ORLEANS


Les Sapeurs-Pompiers de la commune d’Orléans

En 274, la ville se nomme Aurelianum, puis ensuite, Orliens et Orléans.


Orléans se situe dans le quadrant Nord-Ouest du département du Loiret, dans l’arrondissement d’Orléans, son propre chef-lieu. C’est une commune d’une superficie de 27,48 km² et se situe à vol d’oiseau de :

  • 120 km – Paris

Les limites de la commune avoisinent :

  • Ardon
  • Fleury les Aubrais
  • Olivet
  • Saint Cyr en Val
  • Saint Jean de Braye
  • Saint Jean de la Ruelle
  • Saint Jean le Blanc
  • Saint Pryvé Saint Mesmin
  • Saran
  • Semoy

A l’époque des Gaules, la ville d’Orléans fut détruite en grande partie par Jules César en 52 avant Jésus Christ. Depuis, Orléans subit de nombreux incendies dont certains ont totalement détruit la ville.


DATE INCONNUE DE LA CRÉATION DU CORPS

ANNÉE 1200 :
Une mention fait état d’un service de veille contre les incendies dans des archives. Malgré cela, en 1217, la ville est victime d’un incendie considérable.

ANNÉE 1391 :
La première cloche de ville est installée, sur la tour Saint Pierre Empont où se trouve Saint Effroy.

ANNÉE 1663 :
Les moines-pompiers doivent lutter contre l’incendie de la Chapelle Saint Jacques. Malgré leurs efforts, elle est totalement détruite.

ANNÉE 1730 :
La ville d’Orléans fait l’acquisition de la première « Pompe à feux » au Sieur Blochet, plombier.

ANNÉE 1756 :
Le Capitaine du Guet est le Sieur Colombeau, chevalier d’Allou.

ANNÉE 1765 :
En complément du service du Guet, la Compagnie de la Bourgeoisie existe, elle est composée de 10 Compagnies, une dans chaque quartier de la ville. Elle est commandée par le Capitaine-Colonel Jouffe de Champremeaux.
Plus tard, cette Compagnie devient la Milice Nationale, puis Garde Nationale.

ANNÉE 1790 :
Le service du Guet est remplacé par la Milice Nationale sous le commandement de M. Dulac de la Varenne. Une Compagnie est chargée du service des pompes.

23 JUIN 1790 :
Le Conseil Municipal de la ville d’Orléans confie à la cinquième Compagnie dite « des canonniers », trois pompes à main, en bois, montées sur charrette, 260 sceaux en cuir, flambeaux et lanternes, tonnes d’eau montées sur chariots, que doivent emmener les chevaux lors d’incendies.
Le matériel est stocké dans le nouvel Hôtel de Ville, place de l’Étape.

Casque des Canonniers Sapeurs-Pompiers d’Orléans

02 DÉCEMBRE 1790 :
La fête de la Sainte Barbe est célébrée pour la première fois, M. Legros conduit la cinquième Compagnie à la Parade sur la Place du Martroy devant leur Chef, le Colonel Parfait de Bizemont.

07 MAI 1791 :
Le Maire et les Officiers Municipaux rédigent le Règlement de 35 articles, un modèle du genre.

ANNÉE 1793 :
Cessation de la Compagnie des Canonniers, ce sont les garçons des raffineries qui dorénavant vont au feu.

25 MARS 1808 :
La municipalité demande à ses Pompiers qu’ils fassent, à leurs frais, l’acquisition d’un casque en cuir comme ceux utilisés à Paris et d’un ceinturon en cuir.

21 SEPTEMBRE 1808 :
La municipalité demande à nouveau à ses Pompiers d’acquérir, toujours à leurs frais, le petit uniforme. Il est composé d’une veste ronde croisée, un pantalon en drap bleu foncé avec parement de la même étoffe et passepoil rouge, collets de drap rouge cramoisi, des épaulettes de laine rouge doublure en serge cramoisie et boutons ronds de métal jaune. Les Chefs devront ajouter aux épaulettes deux petites tresses en or.
Au premier Janvier suivant, chaque Pompier doit être équipé du casque, d’une tenue et du ceinturon sous peine d’être remplacé dans la Compagnie.

