Waldebertum, le nom d’une femme d’origine germanique ; Waldeberta, aboutit à Gaubert.
Gaubertin se situe dans le quadrant Nord-Est du département du Loiret, limitrophe avec la Seine et Marne, dans l’arrondissement de Pithiviers. C’est une commune d’une superficie de 7,29 km² et se situe à vol d’oiseau de :
5,9 km – Beaune la Rolande
13,7 km – Pithiviers
45,4 km – Orléans
Les limites de la commune avoisinent :
Auxy
Barville en Gâtinais
Beaumont en Gâtinais (77)
Boësses
Egry
Givraines
08 JANVIER 1865 : Le Conseil Municipal de la commune de Gaubertin vote la création d’une Compagnie de Sapeurs-Pompiers et approuve les dépenses pour les équipements de 38 hommes et l’achat d’une pompe à incendie.
Les achats sont ensuite effectués auprès de la Maison Rohee Andoche ; fabrique de pompes et de matériels de secours contre l’incendie situés à Paris au 72 Rue de Bondy, pour un montant total de 2 600 Francs.
La pompe à bras – 1865
02 JUILLET 1865 : Le Conseil Municipal de la commune présente un règlement pour la Compagnie de Sapeurs-Pompiers qui reçoit par ailleurs, une écharpe brodée au nom de la ville de Gaubertin.
20 JUILLET 1865 : La Maison Rohee Andoche avise le Maire de Gaubertin de l’expédition, en petite vitesse, de la pompe à incendie « … toute armée pour partir au feu …« . Le manuel d’utilisation de la pompe à incendie est remis à M. de Marcille, commandant la Compagnie de Sapeurs-Pompiers.
La pompe à bras, dite « système N°2 » est livrée à a commune de Gaubertin avec ces accessoires :
1 chariot
2 leviers
1 lance
1 manchon
1 corde de 20m de long, dite de sauvetage
1 hache à pic, adaptée à la pompe
25 seaux en toile et sac
2 tuyaux
2 jets
1 clé pour démonter
ANNÉE 1866 : La Compagnie des Sapeurs-Pompiers de Gaubertin est composée d’un effectif de 35 hommes, la commune procède durant l’année à un état complet des équipements individuels des Sapeurs-Pompiers.
N°
Nom
Prénom
Désignation
Matricule
1
Fauvin
Prosper
Un bonnet à poil, un casque, une hache, un tablier, une paire de gants, une paire d’épaulettes, un ceinturon, un baudrier, deux sabres.
–
2
Péron
Isidore
Un bonnet à poil, un casque, une hache, un tablier, une paire de gants, une paire d’épaulettes, un ceinturon, un baudrier, un sabre.
–
3
Poisson
Adolphe
Un bonnet à poil, un casque, une hache, un tablier, une paire de gants, une paire d’épaulettes, un ceinturon, un baudrier, un sabre.
–
4
Hubert
Auguste
Un casque, une paire d’épaulettes, un sabre d’officier, un baudrier.
–
5
Boucheron
Jules
Un clairon, Un casque, une paire d’épaulettes, un ceinturon, un poignard.
–
6
Jouanneau
Germain
Un clairon, Un casque, une paire d’épaulettes, un ceinturon, un poignard.
–
7
Jacque
Jules
Un clairon, Un casque, une paire d’épaulettes, un ceinturon, un poignard.
–
8
Jacque
Lyé
Un clairon, Un casque, une paire d’épaulettes, un ceinturon, un poignard.
–
9
Péron
Valentin
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un poignard, un porte-baïonnette, une giberne, un fusil.
7024
10
Poisson
Jean-Baptiste
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
19
11
Quetier
Désiré
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
31
12
Delorme
Sripolite
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
824
13
Péron
Charles
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
456
14
Pommier
Stanislas
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
1837
15
Empereur
Constantin
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
1777
16
Fauvin
Lyé
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
286
17
Péron
Luche
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
5
18
Pommier
Florentin
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
122
19
Jacque
Clément
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
435
20
Péron
Jouanneau
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
203
21
Pommier
Soyré
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
6079
22
Villain
Florentin
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
2872
23
Minet
Désiré
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
2333
24
Empereur
Jacques
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
65
25
Péron
Désiré
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
57
26
Grobois
Jacques
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
m.o
27
Levau
Conctant
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
3969
28
Frontis
Adolphe
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
–
29
Goudou
Florentin
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
9881
30
Goudou
Marceron
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
743
31
Fauvin
Adolphe
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
683
32
Auvray
Pierre
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
2597
33
Quetier
Adrien
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
5837
34
Goudou
Désiré
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
126
35
Villain
Cyril
Un casque, une paire d’épaulettes Sergent, un ceinturon garni, un fusil.
7576
09 JUILLET 1867 : Vers midi, un incendie éclate dans une grange dépendant de la ferme occupée par Monsieur Gilbon, cultivateur au hameau d’Invilliers, commune de Givraines et appartenant à Monsieur de Jeux. Trois espaces de grange et 3,500 bottes de sainfoin, ainsi que divers objets mobiliers ont été la proie des flammes. Les Sapeurs-Pompiers de Givraines, Boynes, Barville, Gaubertin, Boësses et Eschilleuses se sont rendus sur le lieu du sinistre, et, par d’énergiques efforts, ont promptement arrêté le progrès du feu. La perte est évaluée approximativement à 4,500 Francs. Les bâtiments et récoltes étaient assurés.
01 AVRIL 1877 : Un nouveau règlement de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers de Gaubertin est adopté, il reprend dans les grandes lignes, la version de 1865. Il sera à nouveau validé en 1889.
11 MARS 1877 : La Préfecture du Loiret autorise la réorganisation de la Subdivision des Sapeurs-Pompiers de Gaubertin dans une note.
Casque des Sapeurs-Pompiers de Gaubertin ; modèle 1885
23 JUIN 1885 : Durant la nuit, plusieurs corps de bâtiments couverts en chaume sont détruits par un incendie. Ils appartiennent aux Sieurs Auvray, Lemoine et à la veuve, Mme Pépin. La cause demeure inconnue. Si l’ombre d’un désastre n’est pas à déplorer, c’est certainement grâce au courage et au zèle déployés par les Sapeurs-Pompiers des communes d’Auxy et de Gaubertin. Les pertes évaluées sont couvertes en partie par des assurances, elles s’élèvent à 7 000 Frs environ.
12 OCTOBRE 1887 : Vers 22 heures, un incendie se déclare à Boynes dans les bâtiments du Sieur Picard-Renard, dont l’étable, l’écurie, les granges pleines de récoltes. En un instant, le feu prend de grandes proportions, gagnant les demeures des Sieurs Goldmann et Girard qui seront entièrement détruites. Dans le malheur, le mobilier sera sauvé. Une partie du centre du bourg et l’hôtel de Monsieur Lemoine courent le plus grand danger, mais grâce aux concours des habitants de Boynes, des communes environnantes et les braves Sapeurs-Pompiers de Barville et de Gaubertin, le feu fut maîtrisé. Vers deux heures, il ne restait qu’à surveiller les décombres en feu. Ce sinistre est dû à l’imprudence, et la malveillance y est étrangère, les pertes sont importantes pour le Sieur Picard dont les récoltes ne sont pas assurées.
10 DÉCEMBRE 1888 : Une nouvelle note de la Préfecture du Loiret autorise à nouveau la réorganisation de la Subdivision et fixe l’effectif à 30 hommes.
ANNÉE 1907 : Création de la « Société des membres honoraire de la Subdivision des Sapeurs-Pompiers de Gaubertin », elle est composée de 46 membres à son origine.
12 FÉVRIER 1907 : Le Corps des Sapeurs-Pompiers de Gaubertin est composé d’un effectif de 37 hommes. Le contrôle nominatif mentionne le grade dans l’armée et les Corps d’armée territoriaux auxquels ils appartiennent en supplément du grade Sapeur-Pompier.
Nom & Prénom
Grade ARMEE
Grade POMPIER
Corps
Péron Alphonse
Sergent
Sous-Lieutenant
40ème Régiment Territorial
Garreau Eugène
Soldat
Sergent-Major
40ème Régiment Territorial
Leseurre Jules
Soldat
Caporal
40ème Régiment Territorial
Poulain Désiré
Soldat
Caporal
5ème Escadron du Train
Boucheron Emile
Soldat
Caporal
Régiment d’Infanterie à Orléans
Leroux Jules
Soldat
Caporal
40ème Régiment Territorial
Lye Jacques
Soldat
Caporal
–
Pommier Gaston
Trompette
Clairon
5ème Escadron du Train
Pommier Georges
Soldat
Clairon
6ème Régiment d’Infanterie
Goudou Gustave
Soldat
Sapeur
40ème Régiment Territorial
Lamotte Fréderic
Soldat
Sapeur
–
Midorge Bénoni
Sergent
Sapeur
40ème Régiment Territorial
Leterme Gustave
Soldat
Sapeur
30ème Régiment d’Artillerie
Berger Jules
Soldat
Sapeur
40ème Régiment Territorial
Péron Bénoni
Sergent
Sapeur
40ème Régiment Territorial
Jouy Maria
Soldat
Sapeur
Régiment d’Artillerie à Orléans
Frontice Alphonse
Soldat
Sapeur
Bataillon des Chasseurs à pied (Brienne)
Pommier Alphonse
Caporal
Sapeur
Régiment d’Infanterie à Orléans
Durand Emile
?
?
?
Boucheron Henri
Dragon 2ème Classe
Sapeur
Régiment de Dragons à Joigny
Chaudré Auguste
Canonnier
Sapeur
Régiment d’Artillerie à Orléans
Pommier Eusèbe
Canonnier
Sapeur
Régiment d’Artillerie à Orléans
Bourgeois Paul
Soldat
Sapeur
Régiment d’Infanterie à Orléans
Pommier Léon
Soldat
Sapeur
Régiment d’Infanterie à Orléans
Anceau Albert
Soldat
Sapeur
Régiment d’Infanterie à Orléans
Pommier Germain
Soldat
Sapeur
Régiment d’Infanterie à Orléans
Pierre Maxime
Soldat
Sapeur
Régiment d’Infanterie à Orléans
Goudou Maximilien
Soldat
Sapeur
Régiment d’Infanterie à Orléans
Anceau Albert
Soldat
Sapeur
Réformé
Anceau Alfred
2ème Classe
Sapeur
Régiment d’Infanterie à Montargis
Leseurre Henri
Trompette
Sapeur
30ème Régiment d’Artillerie à Orléans
Chagot Emile
2ème Classe
Sapeur
Régiment d’Infanterie à Orléans
Durand Henri
Canonnier
Sapeur
46ème Régiment d’Artillerie à Orléans
Pommier Gabriel
Soldat
Sapeur
Régiment d’Infanterie à Orléans
Barnault Lucien
Clairon
Sapeur
Régiment d’Infanterie à Orléans
Auvray Joseph
2ème Classe
Sapeur
Régiment d’Infanterie à Orléans
Péron Gilbert
Canonnier
Sapeur
30ème Régiment d’Artillerie Campagne
22 JUILLET 1912 : Un nouvel arrêté réglant le service des Sapeurs-Pompiers de la commune est publié, il est validé par le Sous-Préfet de Pithiviers en date du 24 juillet.
L’effectif des Sapeurs-Pompiers de Gaubertin – 1935
ANNÉE 1951 : La commune de Gaubertin procède à l’achat d’une Motopompe Laffly datant de 1948 avec sa remorque et ses accessoires.
ANNÉE 1955 : Le Corps des Sapeurs-Pompiers de Gaubertin est composé de 13 hommes qui s’engagent tous pour cinq ans.
Nom
Prénom
Grade
Badinier
Alfred
Sous-Lieutenant (Chef de Corps)
Dupré
Pierre
Sergent
Quétier
Georges
Sergent
Lamargot
René
Caporal
Péron
Gérard
Caporal
Bourgeois
Eugène
Sapeur
Poulain
Gilbert
Sapeur
Lours
Norbert
Sapeur
Lamargot
André
Sapeur
Paupardin
André
Sapeur
Goudou
Maurice
Sapeur
Quétier
Bernard
Sapeur
Prêteur
Georges
Sapeur
Effectif des Sapeurs-Pompiers de Gaubertin (1955)
ANNÉE 1960 : Le Corps des Sapeurs-Pompiers de Gaubertin est composé de neuf hommes qui s’engagent à nouveau pour cinq ans.
Nom
Prénom
Grade
Badinier
Alfred
Sous-Lieutenant (Chef de Corps)
Quétier
Georges
Sergent
Péron
Gérard
Caporal
Poulain
Gilbert
Sapeur
Lours
Norbert
Sapeur
Paupardin
André
Sapeur
Goudou
Maurice
Sapeur
Quétier
Bernard
Sapeur
Prêteur
Georges
Sapeur
Effectif des Sapeurs-Pompiers de Gaubertin (1960)
ANNÉE 1972 : Le Corps des Sapeurs-Pompiers de Gaubertin est composé de neuf hommes.
Nom
Prénom
Grade
Badinier
Alfred
Sous-Lieutenant (Chef de Corps)
Quétier
Georges
Sergent
Péron
Gérard
Sergent
Lours
Norbert
Caporal
Poulain
Gilbert
Caporal
Quétier
Bernard
Sapeur
Paupardin
André
Sapeur
Goudou
Maurice
Sapeur
Prêteur
Georges
Sapeur
Effectif des Sapeurs-Pompiers de Gaubertin (1972)
ANNÉE 1978 : Le Corps des Sapeurs-Pompiers de Gaubertin est composé de six hommes.
