui, sans aucun doute
Modestement, participent aux Secours Routiers.
Dans toutes les saisons et à tous les moments
Ces hommes pour qui « servir » est un métier
A prêter leurs concours sont diligents
Car avant tout ils sont SAPEURS POMPIERS.

R. C.

NOUS LES SAUVETEURS



NOUS LES SAUVETEURS (1993)

Désaxés
Blessés
Pour eux nous venons
Sautant dans nos véhicules rouges
Pour que continue à circuler le sang rouge
Dans les veines de cet homme
Cette femme
Pour eux nous venons
Bravant le feu
Pour que brillent les yeux
De cette personne accablée
Que la vie veut quitter
Que nous allons sauver
Pour eux nous venons

Nous vivons au rythme incessant
Des suicides, des accidents
Pour beaucoup de gens, nous intervenons

Sébastien DELAVOUX, 16 ans
Jeune Sapeur-Pompier de la Section JSP de Beaugency

AUBADE AUX POMPIERS



AUBADE AUX POMPIERS (1977)

Les Pompiers, soldats pacifiques,
Dont le seul ennemi est le feu,
Deviennent parfois héroïques,
C’est leur courage qui le veut,
Les Pompiers s’en vont en ballade,
Et, c’est « LORRIS » dans le Loiret,
Qui comblera leur promenade
Par son accueil et ses attraits.

Faire un « Pompier » n’est pas facile,
Il faut savoir marcher au pas,
Grimper à l’échelle mobile,
Tenant la lance par le bras,
Naturellement « En Grande Pompe »
On recevra tous les Pompiers
Il n’y aura pas de fausse honte
A se rafraîchir le gosier.

Les Dames et les Majorettes
Auront des flammes plein les yeux,
Mais attention aux galipettes !
Les Pompiers sont des gens sérieux !
Honneur aux pompiers valeureux
Dont LORRIS à le privilège
D’accompagner leur long cortège
Par un « Au Revoir » chaleureux.

Indre et Loire et ses fanfares,
De LORRIS et d’autres lieux,
Se rencontreront, chose rare,
Dans un concert mélodieux.
Et « Lorriçois qui mal y pense »
Si le vin dans les casques d’or
Devient fontaine de jouvance,
Tant pis pour nous si l’on s’endort.

C.J. Lostau-Bernadotte et le peintre Joël Savrot

LA BOTTE



LA BOTTE (1990)

De ce jour, au Moyen-Age
Au travers de tous ces âges
Que n’a t’on dit, et raconté
D’histoire, sur nos pieds
Il faut que je vous conte
L’histoire de nos pompes
Non ! Pas la pompe à bras
Ni celle à … ? non pas celle là
Les pompes, du régiment
Ah ! Oui, tiens parlons-en !

Merci, mon Adjudant-adjoint
Souvenirs, du bon temps
Des coups de pompes au derrière
D’après ce qu’on dit.
Il s’en perd
Sans compter celui-ci
Le coup de pompe de midi
J’en oublie, certainement
Parlons, sérieusement
La pompe c’est ce qui me botte
Et ! Oui notre sainte botte
Non ! Pas la fameuse de NEVERS
Ni celle du bon roi DAGOBERT
Les enfants se souviennent
De ces histoires anciennes
Du fameux Chat Botté
Belle cape, et bien ganté

De cet Ogre, ce monsieur
Aux bottes de sept lieux
Sans oublier le Père NOËL
Qui porte toujours les mêmes
Du passionnant feuilleton
Bottes de cuir, Chapeau melon
Des mousquetaires de la Reine
A notre GARDE REPUBLICAINE
Des illustres Hussards
A cet Empereur, et ces Grognards
Ils les ont tous portées
Avec honneur et fierté
Notre vieille FRANCE a son histoire
Mais récente dans nos mémoires
Car hélas ! Il y eut aussi
L’on entend encore le bruit
De ces bottes qui claquaient les pas
C’est alors, pour elles, que sonnait le glas