ANNÉE 1816 :
La Compagnie des Pompiers comprend un effectif de 106 hommes et de 21 membres honoraires. Elle est réunie à la Compagnie des Canonniers de la Garde Nationale, mais elle conserve néanmoins son ancienne organisation. Les Pompiers sont rattachés à l’Administration Municipale contrairement à la Garde Nationale qui est placée sous l’autorité militaire.

02 JUIN 1819 :
La première Compagnie d’Assurances Mutuelles contre les Incendies est établie. Les maisons assurées portent une plaque en tôle avec la mention « A.M.C.L. ».

Casque des Sapeurs-Pompiers d’Orléans, modèle 1821 – 2020
(Musée – Mémoire et Souvenir des Sapeurs-Pompiers du 41)

22 JUIN 1821 :
Vers minuit, Rue des Charretiers à Orléans, un incendie éclate dans une menuiserie. La Compagnie et ses Pompiers y effectuent leurs premiers sauvetages. Les locataires et leurs enfants amortissent leur chute sur un morceau de paille et de fumier que l’on place sous les croisées.

ANNÉE 1822 :
La Compagnie des Pompiers est composée de 144 hommes, dont huit porte-haches et deux tambours, quatre ouvriers cordonniers. Ils reçoivent une quatrième pompe, ce qui leur permet de former une quatrième division.
Les hommes doivent s’équiper à nouveau, et à leurs frais, d’habits et d’un casque.

22 NOVEMBRE 1822 :
Le Maire d’Orléans ; M. de Rocheplatte, prend un arrêté municipal. Les Sous-Officiers et Sapeurs doivent accrocher au dessus de leur porte d’habitation, un tableau indiquant leur nom et le grade.

ANNÉE 1823 :
Dans les archives, dans la ville d’Orléans, la mention « SAPEURS-POMPIERS » apparait.

29 NOVEMBRE 1835 :
Le Capitaine Pilte-Grenet prend le commandement de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers avec un effectif de 180 hommes suite à la cessation d’activités du Capitaine Ponceau, qui malheureusement, ne plait plus, un sort bien trop commun.
L’effectif est composé de :

  • 6 Officiers
  • 11 Sergents
  • 17 Caporaux
  • 144 Sapeurs
  • 2 Tambours

La Compagnie dispose de quatre pompes et 250 seaux répartis en trois chariots.

FÉVRIER 1837 :
Sont acquises, deux nouvelles pompes dans la commune, les quatre autres pompes sont remises à neuf.

ANNÉE 1838 :
L’État-Major de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers est composé de :

  • M. Pilte-Grenet – Capitaine en Premier
  • M. Delorme – Capitaine en Second
  • M. Lerasle – Premier Lieutenant
  • M. Conscience – Deuxième Lieutenant
  • M. Thuillier – Sous-Lieutenant en Premier
  • M. Poisson – Sous-Lieutenant en Second
  • M. Hatton – Sergent-Major
  • M. Morin – Fourrier
  • Docteur Poupard – Chirurgien-Major

En fin d’année, la ville d’Orléans dispose de huit pompes dont deux nouvelles seront acquises. La Compagnie compte 50 seaux en cuir, 242 seaux en osier, goudronnés et 504 seaux en zinc. Chaque Officier dispose d’une pompe à main, en zinc. Deux pompes sont déposées au théâtre municipal.

ANNÉE 1839 :
La municipalité fait l’acquisition de nouveaux casques pour une dépense de 1 200 Francs. Ces derniers restent la la propriété de la ville, un choix pris car les précédents casques sont trop volumineux et les Sapeurs-Pompiers sont gênés. Ils sont posés au sol et travaillent tête nue.
Ces nouveaux casques sont fabriqués en fer battu.
Durant cette année, des médailles en bronze et argent pour les Officiers sont distribuées aux Pompiers lorsqu’ils n’ont pas le temps d’aller endosser leur uniforme pour les incendies.