Nom
Prénom
Grade
Badinier
Alfred
Sous-Lieutenant (Chef de Corps)
Quétier
Georges
Sergent
Péron
Gérard
Sergent
Poulain
Gilbert
Caporal
Goudou
Maurice
Sapeur
Prêteur
Georges
Sapeur
Effectif des Sapeurs-Pompiers de Gaubertin (1978)
ANNÉE 1979 : La dernière intervention réalisée par les Sapeurs-Pompiers avant la dissolution du Corps s’est déroulée chez Georges Pommier, Rue des Maisons rouges à l’occasion d’un feu de cheminée.
05 AVRIL 1979 : Dissolution par le Préfet de la Région Centre, Préfet du Loiret, du Corps des Sapeurs-Pompiers de Gaubertin.
FERMETURE DÉFINITIVE DE LA CASERNE 05 AVRIL 1979
HISTOIRE ET PATRIMOINE DES SAPEURS-POMPIERS DE GAUBERTIN
Association de Mémoire des Sapeurs-Pompiers
Archives départementales du Loiret
A. Risch
Histoire des Sapeurs-Pompiers du Canton de Beaune la Rolande
HISTOIRE ET PATRIMOINE DES SAPEURS-POMPIERS DU LOIRET
Histoire & Patrimoine des Sapeurs-Pompiers du Loiret
Curieuse ou curieux de connaitre l’histoire d’une nouvelle commune du Loiret et leurs Sapeurs-Pompiers ? Voici l’occasion de continuer en cliquant sur une fiche aléatoire ci-dessous ou retour au sommaire pour une recherche précise.
Référence(s) 396 O-SUPPL 5 M/1 Description Abri pour la pompe à incendie, réparations (2 p.). Date 1865-1865 Origine COMMUNE DE GAUBERTIN À noter : document conservé en mairie.
Ingré se situe dans le quadrant Nord-Ouest du département du Loiret, dans l’arrondissement d’Orléans. C’est une commune d’une superficie de 20,82 km² et se situe à vol d’oiseau de :
8,0 km – Orléans
Les limites de la commune avoisinent :
Bucy Saint Liphard
Chaingy
La Chapelle Saint Mesmin
Ormes
Saint Jean de la Ruelle
Saran
ANNÉE 1848 : Le Corps des Sapeurs-Pompiers d’Ingré est organisé.
ANNÉE 1849 : L’assemblée municipale s’est dotée d’une grande pompe incendie neuve pour 1 150Frs., payable en trois fois à M. Hochard, fabriquant à Orléans. La pompe est confectionnée, moulée sur un chariot trois raccords, la caisse en cuivre, corps de pompe fondu, tourné, rodé et calibré d’un diamètre de 115mm. Elle peut se démonter pièces par pièces sans occasionner aucune soudure. Elle est accompagnée d’accessoires, comprenant 20m de tuyaux en cuir et 20 seaux en osier garnis de zinc.
On nous écrit d’Ingré que le 18 et le 26 janvier le feu a pris dans un petit hameau de cette commune appelé le Champ-Maigre. C’est à la même heure, à sept heures, du soir que ces deux incendies se sont successivement déclarés.
Journal du Loiret, 1 février 1851
18 JANVIER 1851 : Un feu a pris dans des loges en paille et s’est communiqué à une meule de blé. Tout a été consumé, malgré les secours donnés par les Sapeurs-Pompiers d’Ingré, de La Chapelle et de Chaingy qui se sont accourus sur le lieu du sinistre, les magistrats de chaque commune en tête. Les élèves du petit séminaire sont aussi venus donner des secours.
26 JANVIER 1851 : Un second incendie pris dans la même propriété, dans une meule de paille et de fourrages. Les Sapeurs-Pompiers sont encore accourus, et ont pu préserver l’écurie et les bâtiments, et sauver les bestiaux.
L’assemblée d’Ingré qui a eu lieu hier au bourg de cette commune a été très-animée, grâce au beau temps qui la favorisait. Les marchants étalagistes étaient peu nombreux, mais toute la population s’était rendue à la fête. Une petite baraque entourée d’une double toile, sans doute pour cacher davantage le secret, et sur laquelle était écrit en gros caractères : « Miroir magique. Ici on voit les personnes qu’on désire, civiles ou militaires. Les messieurs et demoiselles voient ceux qu’ils aiment, » a obtenu un grand succès auprès des promeneurs et des curieux. Une messe en musique, avait été organisée par les soins de M. le curé Bauchet, chanoine honoraire. Les musiciens de la compagnie de pompiers ont exécuté la messe d’une façon très-satisfaisante. La ville d’Orléans pourra d’ailleurs apprécier demain, au défilé du cortège, la musique d’Ingré.
Journal du Loiret, 7 mai 1860
ANNÉE 1872 : La compagnie a obtenue concession de place de Vincennes, 60 fusils de grenadiers, modèles 1854.
ANNÉE 1878 : Réorganisation de la compagnie des Sapeurs-Pompiers d’Ingré, dans les conditions du décret du 29 décembre 1875.
Casques des Sapeurs-Pompiers d’Ingré, modèles 1885
07 SEPTEMBRE 1887 : Vers 21h30, un incendie s’est déclaré au Val-d’Orléans, commune d’Ingré chez le Sieur Lejeune-Emery. La toiture s’est embrasée en un instant. Avec les efforts des Sapeurs-Pompiers d’Ingré et leur pompe, en complément des personnes venues porter secours, le mobilier ainsi qu’une partie du plancher et un petit bâtiment ont été préservés. Ils sont rejoint par les Sapeurs-Pompiers de Saint Jean de la Ruelle sur les lieux du sinistre, tout le monde a fait son devoir dans cette triste circonstance.
ANNÉE 1890 : Le corps est composé de 80 pompiers, commandés par le Capitaine Martin Maréchal, le Lieutenant Miard-Meulin et le Sous-Lieutenant Dumuis-Foucault.
ANNÉE 1891 : Le fusils sont échangés contre 55 fusils, modèles 1866 avec sabres et baïonnettes.
05 JANVIER 1891 : Durant la nuit, vers trois heures, un feu s’est déclaré au hameau de Cellier ; commune d’Ingré, dans la maison habitée par Monsieur Bergerard-Lamoureux. Au premier signal, les habitants du hameau accourent, suivis rapidement par les Sapeurs-Pompiers d’Ingré, avec à leur tête, les Officiers de la Compagnie. Une chaine est mise en œuvre avec une longueur de 250 mètres. Ils sont rejoints par les Sapeurs-Pompiers de Chaingy et de la Chapelle Saint Mesmin pour prêter mains fortes. Le mobilier et une partie des récoltes ont pu être sauvées et la grange, attenant à la maison d’habitation, a pu être, elle aussi, préserver. A huit heures au petit matin, tout était terminé. Les pertes occasionnées par l’incendie sont pratiquement toutes prises en charge par une assurance.
30 JUIN 1902 : Par arrêté du Ministre de l’Intérieur, des médailles et diplômes d’honneur sont accordés aux Sapeurs-Pompiers du Loiret :
Sergent Champenois
30 JUIN 1903 : Par arrêté, des médailles d’honneur sont accordées aux Sapeurs-Pompiers du Loiret qui ont plus de 30 ans de services :
Sous-Lieutenant Edmond-Isidore Dumuis
Caporal Alphonse-Désiré Perdoux
01 SEPTEMBRE 1904 : Durant la nuit, un violent incendie éclate au hameau du Coin Rond ; commune d’Ingré dans une maison appartenant à Monsieur Trompette ; entrepreneur à Ingré, et habitée par un journalier ; Monsieur Désiré Gouache. La chute de tuiles tombant du toit du grenier réveilla Madame Gouache en sursaut, le vent soufflant avec violence et des grondements de tonnerre se faisaient entendre. Elle réveilla son mari qui vit une lueur immense, le feu venait d’éclater dans sa maison, qui donna l’alarme en gardant son sang-froid. Les secours s’organisent, les Sapeurs-Pompiers d’Ingré, Saint Jean de la Ruelle, La Chapelle Saint Mesmin et Chaingy accourent. Une chaine d’un kilomètre est organisé, malheureusement les quelques puits des environs ne peuvent alimenter l’ensemble des pompes. Le choix est pris pour faire la part du feu pour préserver les maisons voisines. Monsieur Miard, Capitaine des Sapeurs-Pompiers d’Ingré, assisté des autorités locales, dirige l’intervention. De minuit à quatre heures du matin, la maison s’est entièrement consumée. Le malheureux journalier n’est assuré que pour 500 Francs, alors que la perte totale s’élève pour 1 300 Francs environ ; à savoir, 500 bottes de paille, 800 bottes de luzerne, une commode, deux bois de lit, une paillasse, des effets, des chaussures sont consumés.
Revue des Sapeurs-Pompiers d’Ingré – 1908
PREMIÈRE GUERRE MONDIALE : Morts pour la France, huit Sapeurs-Pompiers d’Ingré sont enterrés dans plusieurs communes de France.
NOM
DATE DE NAISSANCE
DATE DE DÉCÈS
LIEU DE DÉCÈS
LIEU DE SÉPULTURE
CAUSE DU DÉCÈS
Edmond Fernand Dabier « dit » Albert
1874
05 Avril 1915
Flirey (54)
Nécropole Nationale de Flirey (54), tombe N°1151
Tué par l’ennemi
Henri Marcel Delamour
1893
01 Octobre 1916
Cerisy Gailly (80)
Nécropole Nationale « Cerisy » de Cerisy Gailly (80), tombe N°473
Blessures
Lasdislas Onésiphar Gigou
1894
01 Mai 1915
Ypres (Belgique)
Non INCONNU
Blessures
Germain Désiré Goueffon
1877
06 Avril 1915
Flirey (54)
Nécropole Nationale de Flirey (54), tombe N°1159
Tué par l’ennemi
Louis Fernand Guerin
1886
08 Juin 1915
Montauville (54)
Nécropole Nationale « Le Pétant » de Montauville (54), carré 14/18 A, tombe N°1308
Tué par l’ennemi
Albert Clovis Hamelin
1872
27 Mars 1917
Saint Nicolas de Port (54)
Non INCONNU
Blessures
Charles Victor Albert Jeulin
1893
25 Juin 1916
Vauquois (55)
Nécropole Nationale de Vauquois (55), tombe N°1866
Tué par l’ennemi
Arthémis Vincent Désiré Maréchal
1884
12 Mai 1915
Aubigny en Artois (62)
Non INCONNU
Blessures
24 NOVEMBRE 1922 : Les derniers fusils sont rendus à l’Officier d’artillerie commandant le parc d’Orléans.
ANNÉE 1926 : Le commandement du corps est dirigé par Étienne Creuset.
ANNÉE 1937 : Une médaille d’honneur est remise aux Sapeurs-Pompiers qui ont constamment fait preuve de dévouement.
Caporal Barruet Maurice ; médaille de vermeil
Sapeur Gaubert ; médaille d’argent
ANNÉE 1957 : Le corps est dirigé par Lucien Feuillatre jusqu’en 1963 où il devient Maire de la commune.
ANNÉE 1963 : Le commandement du corps des Sapeurs-Pompiers est sous la responsabilité de Joseph Haladyn. La caserne est dotée d’un premier véhicule, un Citroën HY équipé en premier secours. Le véhicule permettra aussi de tracter la motopompe acquise quelques années avant.
ANNÉE 1975 : La municipalité fait l’acquisition d’un Fourgon Pompe Tonne (FPT) d’occasion.
ANNÉE 1980 : Le corps est sous le commandement de Lucien Quetard.
ANNÉE 1981 : Le commandement change, Robert Genty dirige le corps.
ANNÉE 1982 : Robert Genty a obtenu sa mutation à Fleury les Aubrais, il cède le commandement à Robert Emery.
ANNÉE 1983 : Alain Benichon prend le commandement du corps des Sapeurs-Pompiers d’Ingré.
ANNÉE 1990 : Le Citroën HY, devenu vétuste est remplacé par un Renault Master.
Revue des Sapeurs-Pompiers d’Ingré – (date inconnue)
20 DÉCEMBRE 1990 : Le Conseil Municipal prend une délibération, approuvant l’intégration du corps communal d’Ingré au Corps Intercommunal de Sapeurs-Pompiers de l’Agglomération Orléanaise (CISPAO).
01 JANVIER 1991 : La caserne d’Ingré est dissoute, elle devient CISPAO. Le Corps est composé de 24 Sapeurs-Pompiers Volontaires.
15 JANVIER 1991 : Le corps est dissous par arrêté du Préfet du Loiret et devient officiellement CISPAO, centre d’Ingré.
09 DÉCEMBRE 1995 : Le Président du SIVOM ; Jean-Pierre Sueur remet officiellement un FPT neuf après quelques années de galère. Ce dernier est devenu obsolète et sa conduite est interdite sur la route.
ANNÉE 1996 : Patrick Benichon succède comme Chef de Centre à Alain Benichon, devenu depuis peu, Sapeur-Pompier Professionnel et muté. Les locaux devenus vétustes et mal adaptés, demandent une réflexion particulière de la part des élus ; municipaux et SIVOM.
ANNÉE 1997 : Les travaux débutent pour le nouveau centre, une construction neuve de 450m² sur deux niveaux.
10 JANVIER 1998 : La nouvelle caserne est inaugurée par M. le Préfet et le Président du SIVOM. Un équipement de 3 500 000 Francs, dont la fourniture des terrains est faite par la commune, ainsi que 500 000 Francs et 3 000 000 Francs de part du SIVOM.
Inauguration de la nouvelle caserne – 1998
CPI Ingré (date inconnue)
27 JUIN 1998 : Pour l’anniversaire des 150 ans des Sapeurs-Pompiers d’Ingré et pour marquer l’arrivée d’un nouveau centre, une porte ouverte y est organisée avec le concours des personnels des casernes voisines.