Les anciens se rappellent
Oubliez tous votre haine
Nos bottes sonnent la gloire
Pas celle du désespoir
Regardez, pied gauche, pied droit
On ne se quitte pas d’un pas
Le contraire : ça s’entend
De tous nos représentants
Mais non ! Je ne vous ai pas oubliés
Motards et égoutiers
Officiers et cavaliers
Je sais, vous les chaussées
Vous, Mesdames, en votre honneur
De votre dévoué serviteur
Vous attendez je suppose
Que je vous la propose
Arrêtez, elles sont pleines
Bien remplies, sont les miennes
Quoi ? Quelqu’un m’interpelle
Oh ! Ciel des jumelles
Une belle paire, en passant
Je parle de bottes, évidemment
Eh ! Oui, je suis bien là
On ne parle pas de moi ?
Timide je suis, mais très fière
D’être toujours la première
Travaillant sans relâche
A de nombreuses tâches
Je suis seule dans le noir
Parée et toujours prête au départ
Ça sonne, vite il me faut partir
Pour sauver ou périr
Courage et dévouement
Font partie du serment
Je décale, éclatantes
Je reviens dégoûtantes

Chef ! Mission accomplie
Intervention réussie,
Fourbues, trempées et crottées
Il me faudra rebriller
Dur, est le métier
Heureusement, de l’exercer
Ça ne fait rien
Je me sens bien
Pour vous tous, un aveu
Serment d’amoureux
C’est promis, c’est décidé
On ne peut plus se quitter
Je resterai fidèle à vos pieds
Messieurs, mes SAPEURS-POMPIERS
Si cette histoire vous a botté
Il vous plaira de la raconter
Car elles ont bien mérité
En ce monde d’être respectées.

Caporal J-C VOLLEREAU
CS 21 – Malesherbes

POESIE BALGENTIENNE



POESIE BALGENTIENNE (Beaugency)

Nous les Pompiers, nous les Sapeurs
Sans reproche et sans peur
Nous craignons moins l’eau et le feu
Que tous ces privilégiés qui à chaque manœuvres nous dévorent les yeux.

« NOUS SOMMES GRANDS NOUS SOMMES BEAUX INTELLIGENTS ET COSTAUDS ».

Certes c’est indéniable, nous avons il est vrai, une belle tournure
Du chic, de la classe, résumons et disons beaucoup d’allure …
Et soyez tous certains, chers administrés, que chaque année
Quand en villégiature nous partons
C’est pas croyable !!! Les habitants de régions visitées
Sont ébahis de voir défiler un tel peloton.
Et quelle joie pour nous tous de se retrouver
Les uns les autres, ensemble, afin de se dérober
Ces petits voyages sont une partie de plaisir.
Qu’il est bon de repenser et meilleurs, se souvenir.
En particulier je me rappelle
Donc deux joyeux lurons, leurs noms, Toto et Cecel
Qu’un soir d’étape à Quiberon
Ne voulant pas clouer l’œil dans leurs biberons.
Quant à mon ami Jojo
Un certain soir à Chateaubriand
Il n’a jamais voulu faire Dodo, ce sacré Coco.
Pour tout vous dire, c’était le dernier-né de notre compagnie et il perçait ses grosses dents
Par ailleurs, je revois devant moi, comme si c’était hier, ce cher vieux Camille
Moulé dans un maillot 3 pièces lui découvrant ses fines chevilles
Exhibant fièrement sur la croisette devant une foule de brunettes
Ses mollets velus galbés comme des allumettes.
J’ignore jusqu’à ce jour son pédigrée et sa race
Mais reconnais son audace.
Avouez que nous autres Balgentiens
Nous n’engendrons pas la mélancolie
Alors avec nous, venez au voyage, c’est drôlement bien
Et soyez assurés que ces 4 jours de Mai compteront dans votre vie.

LES CADETS DE NOS ESPOIRS



LES CADETS DE NOS ESPOIRS (1991)