ANNÉE 1842 :
La devise de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers d’Orléans est « Honneur et Dévouement ».

16 AOÛT 1842 :
Durant la nuit un incendie a éclaté dans la maison de la Chancellerie, située place du Martroi. Les Sapeurs-Pompiers et la foule sont arrivés, le sommet des combles de la Chancellerie était déjà la proie des flammes. Les Sapeurs-Pompiers ont organisé leur service et fait l’établissement des pompes. Huit jets sont dirigés contre le foyer de l’incendie. Dans la rue de la Hallebarde, deux pompes lançaient l’eau sur les combles afin de diminuer l’intensité du feu. Une troisième placée sous la voûte de la Chancellerie servait a empêcher la communication des flammes aux corps de bâtiment situés dans la cour. Une quatrième pompe est placée sur le Martroi, vis à vis le bureau de tabac, non loin une seconde. Dans la rue Royale, deux pompes montaient leur eau sur les toitures. Enfin, dans la cour de Monsieur Daguet, on a placé une pompe de précaution.
Toutes ces pompes, dirigées avec intelligence, desservies avec activités et combinées de telle sorte qu’elles garantissaient les maisons voisines et arrêtaient la communication des flammes.

04 SEPTEMBRE 1842 :
Suite au décès du Capitaine Pilte-Grenet, d’une paralysie pulmonaire à l’âge de 78 ans, en tenue de Capitaine, est nommé par 108 voix, M. Gretry, Pompier de Saint Hilaire Saint Mesmin pour commander la Compagnie des Sapeurs-Pompiers d’Orléans.

MAI 1843 :
Le risque ferroviaire apparait à Orléans avec l’arrivée de la Compagnie du Chemin de Fer ; Paris-Orléans.

17 MAI 1843 :
Vers 21 heures, un violent incendie se déclare dans le grenier d’un boucher du quartier de l’Orme-Rond, route de Saint Mesmin. Ce grenier est rempli de fourrage, malgré tous les efforts des Sapeurs-Pompiers venant d’Orléans et de Saint Mesmin, les flammes se sont propagées à toute la maison, qui a été entièrement consumée.
Bien que l’on ait pu sauver une partie du mobilier, la perte est considérable même si la maison est assurée. Il paraît que cet incendie est purement accidentel ; le feu s’est communiqué par une fissure à un tas de bourrées adossés à la cheminée.

NOVEMBRE 1846 :
Une collecte au profit des inondés a été faite dans la Compagnie des Sapeurs-Pompiers d’Orléans par les soins de Messieurs les Officiers. Elle a produit 231,50 Francs qui ont été versés à la Mairie.

ANNÉE 1847 :
Bien que la musique des Sapeurs-Pompiers d’Orléans existait avant cette année 1847, elle est en concurrence avec la clique de la Garde Nationale, dont, de fortes tensions existent entre eux. La musique des Sapeurs-Pompiers va jusqu’à refuser de défiler lors des fêtes de Jeanne d’Arc de cette année.

FÉVRIER 1848 :
Les deux formations de musiques des Sapeurs-Pompiers d’Orléans et de la Garde Nationale doivent faire la paix car la révolution éclate à Paris et devront à présent maintenir l’ordre. Le 24 Février est proclamée, mettant ainsi fin à la Monarchie de Juillet.

ANNÉE 1852 :
Le Maire de la ville de Nantes, « ayant entendu dire tout le bien de vos Sapeurs-Pompiers« , demande à son confrère Orléanais, des renseignements sur l’organisation et le fonctionnement de la Compagnie.

14 SEPTEMBRE 1852 :
Le Prince Président Louis Napoléon passe en revue, la Compagnie des Sapeurs-Pompiers d’Orléans, lors de son passage en la Gare des Aubrais à Fleury aux Choux (Fleury les Aubrais).
La Compagnie dispose d’un effectif de 144 hommes, un peloton de Porte-Haches de 18 Sapeurs.

ANNÉE 1853 :
Date marquante ; Napoléon III officialise l’organisation de la musique des Sapeurs-Pompiers d’Orléans dont, 20 musiciens de tous grades, en grand uniforme, composent l’Harmonie qui accompagne le Bataillon.