04 DÉCEMBRE 2022 : A Ingré, un ouvrier de 29 ans est victime d’une grave intoxication au monoxyde de carbone. Les lieux clos d’une maison en travaux avec le fonctionnement à l’intérieur, d’un groupe électrogène est la cause de l’accident. Le blessé est découvert en début d’après-midi par un de ses collègues. Alertés, les secours ont pris en charge la victime qui est évacué par hélicoptère vers l’hôpital de Garches (Hauts de Seine) dont le pronostic vital est engagé.
ANNÉE 2022 : Les Sapeurs-Pompiers d’Ingré ont réalisés 347 interventions.
INC (Incendie)
SAP (Secours A Personne)
AVP (Accident Voie Publique)
RT (Risque Technologique)
DIV (DIVers)
– TOTAL – 2022
39
260
19
2
27
– 347 –
GUT – Beauce Forêt Métropole (BFM)
Histoire & Patrimoine des Sapeurs-Pompiers d’Ingré
Histoire & Patrimoine des Sapeurs-Pompiers du Loiret
Curieuse ou curieux de connaitre l’histoire d’une nouvelle commune du Loiret et leurs Sapeurs-Pompiers ? Voici l’occasion de continuer en cliquant sur une fiche aléatoire ci-dessous ou retour au sommaire pour une recherche précise.
Ingré qu’on pourrait qualifier de ville à la campagne, dans la proche banlieue d’Orléans, est une commune appréciée pour son cadre de vie semi-rural mais aussi pour son dynamisme économique. Forte d’un tissu associatif très dense et d’une vie culturelle très riche, elle compte environ 8500 habitants. La tradition musicale y est très forte. L’Harmonie Municipale d’Ingré est une des plus vieilles sociétés de la commune d’Ingré. A son origine en 1858, c’était une fanfare intégrée au Corps des Sapeurs Pompiers. La plupart des musiciens étaient des vignerons. Petit à petit, des bois et des instruments de la famille des saxophones ont rejoint les cuivres et les percussions. 1877 marque l’accession à l’autonomie de la société musicale qui se détache alors du Corps des Sapeurs Pompiers et passe sous la tutelle municipale ; c’est à ce moment-là qu’elle prend le nom d’Harmonie Municipale d’Ingré.
Les Sapeurs-Pompiers de la commune de Fay aux Loges
Fay aux Loges [Failly] se situe dans le quadrant Centre/Nord-Ouest du département du Loiret, dans l’arrondissement d’Orléans. C’est une commune d’une superficie de 26,48 km² et se situe à vol d’oiseau de :
9,2 km – Châteauneuf sur Loire
17,6 km – Orléans
Les limites de la commune avoisinent :
Donnery
Saint Denis de l’Hôtel
Sully la Chapelle
Traînou
Vitry aux Loges
DATE INCONNUE DE LA CRÉATION DU CORPS
12 JUIN 1850 : Un incendie éclate à 23 heures à Fay dans un corps de bâtiments appartenant à Monsieur Martin-Saillant ; Capitaine des Sapeurs-Pompiers. A la nouvelle du sinistre, Sapeurs-Pompiers et habitants se sont empressés d’accourir sur les lieux et de donner des secours. Malgré les efforts combinés des assistants, et la proximité du canal, on n’a pu empêcher le feu de produire d’affreux ravages. Tout le monde a fait son devoir, à trois heures, on était maître du feu. Plus de 30 mètres de bâtiments ont été la proie des flammes, ils sont assurés par la Mutuelle Orléanaise. Les locataires ont tout perdu ; harnais, foin, bois et ustensiles.
13 MAI 1883 : Dans l’après-midi, le feu s’est déclaré à Fay aux Loges, dans une meule de grain appartenant à Monsieur le vicomte de Beuvron et placée, dans les champs à une centaine de mètres du château de Reuilly. La meule contient 2,200 gerbes d’avoine, a été complètement détruite, malgré les efforts des Sapeurs-Pompiers et d’un grand nombre d’habitants de la commune. La perte s’élève à 1,380 Francs et n’est pas couverte par une assurance.
L’auteur de l’incendie est un jeune enfant de quatre ans ; Delaloy Samuel-Alcide, qui, échappant à la surveillance de sa mère, s’est emparé d’allumettes chimiques avec lesquelles il a accompli son inconscient méfait.
30 JUIN 1902 : Par arrêté du Ministre de l’Intérieur, des médailles et diplômes d’honneur sont accordés aux Sapeurs-Pompiers du Loiret :
Caporal-Sapeur Delage
Sapeur Beauvié
Sapeur Deberne
24 FÉVRIER 1920 : Par décret, sont nommés aux grades dans les Corps de Sapeurs-Pompiers communaux du Loiret, le Capitaine honoraire Persillard.
24 NOVEMBRE 1928 : Par décret, une médaille et le diplôme d’honneur est remis au Sapeur Papon des Sapeurs-Pompiers de Fay aux Loges.
13 FÉVRIER 1940 : Chez M. Alfred Chevallier, un incendie est déclaré, il se situe au lieu-dit « Le Pavé » à Fay aux Loges. L’auteur du sinistre dont les dégâts sont très importants, n’est autre que le petit-fils qui avoue avoir joué avec des allumettes et en a jeté une près d’un local où y est entreposé de la paille.
Le char des pompiers au carnaval de Fay aux Loges – (date inconnue)
02 JUIN 1967 : Intervention spectaculaire nécessitant l’emploi d’un hélicoptère de la Protection Civile pour déposer une pièce menaçant de tomber, d’une cheminée d’usine. Une manœuvre réalisée par le Caporal Coinchelin du corps d’Orléans.
16 MARS 1975 : Une manœuvre de grande ampleur est exécuté dans la commune. Le thème particulier ; un avion de ligne s’écrase sur le Bourg de Fay aux Loges ce dimanche matin. Il y a de très nombreuses victimes (morts ou blessés) et de nombreux feux se sont déclarés suite au kérosène répandu. Sont prévus pour cette intervention, le CSP Orléans, ainsi que l’ensemble des CS de 1ère et 2ème appel, puis les personnels des CPI qui jouaient le rôle des victimes. L’exercice se divise en trois secteurs :
SECTEUR 1 / 30 victimes à évacuer, 10 grosses lances à établir et transformer.
SECTEUR 2 / 30 victimes à évacuer, 15 grosses lances à établir et transformer.
SECTEUR 3 / 20 victimes à évacuer, 10 grosses lances à établir.
Soit un total de 80 victimes et l’établissement de 35 lances pour plus de 300 Sapeurs-Pompiers.
Manœuvre de grande ampleur à Fay aux Loges (1975)
CPI Fay aux Loges (date inconnue)
Intervention pour feu de récolte à Fay aux Loges – 2015
01 MARS 2016 : Le CPI Donnery fusionne avec le CPI Fay aux Loges, occasionnant sa fermeture définitive.
ANNÉE 2020 : Le nombre d’interventions chez les Sapeurs-Pompiers de Fay aux Loges sur une période de 10 ans, a connu de très forts piques, passant en 2012 de 46 interventions à 123 l’année suivante, avec un record en 2016, 225 sorties.
Année :
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
Nombre d’interventions :
93
86
46
123
179
149
225
204
216
166
183
ANNÉE 2022 : Les Sapeurs-Pompiers de Fay aux Loges ont réalisé 426 interventions.
INC (Incendie)
SAP (Secours A Personne)
AVP (Accident Voie Publique)
RT (Risque Technologique)
DIV (DIVers)
– TOTAL – 2022
22
172
24
1
207
– 426 –
GUT – Val For Sol
Histoire & Patrimoine des Sapeurs-Pompiers de Fay aux Loges
Histoire & Patrimoine des Sapeurs-Pompiers du Loiret
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Voici le moment Des remerciements En fin de séance, Chantons donc gaiement Tous nos sentiments De reconnaissance En ces jours austères Qui nous fit distraire ? C'est Monsieur le Maire C'est Monsieur DUPRE ! Pour la triomphale Fête théâtrale, Qui prêta sa salle ? Monsieur le Curé !
REFRAIN
Accourez tous ici Les acteurs, l'auditoire Et sans chercher d'histoires Disons un grand merci ! Les grands et les petits, Les savants, les sans études Crions notre gratitude A Monsieur l'Maire DUPRE A Monsieur le Curé Protecteurs d'la soirée Que voici !
DEUXIÈME COUPLET
Pour leur dire bien
Tout ce qui convient
La fête finie,
Je vois s'avancer
De nos braves pompiers
Tout' la Compagnie
En tête, qui rigole,
Qui s'coue les épaules
Qui s'tord et s'gondole ?
Le lieutenant SIGNEUX !
Puis, la trogn' vermeille
Du jus de la treille
Avec deux bouteilles,
C'est NOLLEAU, mon vieux !
REFRAIN
Derrière eux, ROBINET Canalise la foule Et pour qu'elle s'écoule Lui montre le trajet Mais, après lui, quel est Ce personnag' gigantesque, Cette Tour Eiffel ou presque ? Ce géant de pompier, Je m'tromp'pas, c'est QUETTIER Dominant tout l'quartier D'son plumet !
TROISIÈME COUPLET
Alors claironnant Dans son instrument, Voici que s'amène Un "cabot" pourtant Dénommé SERGENT, Drôl' de phénomène ! Ensuit' se dandine La belle trombine D'BOUDIN, qui boudine C'est un épicier On dirait douze aunes D'saucisson du Rhône ! Et l'roi DAVID trône Devant l'Sergent PIET !
REFRAIN
Mais comme, un en r'tard, BRECHEMIER vient ensuite Qui chaud'ment félicite Le bon ami PAVARD, V'là qu'encor plus flambard Et plus chaud encor, Mesdames, GATIGNOL au coeur de flamme A failli, par passion Flanquer l'feu aux maisons Et tout mettre en fusion Que d'un regard.
Air : « LE PETIT VIN BLANC » Musique de Ch. BOREL-CLERC
Sandillon se situe dans le quadrant Sud-Ouest du département du Loiret, dans l’arrondissement d’Orléans. C’est une commune d’une superficie de 41,31 km² et se situe à vol d’oiseau de :
11,5 km – Orléans
Les limites de la commune avoisinent :
Bou
Chécy
Darvoy
Férolles
Jargeau
Marcilly en Villette
Saint Cyr en Val
Saint Denis en Val
Vienne en Val
06 AVRIL 1886 : Vers 18 heures, le feu s’est déclaré au bourg de Sandillon dans le grenier de la maison d’habitation des époux Delain-Boullier. Grâce à la promptitude des secours apportés par les Sapeurs-Pompiers et les habitants, une heure de lutte suffit pour se rendre maître du feu. Les pertes sont de quelques centaines de Francs, couvertes par une assurance. On ignore la cause du sinistre.
Sandillon – Aux pompiers de Saint-Denis-en-Val et de Sandillon, qui ont contribué à l’extinction de l’incendie de la ferme de l’Asnière, il convient d’ajouter ceux de Saint-Jean-le-Blanc, auxquels M. de Champvallins et M. Souchet, fermier, nous prient d’adresser également leurs plus vifs remerciements.
Journal du Loiret, 29 mars 1891
26 DÉCEMBRE 1891 : Le feu s’est déclaré vers 17 heures au hameau de la Croix d’Azon, dans un corps de bâtiments appartenant au Sieur Dubois, âgé de 74 ans ; cultivateur, composé d’une grange et d’une remise, couvert de tuiles. Les Sapeurs-Pompiers de Sandillon et de Jargeau, arrivés en toute hâte sur le lieu de l’incendie, n’ont pu, faute d’eau, porter des secours efficaces pour empêcher le bâtiment d’être détruit. La perte totale avoisine les 2,000 Francs, couvert d’une assurance à la Générale. On pense que l’incendie a dû être allumé par une main criminelle.
MAI 1892 : Actes de dévouement ; des récompenses sont accordées aux Sapeurs-Pompiers qui se sont signalés par leur zèle et leur dévouement dans de nombreux incendies.
Médaille d’argent de 2ème classe Caporal Blanchet Sylvain-Augustin ; 1865-1892.
Médaille d’argent de 2ème classe Caporal Groisy Michel Henri ; 1867-1892
31 MAI 1896 : La Compagnie des Sapeurs-Pompiers de Sandillon participent au concours de pompes à Chartres (Eure et Loir), ils remportent trois prix :
Matériel ; 2ème prix
Manœuvre ; 1er prix, palme de vermeil et 25 Francs
Stratégie ; 1er prix, Monsieur Raimbault
30 SEPTEMBRE 1916 : Quelques jours après l’incendie survenu le 23 Septembre dernier, le Comte de Poncins remercie sincèrement les Sapeurs-Pompiers et la population de Sandillon, au travers du Journal du Loiret, pour le dévouement avec lequel ils ont préservé la grange des Grands-Marais.
04 AOÛT 1929 : Durant la nuit du dimanche au lundi, un feu s’est déclaré dans un tas de paille situé à la ferme des Grands Marais, à proximité de la grange aux récoltes. Des jeunes gens venant de Jargeau donnent l’alerte. Les Sapeurs-Pompiers de Sandillon tentent de préserver la grange, distante de seulement quelques mètres du foyer d’incendie. Les machines agricoles et le matériel de la batteuse sont vite éloignés. Au bout d’une demie heure de lutte, tout danger grave est conjuré. Les Sapeurs-Pompiers ne quitteront les lieux que vers quatre heures au petit matin.
La nuit du lundi au mardi, vers une heure, l’ouvrier agricole ; Charles Nolet, sans domicile fixe, a incendié une meule de paille près de la ferme du Grand Marais, appartenant à M. Dabar. Pour sa défense, M. Nolet nie avoir mis le feu volontairement, il est déféré au parquet.
28 AOÛT 1938 : Par décret, M. Juilien Romain-Gustave est nommé Sous-Lieutenant des Sapeurs-Pompiers de Sandillon.
ANNÉE 1971 : La caserne des Sapeurs-Pompiers de Sandillon se situe dans une annexe de la Mairie de la commune, un local de 50m².