Qui sont ces inconnus
Ces jeunes méconnus
Mais qui sont-ils
Ces garçons, ces filles
Que je vois défiler
En ordre, aux pas cadencés
Ce jour, dans ma rue
Tout de bleu vêtus
Vous me semblez fiers
N’auriez vous pas l’air
J’y pense, en vous regardant
A des soldats, combattants
Vous êtes là pour apprendre
A savoir vous défendre
Et, bien sur, attaquer
Un ennemi, bien juré
Tous, jeunes, mes yeux
Je vous sens bien heureux
Vous me dites, qu’à l’avenir
Vous voulez devenir
Comme vos aînés
Des Sapeurs-Pompiers
En regardant de plus prêt
Examinant vos traits
Y a de quoi s’y tromper
Je vous vois manœuvrer
Auprès de ces FPT
Je vous regarde brancarder
Dans ces VSAB
Établir, développer
Secourir, désincarcérer
Ce matériel de géant
Nullement impressionnant
Toujours rapides, vifs
Dans ces parcours sportifs
Avec rage et espoir
On le tire, ce dévidoir
Les sacs, à soulever
La corde, à lancer
Allez, il faut y croire
Au bout, c’est la victoire
Avec un peu de chance
Diplômes et récompenses
C’est pas toujours la noce
Avec ces foutus cross
Le plat, les côtes, les trous
La pluie, la neige, la boue
Brouillard, vent, soleil
Jamais, jamais, c’est pareil
Vous n’hésitez pas un instant
A suivre les entraînements
Aux techniques et pratiques
Vous donnez la réplique
Bravo, filles et gars
Ne baissez pas les bras
Apprentis du futur
De ce métier, très dur
Vous êtes jeunes, vigoureux
Pour ce métier merveilleux
Vous aurez le plaisir
De vous savoir, servir
Dans cette noble famille
Où tout étincelle et brille
Je vous souhaite, à l’avenir
Que vous puissiez devenir
Vous tous, Cadets présents
Au futur, nos remplaçants
Les anciens, le souhaitent
Les nouveaux, le permettent
Dans chaque département
Vous êtes nos représentants
Ceci n’a qu’un nom
Cela s’appelle, l’Union.


Caporal VOLLEREAU J.C.
CS21 – MALESHERBES

MAMAN, DIS MOI



MAMAN, DIS MOI (1990)

Dis, maman, dis moi
Pourquoi, explique moi
Maintenant, je suis grand
Je vais avoir 4 ans
Je veux tout savoir
Sur tous ces départs
Dis, maman chérie
Dis le moi, ho oui !
Et bien mon petit
Ton papa, est parti
Rejoindre des amis
Qui sont, comme lui
Des hommes, courageux
Pour éteindre des feux
Ou secourir des blessés
Sur les routes, accidentés
Leurs camions, rouges et brillants
Qui font Pin-Pon, en roulant
Ton papa, est dedans
C’est lui, au volant
Ah ! Oui, il a un cuir noir
Des bottes, un casque bizarre
Alors, papa est pompier
Oh ! Quel beau métier
Quand il rentrera
Je lui dirais, à mon papa
Je suis fier, très fier de toi
Et plus tard, comme toi
Quand je serai un grand
Quand j’aurai mes 16 ans
Je serai, comme toi, papa
Un pompier, un pompier sympa


Caporal VOLLEREAU J.C.
CS21 – MALESHERBES

BSPP



BSPP (Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris)

Dans le monde entier
Vous, Sapeurs-Pompiers
Brigade de Paris
Votre nom est chéri
Cyclone, tremblement de terre
Volcans, séismes d’enfer
Mexico, Arménie
Guadeloupe, Paris
Rien de plus terrifiant
Souvenirs déchirants
Accidents ferroviaires
Explosions meurtrières
Sang, hurlements
Cris, attendrissements
Prières, lamentations
Agonies, désolations
Des bras se tendent
A vos cous, ils se pendent
De douleurs, d’espoir
Je veux bien les croire
Vous êtes des sauveteurs
Mais aussi des sauveurs
Étincelles à nos yeux.

Des êtres merveilleux
C’est la règle générale
Votre rôle est principal
Étrange est ce masque
Sous ce nouveau casque
Aux scintillantes couleurs
Qui cache vos douleurs
Vos secrets se mirent
A savoir, vos sourires
Des larmes, des pleurs
Mais ils réchauffent les cœurs
Coluche, l’enfoiré
Vous aurait comparés
Brigade sans peur
A son resto du cœur
On ne peut vous oublier
Vous, les Sapeurs-Pompiers
Comme lui, à son honneur
Réconfort, chaleur, bonheur
Sont les mêmes marques
Que sa merveilleuse charte
A chacun de donner

A sa façon d’aimer
Illustre est votre histoires
J’en crois à ma mémoire
Peut-être les seuls
Dans ce monde de deuil
A vous souvenir de vos Anciens
Que vous appelez, tous les matins
Face au marbre, à l’appel
Sapeurs, gradés, c’est pour eux
Que j’entends morts aux feux
C’est la plus simple des images
Que l’on réserve aux sages
Et c’est à vous, exclusivement
Que j’adresse modestement
Ce poème, cet hommage
En tournant cette page
Je ne peux vous quitter
Messieurs de la B.S.P.P.
Que de toujours souhaiter
Éternellement, respect et amitiés.

Caporal J-C VOLLEREAU
CS 21 – Malesherbes