13 JUIN 1854 :
Un incendie éclate au lycée d’Orléans, dans les combles du bâtiment situé sur la rue Sainte Catherine. L’alarme est donnée à 10 heures, Monsieur le proviseur a consigné dans les études situées à l’autre bout du lycée, les élèves des classes élémentaires. Quant aux élèves des classes supérieures, ils sont réunis dans la cour pour la chaîne et donner, sous sa direction, les premiers secours.

Le feu s’est développé tout à coup sur toute la longueur du bâtiment en question. Les voisins effrayés commençaient déjà à déménager leur mobilier par les portes et les fenêtres.

Les Sapeurs-Pompiers, les Gendarmes et la troupe de ligne sont arrivés, grâce à l’énergie et à la promptitude des secours, on a pu faire la part du feu et la limiter aux combles. Le feu est éteint dans le grenier même, sans aucun dégât pour les étages placés au-dessous.

Ce bâtiment comprend au deuxième étage les chambres des maîtres d’étude et au premier le logement de Monsieur l’aumônier.

Les Sapeurs-Pompiers, Gendarmes et la troupe de ligne ont fait preuve de leur zèle accoutumé. De toutes parts, les habitants ont prêté assistance la plus empressée. L’usine de Monsieur Daudier et les puits du voisinage ont alimenté les pompes de secours. L’école normale, de son côté avait envoyé sa pompe en complément des cinq pompes de la Mairie. A midi et demi, tout était fini, les Sapeurs-Pompiers retournaient chez eux.
Les dégâts sont évalusé à 3 ou 4,000 Francs, le lycée est assuré à la Caisse Générale des lycées impériaux. On ignore les causes de l’incendie.

A 13 heures, les élèves avaient repris leurs travaux, et le lycée était rentré dans son calme ordinaire.

ANNÉE 1855 :
A Orléans, trois commerces « Pompiers » se tiennent en ville, trois fabricants de pompes à incendie qui sont évidemment, membres de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers d’Orléans.

  • Hochard ; Rue des Carmes
  • Trottereau ; Rue aux Loups
  • Villette ; Rue du Boeuf Saint Paterne

JUIN 1856 :
Une nouvelle crue mobilise, soit 10 ans après, les Sapeurs-Pompiers qui doivent faire face à ces eaux. Plusieurs sauvetages ont été réalisés, malheureusement, savoir nager est un luxe que peu ont acquis. Seuls les Officiers et Sous-Officiers apprennent grâce à leurs fortunes personnelles.

03 JUILLET 1857 :
Par décret, est nommé Officier de Sapeurs-Pompiers, Monsieur Patay au grade de Sous-Lieutenant, en remplacement de Monsieur Aubin démissionnaire.

ANNÉE 1866 :
Suite à une nouvelle inondation, terrible fléau qui touche Orléans et la France, les Sapeur-Pompiers ont refusés de célébrer la fête de Sainte Barbe pour participer à la souscription en faveur des sinistrés. Une journée de service par homme est offerte, soit un total de 400 Francs.

14 JUIN 1867 :
Le corps de musique des Sapeurs-Pompiers d’Orléans qui donnait un concert sur le champ de foire à 15 heures, dont voici le programme :

Première partie

1/ Le Réveillon, pas redoublé.
2/ Trio du Pré aux Clercs (Hérold).
3/ Hortensia, polza-mazurka (Aerts).
4/ Air varié pour baryton, exécuté par Monsieur Lançon (Berr).
5/ La Pergola, polka (Marie).

Deuxième partie

6/ Fantaisie sur Semiramide (Marie).
7/ El Danzado, boléro (Tilliard).
8/ Air varié pour clarinette sur les Diamants de la Couronne, exécuté par Monsieur Sylvestre (Auber).
9/ Fantaisie sur Zampa (Hérold).
10/ Le Prince Impérial, quadrille.