ANNÉE 1975 : La construction du futur CPI démarre, le bâtiment disposera d’une surface de 150m².
ANNÉE 1983 : Un nouveau Chef de Centre prend ses fonctions ; Francis Brimboeuf, Sapeur-Pompier depuis 1971 à Sandillon.
Engin mythique ; le GMC des Sapeurs-Pompiers de Sandillon
27 SEPTEMBRE 1998 : Une journée inoubliable pour le Sergent René Aufray qui fête ses 45 ans … sur la plus belle avenue du monde ; les Champs Élysées. A l’occasion du 100ème anniversaire du Salon de l’Auto, près de 2 000 véhicules ont paradé, dons l’ancien GMC de la caserne. Ce camion est remisé au Musée du Poids Lourd de Pont-Levoy (41).
Sandillon sur les Champs Élysées – 1998
CPI Sandillon (date inconnue)
16 NOVEMBRE 2012 : Pose de la première pierre du futur Centre de Première Intervention de Sandillon.
ANNÉE 2014 : Le Centre de Première Intervention est composé d’un effectif de 15 hommes et quatre femmes pour 160 interventions annuelles et dispose de :
Camion Citerne Feu de Forêt (CCF4)
Véhicule de Secours et d’Assistance aux Victimes (VSAV)
Véhicule Tout Usage (VTU)
Véhicule Léger de Commandement (VLC)
29 NOVEMBRE 2014 : Les Sapeurs-Pompiers du CPI quittent leur caserne pour des locaux flambant neufs dans la Zone Industrielle du Bois Vert au 70 rue du Champmarcou, avec une surface de 540m². L’occasion d’assimiler l’inauguration officielle et la traditionnelle Sainte Barbe ce même jour.
Inauguration de la caserne – 2014
ANNÉE 2021 : Le CCFL GMC de Sandillon est remisé au conservatoire des transports de l’association « Autocars anciens de France », à Wissembourg (67)
ANNÉE 2022 : Les Sapeurs-Pompiers de Sandillon ont réalisé 238 interventions.
INC (Incendie)
SAP (Secours A Personne)
AVP (Accident Voie Publique)
RT (Risque Technologique)
DIV (DIVers)
– TOTAL – 2022
20
174
28
3
13
– 238 –
GUT – Val For Sol
Histoire & Patrimoine des Sapeurs-Pompiers de Sandillon
Histoire & Patrimoine des Sapeurs-Pompiers du Loiret
Curieuse ou curieux de connaitre l’histoire d’une nouvelle commune du Loiret et leurs Sapeurs-Pompiers ? Voici l’occasion de continuer en cliquant sur une fiche aléatoire ci-dessous ou retour au sommaire pour une recherche précise.
Jargeau se situe dans le quadrant Sud-Ouest du département du Loiret, dans l’arrondissement d’Orléans. C’est une commune d’une superficie de 14,66 km² et se situe à vol d’oiseau de :
8,5 km – Châteauneuf sur Loire
19,0 km – Orléans
Les limites de la commune avoisinent :
Bou
Darvoy
Férolles
Mardié
Ouzouer les Champs
Sandillon
Saint Denis de l’Hôtel
SEPTEMBRE 1825 : La Compagnie des Sapeurs-Pompiers Volontaires de Jargeau est créée avec un effectif de 60 hommes. Le règlement constitutif est élaboré par le Maire, un dénommé Fouqueau, dont la ville possède déjà une pompe. Le premier Chef de Corps est le Baron Durand, Officier de la Légion d’Honneur et Chevalier de Saint-Louis.
16 SEPTEMBRE 1845 : La compagnie d’assurances générale contre l’incendie, sur demande de monsieur Watbled, son directeur particulier à Orléans, accordé aux Sapeurs-Pompiers de Jargeau une gratification de 50frs pour le zèle et l’activité qu’ils ont déployés lors du sinistre qui a éclaté chez monsieur Briant à Jargeau.
ANNÉE 1849 : Création du Corps des Sapeurs-Pompiers de Jargeau.
06 SEPTEMBRE 1849 : Au petit matin, vers six et sept heures, un départ d’incendie a lieu dans les bâtiments occupés par Monsieur Jules Jutteau ; boulanger à Jargeau. De part la promptitude des secours, le feu est complètement éteint en moins d’une demie-heure. Les Sapeurs-Pompiers, comme toujours, ont fait preuve de leur courage, ils ont été activement secondés par la population de la commune. L’incendie serait le résultat d’une braise mal éteinte, mise à l’air dans un bâtiment et dont les suites auraient pu être bien plus déplorables si les circonstances s’étaient dérouler durant la nuit. Les pertes s’élèvent à 150 Francs environ, quelques objets brûlés et des bâtiments endommagés. Ces derniers sont d’ailleurs assurés par la Compagnie Générale.
ANNÉE 1856 : Les Sapeurs-Pompiers sont intervenus lors des inondations de la Loire.
ANNÉE 1859 : Création d’une musique de Sapeurs-Pompiers.
22 MARS 1865 : Dans la nuit, vers une heure, un incendie éclate au hameau de la Charbonnière, commune de Férolles, chez le Sieur Pointelet ; vigneron. Les Sapeurs-Pompiers de Jargeau accourent, et malgré un petit nombre de travailleurs, une chaîne promptement organisée put circonscrire l’incendie dans son foyer. La perte en bâtiments, fourrages, ustensiles et autres objets mobiliers est évaluée à 3,232 Francs, couvert par une assurance. Le sinistre serait la cause de cendres chaudes déposées dans un cellier.
ANNÉE 1866 : D’importantes inondations se déroulent à Jargeau, 10 Sapeurs-Pompiers sont à la suite, décorés.
Les honneurs ont été rendus à Napoléon III, à Orléans.
Année 1866
14 AOÛT 1870 : Par ordre du Préfet, sont mobilisés 32 Sapeurs-Pompiers pour participer à la défense de Paris, assiégé et incendié par les Prussiens.
04 JANVIER 1888 : Un incendie considérable provenant d’une imprudence, s’est déclaré à la ferme de Saint Nicolas. Les Sapeurs-Pompiers de Saint Denis de l’Hôtel sont arrivés sur les lieux du sinistre avec une promptitude et un entrain qui méritent les plus grands éloges. Ils sont si habillement manœuvré qu’ils ont pu préserver la ferme d’une ruine complète. Grâce à ces efforts, les Sapeurs-Pompiers de Mardié et de Jargeau qui arrivaient en toute hâte pour les seconder, n’ont pas eu besoin d’intervenir.
22 JUILLET 1889 : Le Corps des Sapeurs-Pompiers de Jargeau participe au Concours de pompes qui s’est déroulé dans la commune de Châteauneuf sur Loire.
26 DÉCEMBRE 1891 : Le feu s’est déclaré vers 17 heures au hameau de la Croix d’Azon, dans un corps de bâtiments appartenant au Sieur Dubois, âgé de 74 ans ; cultivateur, composé d’une grange et d’une remise, couvert de tuiles. Les Sapeurs-Pompiers de Sandillon et de Jargeau, arrivés en toute hâte sur le lieu de l’incendie, n’ont pu, faute d’eau, porter des secours efficaces pour empêcher le bâtiment d’être détruit. La perte totale avoisine les 2,000 Francs, couvert d’une assurance à la Générale. On pense que l’incendie a dû être allumé par une main criminelle.
Jargeau – M. Armand Coladant, marchand de vins en gros à Jargeau, victime de l’incendie que nous avons relaté dans notre numéro d’hier, nous prie de remercier tous les habitants de Jargeau et de Saint-Denis et les Compagnies de sapeurs-pompiers de Jargeau, de Saint-Denis et de Férolles, pour l’empressement qu’ils ont mis à combattre cette incendie.
Journal du Loiret, 2 juin 1898
30 JUIN 1903 : Par arrêté, des médailles d’honneur sont accordées aux Sapeurs-Pompiers du Loiret qui ont plus de 30 ans de services :
Sapeur Armand-Onésime Blavot
Sapeur Louis Flore Bouthemy
Sapeur Guillaume-Victor Connois
Sapeur Eugène-Victor Rolland
Sapeur Charles-Auguste Voisin
20 AOÛT 1910 : Par décret, est nommé au grade de Sous-Lieutenant, Monsieur Bruneau à Jargeau.
PREMIÈRE GUERRE MONDIALE : Morts pour la France, quatre Sapeurs-Pompiers de Jargeau sont enterrés dans plusieurs communes de France.
NOM
DATE DE NAISSANCE
DATE DE DÉCÈS
LIEU DE DÉCÈS
LIEU DE SÉPULTURE
CAUSE DU DÉCÈS
Camille Joseph Georges Badouille
1874
22 Août 1914
Angers (49)
Non INCONNU
Tué par l’ennemi
Marius Paul Georges Brinon
1894
07 Janvier 1915
Sète (34)
Non INCONNU
Accident
Maurice Louis Théophile Lavoy
1879
21 Avril 1915
Versailles (78)
Non INCONNU
INCONNU
Emile Prosper Velluet
1880
13 Octobre 1918
08 -Ardennes
Non INCONNU
Tué par l’ennemi
Les Sapeurs-Pompiers de Jargeau lors de l’inauguration du monument aux morts – 1921
24 NOVEMBRE 1928 : Par décret, une médaille et le diplôme d’honneur est remis au Sapeur Poulard des Sapeurs-Pompiers de Jargeau.
02 AOÛT 1936 : La fête de Pontville organisé dans la commune sera animé cette année par un concours entre les compagnies de Sapeurs-Pompiers des communes alentours viendra animer la fête du quartier du Pont.
ANNÉE 1953 : Affectation du premier Fourgon Pompe Tonne et installation d’une sirène dans la ville.
ANNÉE 1964 : Le Service Départemental met à disposition au sein du centre, une embarcation à moteur.
ANNÉE 1968 : Le premier VSAB est reçu, offert par le Service Départemental à travers le plan quinquennal d’équipement.
15 MAI 1977 : Création de la Section des Cadets des Sapeurs-Pompiers par le Lieutenant Roux.
ANNÉE 1978 : Le CS19 est le premier à bénéficier d’une remorque de désincarcération.
28 MAI 1978 : La commune de Jargeau est organisatrice du Concours/Congrès.
ANNÉE 1979 : Création de la Batterie Fanfare.
08 JUIN 1980 : La ville de Jargeau accueil en cette année, le Congrès de Sections des Cadets de Sapeurs-Pompiers de la première région.
* Classement final par équipe : 1er – Seine et Marne 2ème – Loir et Cher 3ème – Loiret 4ème – Yvelines 5ème – Essonne
Congrès Régional des Sections de Cadets de Sapeurs-Pompiers à Jargeau (1980)
ANNÉE 1981 : Le Corps est composé de 44 pompiers pour 402 sorties en cette année.
Le Centre de Secours N°19 dispose de :
1 FPT Berliet, citerne de 2 800 litres, équipé d’une pompe de 60m3
1 VSAB
1 FIL
1 Voiture de liaison
1 MPR 60m3
1 MPP 30m3
400m de tuyaux de 45mm
1 600m de tuyaux de 70mm
1 embarcation de reconnaissance
1 RED
1 remorque émulsion pour feux d’hydrocarbures
2 MPE
appareils de réanimation 4 ranima « AMBU »
ARI
équipements électro-secours
Le Centre de Secours, avec les Corps rattachés à celui-ci dénombrent 150 hommes. Le CS dispose de neuf instructeurs, deux moniteurs en secourisme, un maître nageur-sauveteur et un chef de plongée, deux spécialistes radioactivité et un spécialiste radio.
JUIN 1981 : Thérèse Durr entre au Centre de Secours de Jargeau, elle est la première femme à devenir Sapeur-Pompier Volontaire dans la caserne, mais également dans l’ensemble du département du Loiret.
Thérèse Durr terminera au grade de Sergente-Cheffe après une carrière de 27 années. Elle décède le 28 Mai 2020 à l’âge de 75 ans.
22 MAI 1982 : Inauguration de la nouvelle caserne, Rue du Civet à Jargeau, d’un superficie de 1 676m² et pour un coût total de 200 000 Frs. A l’issue de la cérémonie, le Capitaine Roux s’est vu remettre la médaille de vermeil du Mérite Fédéral pour services rendus.
ANNÉE 1986 : Les Sapeurs-Pompiers sont intervenus sur le camping de Jargeau lors d’une tempête qui fait un blessé grave.
ANNÉE 1988 : Les Sapeurs-Pompiers sont intervenus auprès d’un camion transportant des matières dangereuses, renversé à Darvoy.
11 JANVIER 1988 : Une intervention qui titrait trois colonnes à la une d’un quotidien local ; surnommé « Un train d’enfer ». Il 5h43, les Sapeurs-Pompiers de Jargeau reçoivent un appel pour explosion à la gare de St Denis de l’Hôtel. En cinq minutes, c’est le départ du FPT + MPR, un VSAB, la VRM, le CCFL + remorque émulsifiant et 400m de tuyaux de 70mm en écheveau ; avec 19 hommes sous la responsabilité d’un Officier. A 5h52, les Sapeurs-Pompiers de Jargeau arrivent sur les lieux, suivi du FPTL de St Denis de l’Hôtel. Il semble qu’un déraillement soit à l’origine du sinistre. Une locomotive, trois wagons, trois wagon-citerne, deux wagons de marchandise, un camion-remorque, plusieurs véhicules, sont à la proie des flammes. Le feu touche la toiture d’un silo a grain, ainsi qu’un atelier de menuiserie. Une crainte se tourne vers l’usine Caruelle ; fabricant de pulvérisateurs agricole qui se situe à une 100aine de mètres. Un wagon-citerne de 53 tonnes de pétrole liquéfié est éventré par une autre wagon supportant huit cuves de gaz de propane (heureusement vide). Une fuite de gaz et enflammée provoque l’incendie sur un rayon de 50 mètres. La reconnaissance confirme qu’aucune personne n’est en danger dans le train ou sur les abords. A 6h37, mise en pré-alerte du Plan Rouge 1ère et 2ème Compagnie. Les nombreux incendies sont maitrisés les uns après les autres, les engins rentrent alors disponibles au compte goutte. Les opérations prendront fin le 12 janvier à 14h15.
23 JUIN 1991 : La commune de Jargeau est organisatrice du Congrès Départemental. Et ce n’est pas rien, sont présent pas moins de 5 000 personnes l’après-midi, dont la réception de délégations étrangères :
16 Sapeurs-Pompiers Hollandais de Schijndel avec une autopompe
4 Sapeurs-Pompiers Portuguais de Castelo del Vide dont le Directeur Régional des secours
23 Sapeurs-Pompiers Allemands d’Annweiler Am Trifels avec leur Chef de Corps et leur Conseiller Général
39 Sapeurs-Pompiers Allemands de Reilingen (ville jumelle de Jargeau) avec le Bangmestre Helmut Muller
10 Sapeurs-Pompiers Germaniques de Wiesenbach
4 Officiers Ukrainiens de Kiev dont l’Adjoint au Directeur des secours
29 Sapeurs-Pompiers Helvétiques de Couvet en une musique
2 Sapeurs-Pompiers Belges
Mais le Congrès, c’est aussi une exposition de six vitrines retraçant l’histoire de Jargeau, un gros défilé composé de 300 Sapeurs-Pompiers du département et la toute nouvelle musiques des Sapeurs-Pompiers du Loiret, forte de 95 membres présents.
Le congrès se déroule à Jargeau – 1991
ANNÉE 1992 : Le CS19 est composé de 50 Sapeurs-Pompiers, tous Volontaires, d’une moyenne d’âge de 32 ans. Le Centre de Secours dispose de :
2 VSABR
1 FPT
1 CCFM
1 RED
1 VRM
2 VLR
2 RMPR de 60m3
1 Embarcation de sauvetage
1 Embarcation de reconnaissance
1 CTU
1 Pompe flottante de 80m3
4 MPE
1 Remorque Mousse
Matériel divers
Le bilan de la Section des Jeunes Sapeurs-Pompiers de Jargeau est conséquent, depuis 1977 à 1992 :
5 Sapeurs-Pompiers Professionnels dont 2 Officiers
48 Sapeurs-Pompiers Volontaires dont 32 au Centre de Secours de Jargeau
9 ont arrêté par la limite d’âge
56 ont arrêté par changement de domicile, études, autres
Congrès départemental des Sapeurs-Pompiers du Loiret à Jargeau – 15 Juin 2003
CS Jargeau (date inconnue)
16 NOVEMBRE 2012 : Inauguration de l’extension du Centre de Secours, une opération d’un montant de 536 210 €.
04 NOVEMBRE 2022 : CIS Jargeau, il est 18h00, une trentaine de Sapeurs-Pompiers, pour la plupart, volontaires, partent en intervention Ils prennent la direction de Vienne en Val pour un accident impliquant un minibus, une voiture et un scooter. Si le motif est angoissant, l’intervention n’est autre qu’une manœuvre qui réunit deux casernes ; Jargeau et Vienne en Val (récemment mutualisé avec Tigy) et qui a comme objectif de mobiliser les compétences acquises et de les consolider avec cet exercice en conditions réelles. Le scénario complexe prévoit dans cet accident, de multiples victimes dont le passager du scooter, éjecté dans la forêt alors qu’il fait nuit. Ce point nécessite l’intervention d’une équipe cynophile et d’un Poste Médical Avancé (PMA). En parallèle, la manœuvre est utilisée comme moyen de recrutement, souhaitant susciter des vocations en s’exposant sur un point à la vue de la population.
ANNÉE 2022 : Les Sapeurs-Pompiers de Jargeau ont réalisé 1 090 interventions.
INC (Incendie)
SAP (Secours A Personne)
AVP (Accident Voie Publique)
RT (Risque Technologique)
DIV (DIVers)
– TOTAL – 2022
108
779
138
14
51
– 1 090 –
GUT – Val For Sol
HISTOIRE & PATRIMOINE DES SAPEURS-POMPIERS DE JARGEAU
Histoire & Patrimoine des Sapeurs-Pompiers du Loiret
Curieuse ou curieux de connaitre l’histoire d’une nouvelle commune du Loiret et leurs Sapeurs-Pompiers ? Voici l’occasion de continuer en cliquant sur une fiche aléatoire ci-dessous ou retour au sommaire pour une recherche précise.
Les Sapeurs-Pompiers de la commune de Vitry aux Loges
Vitry aux Loges se situe dans le quadrant Centre/Nord-Ouest du département du Loiret, dans l’arrondissement d’Orléans. C’est une commune d’une superficie de 44,06 km² et se situe à vol d’oiseau de :
9,0 km – Châteauneuf sur Loire
27,1 km – Orléans
Les limites de la commune avoisinent :
Châteauneuf sur Loire
Combreux
Fay aux Loges
Ingrannes
Saint Denis de l’Hôtel
Saint Martin d’Abbat
Seichebrières
Sully la Chapelle
Sury aux Bois
DATE INCONNUE DE LA CRÉATION DU CORPS
Défilé des Sapeurs-Pompiers de Vitry aux Loges – 1905
14 JUILLET 1925 : Le Lieutenant Jules-Henri Palluau a reçu la médaille d’argent des Sapeurs-Pompiers avant de quitter la Subdivision de Vitry, où il a servi durant 25 années.
L’information permet de confirmer l’existence du Corps en 1900, date actuelle de référence.
ANNÉE 1928 : Partis en auto à Montargis pour participer au concours de pompes, les Sapeurs-Pompiers de Vitry aux Loges se sont classés en troisième section et un prix de 140 Frs a récompensé leurs efforts.
ANNÉE 1937 : Une médaille d’honneur est remise aux Sapeurs-Pompiers qui ont constamment fait preuve de dévouement.
Sapeur Champeau, médaille d’argent
Sapeur Garreau, médaille d’argent
19 AOÛT 1939 : Par décision du Conseil Municipal, le commandement du Corps des Sapeurs-Pompiers est confié au Sous-Lieutenant Octave Moret avec un effectif qui ne dépassera pas les 25 hommes. Cette décision est prise suite à la démission du Lieutenant Goibeau.
29 JUIN 1953 : Un incendie particulier, les Sapeurs-Pompiers interviennent sur une remorque en feu. N’ayant pas de point d’eau à disposition pour alimenter la moto-pompe, ils décident à bras d’homme, de la pousser vers l’étang de Curtimaison à deux kilomètres pour éviter une propagation possible.
ANNÉE 1974 : La municipalité construit un garage de 250m² pouvant accueillir trois véhicules et tous les accessoires, ainsi que l’installation de vestiaires, douches, …etc…
ANNÉE 1977 : Réception d’une ambulance, la livraison nécessite une certaine emprise sur le garage communal attenant.
ANNÉE 1979 : Le Centre de Secours est composé de 19 hommes pour une moyenne de 100 interventions annuelles.
La caserne dispose de :
1 FPT Ford
1 CCFL GMC
1 CCFM Unimog
1 VSABR Citroën
1 Motopompe Guinard
Le Centre de Secours de Vitry aux Loges – 1979
ANNÉE 1989 : Le CS29 est composé de 22 hommes dont 20 Sapeurs-Pompiers sont équipés d’un appareil sélectif.
Le Centre de Secours dispose de :
1 VSAB
1 FPT
1 CCFM
1 CCFL
1 CTU
1 RED
1 MPR de 90m3
1 MPE
CS Vitry aux Loges (date inconnue)
Les Sapeurs-Pompiers de Vitry aux Loges – 2007
Écusson des Sapeurs-Pompiers de Vitry aux Loges (date inconnue)
21 JUIN 2014 : Le Congrès Départemental des Sapeurs-Pompiers du Loiret se déroule dans la commune de Vitry aux Loges sous un soleil de plomb. Le cadre est magnifique, la population a même droit à un grand lâché de ballons.
10 AOÛT 2020 : Deux passagers d’un avion bimoteur ; un Cessna 340, sont légèrement blessés après une panne moteur et s’être écrasés dans la commune de Vitry aux Loges. L’appareil a pris son envole à Perpignan le matin même avec à bord deux habitants de la commune d’Autry le Châtel. L’accident, déclaré vers 14 heures, provoque un incendie dans le massif forestier qui occasionne un déploiement de 45 Sapeurs-Pompiers et 23 véhicules. Le bilan fait état de cinq hectares de végétation brulée.
Le matériel ancien figure toujours dans la remise de la caserne – 2022
01 SEPTEMBRE 2022 : Un hangar de particulier, de 250m² est en flamme en début de soirée, route de Fay aux Loges. Le sinistre ne fait aucun blessé mais rassemble cinq engins et le déploiement de deux lances. Au total, 21 Sapeurs-Pompiers sont engagés sur l’intervention.
ANNÉE 2022 : Les Sapeurs-Pompiers de Vitry aux Loges ont réalisé 317 interventions.
INC (Incendie)
SAP (Secours A Personne)
AVP (Accident Voie Publique)
RT (Risque Technologique)
DIV (DIVers)
– TOTAL – 2022
45
207
46
1
18
– 317 –
GUT – Val For Sol
HISTOIRE & PATRIMOINE DES SAPEURS-POMPIERS DE VITRY AUX LOGES
Association de Mémoire des Sapeurs-Pompiers
Archives départementales du Loiret
Centre d’Incendie et de Secours de Vitry aux Loges
Histoire & Patrimoine des Sapeurs-Pompiers du Loiret
Curieuse ou curieux de connaitre l’histoire d’une nouvelle commune du Loiret et leurs Sapeurs-Pompiers ? Voici l’occasion de continuer en cliquant sur une fiche aléatoire ci-dessous ou retour au sommaire pour une recherche précise.
Artenay se situe dans le quadrant Nord-Ouest du département du Loiret, limitrophe avec l’Eure et Loir, dans l’arrondissement d’Orléans. C’est une commune d’une superficie de 20,50 km² et se situe à vol d’oiseau de :
19,8 km – Orléans
Les limites de la commune avoisinent :
Bucy le Roi
Chevilly
Dambron (28)
Poupry (28)
Ruan
Sougy
Trinay
DATE INCONNUE DE LA CRÉATION DU CORPS
05 NOVEMBRE 1887 : Au hameau de la Croix Briquet, un incendie a détruit deux meules de paille contenant 3,700 bottes, appartenant au Sieur Barillon, âgé de 27 ans ; cultivateur. Malgré les secours apportés par les habitants et les Sapeurs-Pompiers de Sougy, d’Artenay et de Chevilly, aucune n’a pu être sauvée. La perte occasionnée par l’incendie, que l’on attribue à la malveillance, s’élève à 1,460 Francs, elle est couverte en partie par une assurance à la Générale.
25 MAI 1888 : Par décret, Monsieur le Président de la République nomme, Monsieur Brossard, Lieutenant de la Subdivision des Sapeurs-Pompiers d’Artenay.
10 AVRIL 1893 : Au petit matin, à six heures, un incendie s’est déclaré dans une maison occupée par Monsieur Maréchal ; marchand de meubles, appartenant à Madame veuve Ajon-Lefèvre et ses enfants. L’incendie a pris naissance dans l’atelier situé au deuxième étage. Grâce à la promptitude des secours apportés par la Compagnie des Sapeurs-Pompiers et des habitants de la localité d’Artenay, on a pu s’en rendre maître et faire la part du feu. Ils seront rejoint par les Sapeurs-Pompiers de Chevilly et des Chapelles dont le concours n’a pas eu besoin d’être utilisé. Plusieurs personnes souffrent de légères blessures, heureusement sans gravité. Les pertes matérielles sont couvertes par une assurance.
ANNÉE 1906 : Faute d’un nombre suffisant de personnels, la caserne des Sapeurs-Pompiers d’Artenay est dissoute.
DISSOLUTION DU CORPS
1906
25 AVRIL 1908 : Un grave incendie éclate à deux heures du matin, à la ferme de La Grange, qui appartient à Monsieur Lecoeur. La bergerie et l’étable sont détruits, ainsi que 400 moutons, 17 vaches, un taureau et un cheval sont morts brûlés. A cela, trois bicyclettes sont la proie des flammes. Le fléau est vivement combattu par les Sapeurs-Pompiers d’Artenay.
ANNÉE 1921 : Le Corps des Sapeurs-Pompiers est reconstitué avec l’engagement volontaire de 44 nouveaux membres.
Les Sapeurs-Pompiers d’Artenay – 1926
ANNÉE 1929 : La médaille des Sapeurs-Pompiers est accordée au Caporal Sarran.
15 JUIN 1930 : Les Sapeurs-Pompiers d’Artenay ont pris part au concours interdépartemental de Puiseaux. Concourant pour la première fois en première division, les Sapeurs-Pompiers d’Artenay ont obtenu huit premiers prix :
Manœuvre
Théorie Officiers
Théorie Sous-Officiers
Tambour
Clairon
Ambulanciers
Tambour, individuel
Brancardiers, individuel
13 AOÛT 1939 : Les Sapeurs-Pompiers, sous la direction du Lieutenant O. Sarran, ont remportés un Prix d’honneur lors du concours de pompes qui se déroulait à Châtillon Coligny. La clique des Sapeurs-Pompiers quant à elle, affrontait le jury pour la première fois, ils remportent un troisième Prix, dont le tambour Jean-Louis, décroche un deuxième Prix individuel.
Une chanson écrite et chantée lors du concours de pompes organisé dans la commune, le dimanche 06 Juillet 1952.
ANNÉE 1964 : Le Service Départemental met à disposition au sein du centre, un véhicule de traction aménageable en ambulance de secours routier et un camion citerne incendie moyen de type Dodge 4×4.
ANNÉE 1968 : Dans le cadre du plan quinquennal d’équipement, le Service Départemental met à disposition un VSAB pour renforcer le Centre de Secours.
ANNÉE 1973 : Les Sapeurs-Pompiers emménagement dans de nouveaux locaux, Route d’Orléans.
MAI 1982 : Une sortie peu ordinaire en ce dimanche, un voisin retire les plaques d’égouts de la rue, entouré de plusieurs personnes. Le Sapeur lui demande la raison de son action, la réponse déclenche des rires, la personne a perdu son dentier … parti dans la cuvette des WC, puis les égouts. En laissant couler de l’eau, mais faute de pression, les recherches ne sont pas concluantes. Mais le Sapeur a une idée, pourquoi ne pas sortir le FPT et ainsi, faire un lavage à la pissette. L’espoir renait, puis s’amenuise. Il passe alors avec un tuyau de 70 pour plus de pression, une réussite qui semble une illusion … Tout d’un coup, victoire ! Le dentier est stoppé dans des éléments douteux. Le Sapeur demande alors au malheureux d’identifier le trésor, ce qui fini par un éclat de rire de toute la rue. La « mission » se termine alors par un pot de l’amitié ou chacun a pu … se rincer les dents … Une histoire qu’Artenay n’est pas prête d’oublier !
19 JUIN 1994 : Le Concours/Congrès se déroule dans la commune d’Artenay après les éditions de 1933 et de 1952, l’époque des concours de pompe. Ce sont 300 hommes et une 40aines de véhicules qui participent aux épreuves et manœuvres. La grande surprise du jour est sans nul doute l’apparition de la Patrouille de France qui survole le site en saluant la revue. Une belle journée qui a enthousiasmé plus de 2 000 visiteurs.
03 JUILLET 2000 : Un incendie se déclare à la sucrerie d’Artenay dans un bâtiment stockant pas moins de 7 500 tonnes de marchandises conditionnées. Une dizaine de casernes, soit une centaine de Sapeurs-Pompiers du Loiret, d’Eure et Loir et de l’Essonne se rendent rapidement sur place. Ils maitrisent l’incendie après six heures de lutte. L’opération se termine après trois jours, le constats est dramatique puisque la totalité du bâtiment et des marchandises sont perdus, soit la somme de plusieurs mi
CS Artenay (date inconnue)
ANNÉE 2010 : Le Centre de Secours est composé de 29 hommes et femmes pour 262 intervention au cours de l’année et dispose de :
Camion Citerne Feux de forêts (CCF4 11)
Fourgon Pompe Tonne (FPT 73)
MotoPompe Remorquable (MPR 23)
Véhicule de Liaison Camionnette (VLC 57)
Véhicule de Liaison Camionnette (VLC 71)
Véhicule de Secours et d’Assistance aux Victimes (VSAV 11)
Véhicule de Secours et d’Assistance aux Victimes (VSAV 12)
Véhicule de Secours Routier (VSR 12)
Véhicule Tout Usages (VTU 108)
L’ancienne échelle des Sapeurs-Pompiers d’Artenay fini sa carrière chez un collectionneur privé, ici, présente avec l’association « Les Pimpons » au congrès départemental dans l’Yonne – 2011
03 DÉCEMBRE 2016 : Les Sapeurs-Pompiers réalisent la Sainte Barbe et leur prise de fonctions dans leur nouvelle caserne qui se situe dorénavant au 53, Route d’Orléans.
ANNÉE 2022 : Les Sapeurs-Pompiers d’Artenay ont réalisés 393 interventions.
INC (Incendie)
SAP (Secours A Personne)
AVP (Accident Voie Publique)
RT (Risque Technologique)
DIV (DIVers)
– TOTAL – 2022
49
262
68
1
13
– 393 –
GUT – Beauce Forêt Métropole (BFM)
HISTOIRE & PATRIMOINE DES SAPEURS-POMPIERS D’ARTENAY
Histoire & Patrimoine des Sapeurs-Pompiers du Loiret
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Beaugency se situe dans le quadrant sud-Ouest du département du Loiret, limitrophe avec le Loir et Cher, dans l’arrondissement d’Orléans. C’est une commune d’une superficie de 16,45 km² et se situe à vol d’oiseau de :
25,0 km – Orléans
Les limites de la commune avoisinent :
Baule
Lailly en Val
Messas
Saint Laurent Nouan (41)
Tavers
Villorceau
DATE INCONNUE DE LA CRÉATION DU CORPS
NOVEMBRE 1851 : La compagnie d’Assurances Générales contre l’Incendie, sur la demande de Monsieur Watbled ; directeur particulier à Orléans, a accordé aux Sapeurs-Pompiers de Beaugency la somme de 50 Francs à titre de gratification pour services rendus lors du sinistre survenu lé 02 Novembre dans les bâtiments de Monsieur Huet ; cultivateur à Tavers.
08 OCTOBRE 1864 : Dans un chantier de bois à brûler, dans la commune de Lailly en Val, un feu se déclare chez M. Couturier ; marchand de bois. Malgré le travail des Sapeurs-Pompiers de Lailly en Val et de Beaugency, accompagnés par les habitants de la commune, la perte s’élève à 4 000 Frs. Le propriétaire est heureusement assuré, la cause de l’incendie reste inconnue.
Journal du Loiret, 5 septembre 1887
Nous recevons la lettre suivante :
Je viens de lire avec un vif intérêt l’article que vous avez publié sur le service des pompiers à Orléans. Je me permets d’en recommander la lecture à M. le maire de Beaugency et à notre << puissant capitaine. Chez nous aussi il y a quelques imperfections. Dernièrement un incendie éclate chez M. Chevallier, dans sa provision de pièces d’artifice. On bat la générale, on court au magasin des pompes, pas de clefs. On attend, on cherche, aucun des trois dépositaires de clef ne peut la donner. Il a fallu qu’un serrurier vienne faire sauter la serrure. Veuillez agréer, etc.
Un pompier,
Comice agricole à Beaugency – 29 Juin 1913
PREMIÈRE GUERRE MONDIALE : Morts pour la France, quatre Sapeurs-Pompiers à Beaugency sont enterrés dans plusieurs communes de France.
NOM
DATE DE NAISSANCE
DATE DE DÉCÈS
LIEU DE DÉCÈS
LIEU DE SÉPULTURE
CAUSE DU DÉCÈS
Albert Ernest Victor Coute
1885
20 Septembre 1916
Bouchavesnes Bergen (80)
Non INCONNU
Tué par l’ennemi
Abel Henri Genty
1886
23 Juin 1915
Dieulouard (54)
Cimetière communal de Dieulouard (54), carré militaire, tombe N°74
Blessures
Dominique Marie Mattei
1886
20 Février 1915
Les Islettes (54)
Nécropole Nationale de (Les) Islettes (54), tombe N°631
Blessures
Georges Alfred Louis Salomon
1886
01 Août 1916
Tavannes (55)
Non INCONNU
Tué par l’ennemi
13 DÉCEMBRE 1927 : Par décret est nommé Monsieur Drugeault Gabriel ; Capitaine à Beaugency.
24 NOVEMBRE 1928 : Par décret, une médaille et le diplôme d’honneur est remis au Sous-Lieutenant Guillot et au Sapeur Caillard des Sapeurs-Pompiers de Beaugency.
30 AVRIL 1937 : Lors du conseil municipal, M. Feuillâtre transmet deux demandes de M. Drugeault ; Capitaine des Sapeurs-Pompiers de Beaugency.
La première demande ; l’acquisition d’une camionnette d’occasion pour transporter rapidement le personnel et du matériel sur les lieux du sinistre.
La seconde demande ; l’achat d’un canon-mousse pour l’extinction de feux d’hydrocarbures.
Ces demandes sont renvoyées pour étude à la commission des Finances.
26 JUIN 1939 : Dans la nuit du lundi au mardi, vers 2h15, un incendie éclate dans le magasin d’un tailleur de Beaugency, chez M. Manson place du Martroi. Les Sapeurs-Pompiers de Beaugency se rendent immédiatement sur les lieux sous les ordres de leur Capitaine, M. Drugeault. Les gendarmes organisent de leur côté, un habille service d’ordre. Face à la violence du feu, les Sapeurs-Pompiers d’Orléans sont appelés en renfort, sous le commandement du Capitaine Moreau avec leur promptitude si appréciée des Orléanais. L’incendie s’étant modéré entre-temps, les Sapeurs-Pompiers d’Orléans n’eurent pas à intervenir. Cependant, les collègues de Beaugency durent noyer les décombres jusqu’à sept heures du matin. Les dégâts ne sont pas connu mais l’estimation atteint une centaine de mille Francs.
ANNÉE 1964 : Le Service Départemental met à disposition au sein du centre, une embarcation à moteur.
06 JUILLET 1965 : Un important incendie s’est déclaré aux établissements TRECA à Beaugency. Au cours de l’intervention, le Sapeur de 1ère Classe SALLES Norbert y est gravement blessé (fracture du bassin, plaie de la face, fracture d’un poignet et contusions multiples)
Un incendie aux Ets TRECA à Beaugency (45)Un Accident sur Voie Publique à Beaugency (1966)Calendriers des Sapeurs-Pompiers de Beaugency – (1985/1986/1987)
Poésie Balgentienne, dont la date est inconnue. Les Sapeurs-Pompiers et Jeunes Sapeurs-Pompiers sont impliqués dans l’écriture de poésies.
Deux poésies d’un JSP de Beaugency ; Sébastien Delavoux (16 ans) en 1993
CS Beaugency (date inconnue)
Les Sapeurs-Pompiers et les Jeunes Sapeurs-Pompiers de Beaugency – 2010
Le FPTSR01 des Sapeurs-Pompiers de Beaugency lors du Congrès Départemental des Sapeurs-Pompiers du Loiret – 2014
30 SEPTEMBRE 2022 : A Beaugency, les Sapeurs-Pompiers sont déclenchés pour le signalement d’une menace d’animal dangereux ; un serpent, une Elaphe Guttata (Couleuvre des blés). L’équipe spécialisée ; l’Unité Risque Animalier se rendent sur place et capture l’animal.
L’Elaphe Guttata vient d’Amérique Centrale, est inoffensive et sa facilité de manipulation convient généralement aux nouveaux amateurs de NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie).
L’Unité Risque Animalier naît en 2012, les missions sont multiples allant d’une destruction de nids de frelons asiatiques sur voie publique, le sauvetage de chevaux, la capture d’araignée exotique ou des moutons. Annuellement, l’unité réalise environ 160 interventions.
ANNÉE 2022 : Les Sapeurs-Pompiers de Beaugency ont réalisé 1 004 interventions.
INC (Incendie)
SAP (Secours A Personne)
AVP (Accident Voie Publique)
RT (Risque Technologique)
DIV (DIVers)
– TOTAL – 2022
100
722
118
15
49
– 1 004 –
GUT – Terres du Val de Loire
HISTOIRE & PATRIMOINE DES SAPEURS-POMPIERS DE BEAUGENCY
Histoire & Patrimoine des Sapeurs-Pompiers du Loiret
Curieuse ou curieux de connaitre l’histoire d’une nouvelle commune du Loiret et leurs Sapeurs-Pompiers ? Voici l’occasion de continuer en cliquant sur une fiche aléatoire ci-dessous ou retour au sommaire pour une recherche précise.
Olivet se situe dans le quadrant Sud-Ouest du département du Loiret, dans l’arrondissement d’Orléans. C’est une commune d’une superficie de 23,39 km² et se situe à vol d’oiseau de :
4,5 km – Orléans
Les limites de la commune avoisinent :
Ardon
Mézières lez Cléry
Orléans
Saint Hilaire Saint Mesmin
Saint Pryvé Saint Mesmin
Après la révolution, la commune d’Olivet se trouve dans une situation qui prête à sourire ; elle a une pompe à incendie, mais n’a pas de Sapeurs-Pompiers.
Début 1819, Monsieur le Maire ; Patas d’Illiers, fait conduire cette fameuse pompe en son château de la Fontaine, pour la remettre en état de fonctionnement. Elle n’avait pas servi depuis de nombreuses années.
26 MARS 1819 : La Compagnie des Sapeurs-Pompiers d’Olivet est créée par M. Hector Patas d’Illiers ; Maire de la commune qui se réserve le droit de les appeler « Compagnie d’élite », et la pompe à bras est mise en service. La Compagnie est composée de :
M. Étienne-François-Luc Jacque de Mainville : Capitaine
M. André Cresset-Rocher ; Sergent-Chef (État-major)
M. Jean-Charles-Louis Rémi ; Caporal Sous-Chef (État-major)
M. Louis Dubois-Fouquieu ; Maître-Cordonnier (État-major)
Le Capitaine a sous ses ordres un État-major et 30 hommes. La Mairie quant à elle se charge de fournir aux Sapeurs-Pompiers un uniforme qui comprend un gilet rond bleu et un pantalon bleu. Une plaque de cuivre avec gravure « Compagnie des Pompiers d’Olivet » doit être attachée à une bande d’étoffe bleue sur la manche comme stipulé dans l’article 6 du règlement de la Compagnie. Cependant, est à la charge de chaque homme, le casque.
15 MAI 1820 : Alors qu’un orage gronde sur la commune, la foudre tombe sur le clocher et met le feu aux charpentes de l’église. Les Sapeurs-Pompiers d’Olivet font alors face à un grave incendie. Ils interviennent courageusement mais le manque de coordination et de discipline met en avant le manque d’organisation de la Compagnie. Une réorganisation est alors effectuée pour l’ensemble de la troupe avec la création d’un règlement plus strict, l’apparition d’un barème de sanctions et des exercices obligatoires chaque premier dimanche du mois.
16 JUILLET 1829 : Un don est fait pour l’acquisition d’une pompe à bras et de ses accessoires pour la Compagnie.
ANNÉE 1838 : Les effectifs de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers d’Olivet sont portés à 81 hommes.
06 MAI 1842 : Un incendie a lieu à la ferme du Beaulhier dans la commune de Saint Cyr en Val vers 21h30. Le feu a été mis, sans savoir comment, dans une maille ou petite meule d’environ 2 000 myriagrammes de paille. L’ensemble des bâtiments sont menacés en un instant par les flammes, à tel point que plusieurs chevrons prennent feu par le bout. Mais grâce aux généreux et prompts-secours que surent donner les habitants de Saint Cyr en Val, accompagnés des communes voisines, aux côtés de deux Gendarmes de La Ferté Saint Aubin, dont un Brigadier fort actif et particulièrement avec les Sapeurs-Pompiers, le feu est maîtrisé. Les Sapeurs-Pompiers d’Olivet et de Saint Denis rivalisèrent si bien de zèle et d’intelligence que le feu, cerné d’abord, puis réduit peu à peu, cessa complètement vers deux heures du matin. La totalité de la maille est consumée ou perdue.
ANNÉE 1844 : M. de Quinemont ; Capitaine des Sapeurs-Pompiers d’Olivet, est autorisé à augmenter les effectifs de la Compagnie à 110 hommes, soit 29 personnes supplémentaires. Dans la foulée, est acheté une cinquantaine de seaux à incendie, ainsi qu’un chariot pour la pompe à incendie.
Journal du Loiret, 4 mai 1844 Tribunal de police correctionnelle d’Orléans.
Présidence de M. Plasman. Diffamation envers les pompiers d’Olivet à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions, et injures envers le Capitaine de cette Compagnie.
Le conseil municipal d’Olivet présent en raccourci par la vivacité et le tumulte des discussions la physionomie de la chambre des députés. Là aussi se trouvent en face l’un de l’autre le camp des conservateurs et le camp de l’opposition ; et le bruit, le vacarme, les interpellations, les apostrophes viennent souvent agiter les séances : seulement, à ce qu’il paraît, la susceptibilité des conseillers municipaux, voire même des capitaines de la garde nationale ou des pompiers, est plus chatouilleuse que celle des députés et des ministres, car parmi ces derniers un rappel à l’ordre est la seule répression usitée, tandis qu’ici dans l’espèce c’est à la police correctionnelle qu’on en appelle pour rétablir la paix. Le procédé n’est guère parlementaire. L’huissier appelle l’affaire du procureur du roi contre le sieur Martin Lepage propriétaire-vigneron à Olivet. Laissons M. le maire d’Olivet raconter les faits : << Le 11 février le conseil municipal discutait sur la question des journées de travail à donner par les citoyens de la commune d’Olivet pour l’entretien des chemins vicinaux. M. de Quinemond, membre du conseil et capitaine des sapeurs-pompiers, demanda la parole, et exposa que depuis 1830 les membres de la compagnie dont il est le chef avaient été, en récompense des grands services par eux rendus à la commune, dispensés de trois journées de prestations en nature, il réclama pour eux la même faveur pour cette année, et récapitulant les diverses occasions où le courage et la probité des pompiers avaient le plus brillé, il interpella M. Martin Lepage l’un des membres du conseil, en lui disant qu’il savait mieux que personne qu’il n’y avait aucune exagération dans ses paroles, et qu’en 1832, lors d’un incendie qui avait éclaté chez lui on lui avait rendu de l’argent que l’on avait trouvé dans son grenier. Alors celui-ci lui répliqua : « Vous en imposez. Tout ce qui était confié au zèle des citoyens « m’a été restitué, mais on ne m’a pas rendu l’argent qui était dans mon « grenier. » A la séance suivante M. Lepage ou un tiers pour lui a dit qu’il n’avait voulu désigner personne ; que dans tous les cas son argent avait disparu » M. le président : M. Martin Lepage, convenez-vous de ces fait ? Martin Lepage : Oui monsieur ; mais c’est à la même séance que j’ai déclaré n’avoir voulu accuser personne ; à
la séance suivante M. le maire a dit que je devais réparation. J’ai répondu : « Là où il n’y a pas d’offense il n’y a pas » de réparation. » Seulement comme je m’étais servi envers M. Quinemond d’une expression un peu grossière, je lui ai écrit une lettre d’excuse ; il m’a répondu par une lettre outrageante. Du reste je dois donner une explication ; j’avais raison de dire qu’on ne m’avait pas remis l’argent trouvé dans le grenier. Voici pourquoi : Il paraît que ma femme avait au grenier une petite cachette de 50 francs en sous ; moi j’en avais aussi une de 45 à 50 Francs en pièces de 5 francs (on rit). Les pompiers ont rendu les 50 francs en sous de ma femme, mais moi je n’ai pas revu mon argent. J’étais intrigué ; je ne savais pas d’où venaient ces sous, et c’est ma femme qui m’a avoué à la sortie du conseil, le 11 février, que ces sous provenaient d’une cachette à elle. Plusieurs témoins sont entendus, qui viennent déclarer que c’est à la séance du 11 février que Lepage a déclaré n’avoir voulu accuser personne. Un incident assez amusant s’élève entre le maire qui prétend n’avoir entendu cette déclaration que le deuxième jour, et M. Thuillard, membre du conseil municipal, qui l’a entendu le premier jour. Le débat s’engage sur ce point et M. Thuillard termine en disant : C’est donc ici comme au conseil, M. le maire ; tout ne se passe pas parlementairement (on rit). Après les dépositions des témoins, M. le procureur du roi a pris la parole ; il a abandonné la prévention en ce qui concernait la diffamation qui n’existe peut-être pas suivant lui. Mais il a persisté à requérir une peine quelque légère qu’elle fût pour l’injure adressée à M. de Quinemond. Me Genteur, dans sa plaidoirie pleine d’esprit et semée de mots piquants à l’adresse de qui de droit, a soutenu qu’il n’y avait pas plus de diffamation que d’injure dans les paroles du sieur Lepage. Les expressions vous en imposez ne peuvent pas constituer une injure, surtout de la part d’un homme qui comme le sieur Lepage vit de bonne soupe et non de bon langage. En somme, cette affaire n’eût pas dû occuper les momens du tribunal ; un rappel à l’ordre en plein conseil était bien plus que suffisant. Le tribunal a remis à samedi pour prononcer son jugement.
P.S. Ce matin le tribunal a rendu son jugement qui renvoie le prévenu des fins de la plainte.
ANNÉE 1849 : Cette année, il est décidé de réduire les effectifs de la Compagnie, elle compte alors 80 hommes.
ANNÉE 1850 : Il est fournis au Sapeurs-Pompiers d’Olivet, 12 fusils.
ANNÉE 1852 : Les Sapeurs-Pompiers d’Olivet sont dotés d’un nouvel uniforme et leur nouveau Capitaine est M. de Monteyremar.
22 JUIN 1852 : A 10 heures, un incendie a éclaté dans la fabrique de papier de Monsieur Hollard à Saint Mesmin. En quelques minutes, les bâtiments servant à l’étendage des papiers, le local contenant la machine à fabriquer et la machine elle-même ont été la proie des flammes. Grâce à la promptitude des secours apportés par les Sapeurs-Pompiers de Saint Nicolas et de Saint Hilaire, les magasins à chiffon et la roue motrice ont pu être préservés. Les Sapeurs-Pompiers d’Olivet sont allés joindre leurs efforts à ceux de leurs camarades de La Chapelle, Saint Hilaire, Saint Pryvé et Mareau arrivés au pas de course. Malgré l’acharnement à combattre le feu, les secours ne s’étaient pas rendu maîtres à midi et les ateliers de serrurerie et de menuiserie, ainsi que la machine sont complètement détruits. Les pertes sont considérables, si les bâtiments étaient assurés, la machine est détruite, elle venait d’ailleurs d’être montée neuve.
Cet évènement laisse 60 ouvriers sans ressource et sans travail. Depuis trois jours, les travaux étaient interrompus par suite de l’élévation des eaux du Loiret. Il n’y avait personne dans les ateliers, par conséquent, ni feu, ni frottements, et c’est dans l’étendage que le feu éclate ! Il n’est que trop évident que la malveillance ‘est pas étrangère à ce sinistre …
Le service des pompes de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers de Saint Hilaire est sous les ordres du Commandant Gretry, la Compagnie de Saint Pryvé sous les ordres du Commandant Doussaint et la Compagnie d’Olivet sous les ordres du Lieutenant Varanes. Parmi les Sapeurs-Pompiers qui se sont le plus distingués au milieu du dévouement général, on a remarqué :
Beaulieu
Gonneau
Auguste Lanson
Daudier
Bernard
Emile Couvreux
Les frères Houry
Trepeaux (dit Poitevin)
Petit
Chatelin
Il est juste aussi d’adresser des remerciements et des éloges aux personnes de La Chapelle qui, malgré la hauteur des eaux et la violence du courant, n’ont pas craint à traverser la Loire pour venir porter des secours. C’est ainsi que Monsieur Desmares, Maire de La Chapelle, 15 Sapeurs-Pompiers de cette commune et plusieurs abbés du séminaire sont venus se mêler aux travailleurs.
ANNÉE 1857 : Le Capitaine, M. de Monteyremar est démissionnaire, il est remplacé par M. Berge-Lamandé.
ANNÉE 1864 : Le Capitaine, M. Berge-Lamandé laisse sa place, à la tête de la Compagnie, à M. Félix Germon. A cette date, les Sapeurs-Pompiers d’Olivet disposent de deux pompes à incendie.
ANNÉE 1869 : Les hommes de la Compagnie créent la Société de Secours Mutuel des Sapeurs-Pompiers d’Olivet.
ANNÉE 1874 : La Compagnie fait l’acquisition de matériel ; 30 mètres de tuyaux, 200 seaux, ainsi que des ceinturons équipés de plaques de cuivre pour les hommes.
25 JUILLET 1884 : Vers 14 heures, le feu s’est déclaré dans l’immeuble occupé, au bourg de Saint Denis en Val, par Monsieur Turbat-Jacquet. Les secours immédiatement apportés par les Sapeurs-Pompiers auxquels on remarquait quelques Sapeurs-Pompiers de Saint Jean le Blanc et d’Olivet, momentanément occupés à des travaux de bâtisse à Saint Denis en Val, ont eu assez promptement raison de l’incendie. Il a néanmoins gravement endommagé la maison où il a éclaté, et détérioré quelque peu l’immeuble voisin, ainsi avariant légèrement les marchandises de Monsieur Legros Anatole, épicier. Les pertes occasionnées seraient de quelques milliers de Francs, couvertes par des assurances.
19 FÉVRIER 1885 : Une pompe à incendie de modèle Thirion est achetée, elle est mise en place au quartier de Noras.
20 AOÛT 1885 : Le conseil municipal décide l’achat de 200 seaux à incendie et procède à d’importantes réparations du matériel incendie.
02 AVRIL 1888 : Le lundi de Pâques, les Sapeurs-Pompiers d’Olivet participent au concours départemental de pompes à Jargeau, il rentrent avec une palme de vermeil, deux médailles de vermeil et une médaille d’argent. Ils se couvrent de gloire.
ANNÉE 1889 : Un diplôme pour un premier prix obtenu à Palaiseau (91) lors d’un concours de manœuvres est retrouvé dans des archives. La Compagnie possède deux pompes à bras, l’une d’elles porte le numéro 142.
ANNÉE 1899 : Un achat d’une nouvelle pompe à incendie est effectué.
22 MARS 1889 : A Olivet, un incendie éclate chez le Sieur Bié, fabriquant de chaux des fours Saint Martin. Grâce au concours empressé des habitants et des Sapeurs-Pompiers, l’incendie est maîtrisé dans son foyer.
M. Bié nous prie de remercier, en son nom, toutes les personnes et, en particulier, les pompiers d’Olivet qui ont fait tous leurs efforts pour arrêter les progrès de l’incendie.
Journal du Loiret, 22 mars 1889
ANNÉE 1899 : Le conseil municipal décide, l’achat d’une nouvelle pompe à incendie.
Les Sapeurs-Pompiers d’Olivet autour de Monsieur le Maire ; Albert Barbier – 1900
ANNÉE 1903 : Le Corps compte un effectif de 70 hommes, il dispose également de trois pompes à incendie : deux refoulantes et une aspirante/refoulante, sept sacs en toile contenant chacun 25 seaux, 51 casques de parade, 60 casques incendie, 51 haches de Sapeur et sept haches incendie.
A cette époque, pour prévenir d’un sinistre, l’on sonnait le tocsin et un pompier, en vélo, jouait du clairon « Au feu ».
ANNÉE 1904 : La médaille de bronze de la mutualité est conférée à Monsieur Albin-Désiré Robert, deuxième adjoint au Maire d’Olivet, Vice-président de la Société de secours mutuels des Sapeurs-Pompiers d’Olivet.
ANNÉE 1905 : L’ensemble des Sapeurs-Pompiers sont bénévoles, le règlement prévoit que tout homme qui ne se rendrait pas sur les lieux de l’incendie, sera passible d’une amende de cinq Francs. En cas de récidive, il sera rayé de la Compagnie. La Compagnie est doté de trois pompes à bras ; deux refoulantes avec 48 mètres de tuyaux et une pompe aspirante et refoulement avec 60 mètres de tuyaux, sept sacs en toile contenant chacun 25 seaux. En complément, 51 casques de parade, 60 casques incendie et 51 haches de sapeur.
30 MAI 1914 : Le concours départemental de pompes a lieu à Olivet, il attire un monde fou, information à lire dans le compte rendu du journal local :
« La charmante petite cité, toute gauloise par l’esprit et l’hospitalité, avait été magnifiquement décorée. C’était bien la première fois qu’elle recevait un nombre si considérable de curieux. L’affluence était telle qu’il était difficile de circuler dans la rue Nationale (actuellement rue Marcel Belot), gentiment bordée de sapins piquées de fleurs et toute enguirlandée. Il y a eu de la part des habitants un effort, une unanimité, dignes de tous les éloges. La matinée avait été consacrée au concours pour les officiers et les sous-officiers. Puis ç’avait été l’assemblée générale départementale, au cours de laquelle on parla des progrès réalisés par l’Union départementale des Sapeurs-pompiers . »
A la suite, un magnifique défilé est emmené par les meilleures formations musicales du département, ce qui enthousiasme la foule. Après un banquet républicain présidé par le Maire ; M. Albert Barbier, les différentes épreuves du concours se sont déroulées tout au long de l’après-midi.
15 & 16 MAI 1932 : Le Corps des Sapeurs-Pompiers d’Olivet a pris part au concours national qui a eu lieu à Montivilliers (Seine-Inférieure), ils ont obtenu les récompenses suivantes en première Division :
Manoeuvre ; prix d’honneur
Tenue ; 1er prix
Matériel ; 1er prix
Officiers ; 1er prix, Sous-Lieutenant Joseph Linger
Sous-Officiers ; 1er prix, Sergent Sapin
Manoeuvre d’ambulance ; 1er prix
Théorie d’ambulance ; 1er prix
ANNÉE 1933 : Acquisition d’une autopompe ; la Delaugère et Clayette, elle peut transporter huit sapeurs. Elle part au feu jusqu’en 1952, date où elle est remplacée par un Fourgon Pompe Tonne, Ford Cargo. Les Sapeurs-Pompiers sont dotés d’une MotoPompe Renault Drouville qui est tracté par le véhicule, achetée au prix de 16 000 Francs avec l’aide d’une subvention.
La ville d’Olivet procède à l’installation de l’eau courante, la pompe à bras vois sa fin arriver, son remplacement par du matériel moderne.
Delaugère et Clayette des Sapeurs-Pompiers d’Olivet – 1933
Durant sa carrière de 19 années, la Delaugère partie une nuit pour incendie dans la forêt. Ce jour-là, il y avait du vent et les lumières de la voiture, étant des phares acétylènes, s’éteignaient à chaque rafale. Difficile d’avancer dans l’obscurité !
Ce véhicule est sauvegardé, et roule toujours aujourd’hui dans le cadre des voitures de collection.
30 MAI 1937 : Se tenait à Olivet, le concours national des pompe à incendie, organisé sous la présidence de Jean Zay ; Député et Ministre de l’Éducation Nationale. Une fête mémorable à laquelle participait, 49 Corps avec un effectif de 1 200 Sapeurs-Pompiers et 250 musiciens. Les hommes participent à diverses épreuves ; l’extinction de feu, le sauvetage, l’ambulance et les batterie et sonneries. Le midi, un banquet comptait 150 convives à l’Eldorado, le soir, un immense cortège aux flambeaux avec de nombreux chars décorés, dont celui des Sapeurs-Pompiers d’Olivet qui portait la Madelon des pompiers élues avec ses demoiselles d’honneur quelques jours auparavant.
Le Journal du Loiret faisait, le lendemain, un compte rendu enthousiaste de cette journée, sous un gros titre :
« Olivet, cité des fleurs et de l’eau, assiste et applaudit au Concours National de Manoeuvre et d’extinction d’incendie »
« Quand on traverse Olivet, la cité des fleurs et de l’eau, on croirait toujours que c’est dimanche. Les échos du Loiret savent pourtant si une gaité, une animation plus vives y règnent aux journées dominicales ! Mais les 30 mai à cet égard battit tous les records. Il n’était une façade du bourg coquet qui n’eut reçu sa décoration florale, naturelle ou artificielle ; et de la rivière au stade, des carrefours aux places, dès le matin, le soleil faisait étinceler des centaines de casques luisants, les uniformes pittoresques évoluaient par groupe dans la poussière dorée, les commandements et les coups de sifflets se répondaient et se croisaient au-dessus d’une foule sans cesse plus dense . »
ANNÉES 1939/1940 : Le Corps des Sapeurs-Pompiers d’Olivet compte 43 hommes sous le commandement du Lieutenant Joseph Linger, qui assureront durant cette période difficile.
21 MAI 1939 : Les Sapeurs-Pompiers d’Olivet se rendent à Juranville pour participer en division d’Excellence au concours national de manœuvres et extinction d’incendie où ils y réalisent de brillants résultats :
Manœuvre : Prix d’Excellence
Tenue et présentation : 1er Prix
Instruction technique : 1er Prix
Stratégie Officier : Lieutenant Linger ; Prix d’honneur avec félicitations
Théorie Officier : Lieutenant Linger ; Prix d’honneur
Théorie Sous-Officier : Sergent Sapin ; Prix d’honneur avec félicitations
Les Sapeurs-Pompiers d’Olivet autour de Monsieur le Maire ; Joseph Maury – 1948
Les Sapeurs-Pompiers d’Olivet et leur Delaugère et Clayette (date inconnue – vers 1950)
ANNÉE 1950 : L’année marque la fin du bénévolat chez les Sapeurs-Pompiers d’Olivet. Dorénavant, ils sont volontaires et sont rémunérés lorsqu’ils sont appelés pour une intervention.
ANNÉE 1952 : Les Sapeurs-Pompiers d’Olivet font l’acquisition d’un Fourgon Pompe Tonne, Ford Cargo avec équipement hydraulique Drouville.
12 DÉCEMBRE 1954 : Le Lieutenant Nioche remplace, à la tête du Corps, le Capitaine Forte-Paule qui atteint la limite d’âge.
La caserne est équipée de :
1 FPT Ford Cargo, modèle 1952 avec pompe Drouville de 60m3
1 MPR Renault, modèle 1933 de 45m3
1 Insufflateur Commeinnes avec une réserve de 3000 litres d’oxygène
Les Sapeurs-Pompiers d’Olivet – (date inconnue)
ANNÉE 1964 : Insolite moment qui causa quelques problèmes ; lors de l’organisation d’une manœuvre mensuelle, un bon feu a été allumé pour les besoins de l’exercice dans la cour de la coopérative. Ce feu a faillit faire perdre la vie à une vieille dame de 75 ans des suites d’une crise cardiaque, après qu’elle ait aperçu le rougeoiement des flammes au travers de ses volets. Par « chance », elle ne pouvait en rien reprocher aux Sapeurs-Pompiers qui avaient prévenu la population de cet exercice.
ANNÉE 1965 : Le Corps des Sapeurs-Pompiers d’Olivet passe Centre de Secours N°33 avec un effectif de 22 hommes pour 80 intervention annuelles. Le CS dispose de deux véhicules.
AOÛT 1965 : Réception d’une motopompe portative Guinard de 30m3 pour parer le problème des habitations situées aux extrémités, n’ayant pas de poteaux incendie à proximité.
ANNÉE 1966 : Édification d’un nouveau garage, au coeur du bourg, place de la Mairie (dans le prolongement des halles, près de l’école des garçons) afin de placer l’ensemble du matériel. L’appellation “Centre de Secours 33” devient également officiel.
Durant l’année, les interventions au nombre de 86 sorties ont augmentées de 10% par rapport à l’année précédente.
Les Sapeurs-Pompiers d’Olivet – 1966
MARS 1966 : Le Commandant Malbo, inspecteur départemental dote la caserne d’une embarcation de sauvetage. La ville étant traversée par le Loiret, il est nécessaire d’avoir un moyen permettant d’intervenir sur le plan d’eau.
JUIN 1966 : Attribution d’un CCF de 3500 litres, muni d’une pompe de 30m3. Le véhicule peut intervenir en complément du FPT.
21 AOÛT 1966 : Un incendie s’est déclaré à 0h31 aux entreprises Luguet, un marchande de bois, fabrique d’allume-feu et de charbons de bois. Le premier poteau incendie se trouvant à 604 mètres, il fallut se surpasser pour réaliser l’intervention au mieux. Avec l’intervention de 18 hommes sur 19 que compte la caserne et la présence du FPT et CCFL pour protéger les premières habitations proches. Le feu est éteint en 30 minutes, puis 3 heures pour ranger les 600 mètres d’établissement et le matériel.
NOVEMBRE 1966 : Dans le cadre des achats groupés, la municipalité attribue une motopompe d’épuisement pour vider les caves et les sous-sols. Puis, un générateur de mousse, débit 2m3 à la minute pour les deux d’hydrocarbure. Olivet étant desservie par huit stations citernes, il est nécessaire d’avoir un équipement de ce genre.
ANNÉE 1967 : A confirmer Réception d’un VSABR (Véhicule pour soins aux asphyxiés et blessés de la route)
ANNÉE 1968 : Dans le plan quinquennal d’équipement du Service Départemental, le Corps d’Olivet fait réception d’un VSAB, un FPT et un CCFL.
Exposition de matériels anciens et modernes début 1970 (Calendrier des Sapeurs-Pompiers d’Olivet – 2008)
ANNÉE 1973 : Un agrandissement est prévu pour la caserne ; le CS 33.
15 DÉCEMBRE 1974 : Inauguration de la nouvelle caserne durant la fête de Sainte Barbe, sur la place, à l’arrière de l’Hôtel de Ville.
Les Sapeurs-Pompiers d’Olivet – 1975Concours Congrès à Olivet (1976)
ANNÉE 1980 : Le Centre de Secours se dote d’un véhicule de désincarcération équipé sur le châssis d’un ancien GMC arrivé en France en 1944. Ce véhicule est unique en France.
Le Centre de Secours d’Olivet – 1980
Centenaire de la Mairie – 1987
ANNÉE 1988 : Le CS33 et composé de 36 Sapeurs-Pompiers Volontaires d’une moyenne d’âge de 32 ans et effectuent 750 interventions.
Le Centre de Secours dispose de :
1 Fourgon Pompe Tonne
1 Camion Citerne Feux de Forêt Moyen
1 Camion Citerne Feux de Forêt Lourd
1 MotoPompe Remorquable de 90m3
1 MotoPompe Remorquable de 30m3
1 échelle Pivotante Automatique de 30m
1 Remorque mousse (400m de tuyaux / 200L d’émulseur)
1 Remorque extincteur poudre polyvalente (150kg)
2 Véhicules de Secours aux Asphyxiés et Blessés
1 Véhicule dégagement étaiement
1 Remorque éclairage Désincarcération
1 Camionnette d’Interventions Diverses
1 Véhicule de Liaison Radio
1 Embarcation de sauvetage
1 Véhicule de reconnaissance
1 Embarcation de Reconnaissance
1 Remorque avec 3 MotoPompes d’épuisement
1 Remorque sablage
Le Centre de Secours d’Olivet – 1988
Durant cette année, la municipalité avait projeté un agrandissement des locaux avec quatre nouvelles travées et une salle d’instruction au premier étage, mais de vastes projets au niveau de l’agglomération orléanaise ont stoppé la réalisation des travaux.
02 SEPTEMBRE 1990 : Les secours d’Olivet sont demandés par le CTA pour un AVP sur l’autoroute A71. Le bilan est très grave, il fait état de deux victimes brûlées, transportées par hélicoptère du CHRO la Source au CHU de Lyon dans la soirée, et 3 victimes carbonisées. L’origine de l’accident serait dû à l’éclatement d’un pneu qui a déstabilisé immédiatement de le véhicule. Après avoir percuté les glissières de sécurité, fit plusieurs tonneaux avant de s’immobiliser sur le toit. Le conducteur, éjecté de la voiture a réussit à sortir son fils, passager avant qu’il soit en totalement en flamme. Les trois passagers à l’arrière sont décédés (mère, femme et fille). L’incendie provoque un incendie sur le bas côté, ce qui nécessite des moyens supplémentaires pour le maitriser.
Les moyens présents :
2 VSAB
1 FPT + RM
1 VDE + RED
1 CCFM
1 CCFL
1 CID
1 VL
Au total, ce sont huit véhicules et 22 Sapeurs-Pompiers qui sont présent sur l’intervention.
ANNÉE 1993 : Un second agrandissement est prévu pour la caserne ; le CS 33.
06 JUIN 1993 : La commune d’Olivet organise le Concours Congrès Départemental. C’est la dernière fois que le Capitaine NIOCHE à organisé cet événement ; il fait valoir ses droits à la retraite après 35 années passées chez les Sapeurs-Pompiers.
La Delaugère et Clayette est présentée lors du rassemblement « La locomotion en fête » à Cerny (91) – 1994
CS Olivet (date inconnue)
Affiche des 50 ans de la caserne des Sapeurs-Pompiers d’Olivet – 2016
31 JUILLET 2018 : Un feu de garage automobiles se déclare, d’une superficie de 1000 m². Au total, cinq LDV 500 dont une sur l’EPC. Le sinistre fait oblige le chômage technique de 12 personnes, mais ne fait aucune victime.
02 MARS 2019 : Dissolution de la caserne des Sapeurs-Pompiers d’Olivet pour la fusion avec Saint Hilaire, en tant que PAOLHI (Poste Avancé OLivet saint HIlaire), qui se situe dorénavant, Rue de la Trésorerie.
FERMETURE DÉFINITIVE DE LA CASERNE
02 MARS 2019
HISTOIRE & PATRIMOINE DES SAPEURS-POMPIERS D’OLIVET
Histoire & Patrimoine des Sapeurs-Pompiers du Loiret
Curieuse ou curieux de connaitre l’histoire d’une nouvelle commune du Loiret et leurs Sapeurs-Pompiers ? Voici l’occasion de continuer en cliquant sur une fiche aléatoire ci-dessous ou retour au sommaire pour une recherche précise.