En vertu d’un ordre de départ immédiat, les pompiers d’Orléans, qui seront bientôt suivis par ceux de tout le département, sont partis ce matin pour Paris.
La mesure n’atteint que les pompiers âgés de moins de quarante ans. Inutile de dire que les officiers, quel que soit leur âge, tiendront à honneur de se mettre à la tête de leurs hommes.
Bien que nous n’ayons pas de renseignements certains sur la cause et le but de l’ordre donné aux pompiers de province, il est évident pour nous que cette cause est triple : d’abord l’incorporation dans l’armée active des pompiers de Paris ; puis le départ pour l’armée de toutes les troupes casernées dans l’enceinte des fortifications ; enfin la fatigue de la garde nationale parisienne qui est encore sur le pied où l’a mise le décret de 1852, par conséquent en petit nombre et surchargée de service depuis plusieurs jours. Le but est d’assurer le service, grâce aux renforts qui font arriver de tous les points dans la capitale.

Journal du Loiret, 17 août 1870

03 AVRIL 1871 :
Le Corps des Sapeurs-Pompiers d’Orléans va pouvoir reprendre ses exercices d’usage après une interruption qui ne s’était jamais produite. La présence seule des Prussiens parmi nous a pu en suspendre la régularité.
La première manœuvre mensuelle aura lieu ce dimanche.


Aujourd’hui on a affiché la proclamation suivante, lue par nos concitoyens avec tous les sentiments d’indignation et d’horreur que peut exciter chez d’honnêtes gens et des Français, le crime monstrueux dons les insurgés se redent coupables à la dernière heure :

Journal du Loire, 25 mai 1871

Appel aux Pompiers.

Orléans, le 24 mai, 10 heures matin

L’insurrection parisienne vient d’ajouter un nouveau forfait à tous ceux par lesquels elle avait attristé la conscience et le coeur de la France. Vaincue par nos héroïques soldats, écrasée par la force légale de souveraineté nationale, elle se venge par l’incendie. Les Tuileries sont en feu, le Louvre est menacé. Le gouvernement, pour sauver des monuments et des trésors artistiques, qui sont le bien et l’honneur de la France, fait appel au courage et au dévoûment des pompiers.
Je suis assuré que la compagnie d’Orléans sera la première au péril et au devoir.

Le préfet du Loiret,
LÉON RENAULT.


MAI 1871 :
La nouvelle des incendies allumés par les émeutiers, dans leur défaite, a excité la plus vive indignation. Rarement Orléans avait été plus ému dans son honnêteté et son patriotisme.
Vers 2h15, des Sapeurs-Pompiers et des volontaires, au nombre de 70, sont partis par un train spécial, portant à Paris les secours demandés. Avec eux, ils emportent quatre pompes. Ils sont accompagnés jusqu’à la gare par la population sous de sympathiques acclamations.

08 JUIN 1871 :
Un drapeau est offert aux Sapeurs-Pompiers d’Orléans par les habitants de Paris, des rues de Lille, du Bac, de Verneuil, …Etc… C’est dans ces quartiers que le détachement des Sapeurs-Pompiers du Loiret avait été dirigés durant six jours lors des incendies. Le drapeau porte cette mention : Incendie de Paris, 1871. Aux pompiers d’Orléans.

NOVEMBRE 1872 :
Le Corps des Sapeurs-Pompiers d’Orléans est doté de sa première pompe aspirante et refoulante, à cette époque, la ville dispose de 10 pompes.

ANNÉE 1873 :
La pluie d’abat sur la ville durant les fêtes de Jeanne d’Arc, la procession qui quitte tardivement la cathédrale Sainte Croix, vers 11 heures, le clergé s’empresse de quitter la rue. Les Sapeurs-Pompiers, en tête du cortège font de même et retournent dans la cathédrale. Une fois le monde mis à l’abri, prêtres et Sapeurs-Pompiers célèbreront cette déconvenue par un Te Deum.

16 MARS 1874 :
Un incendie se déclare chez un marchand de chaussures … Rue des petits souliers … un Officier d’Artillerie qui passe par là intervient rapidement pour porter secours. Ce dernier faillis périr asphyxié.

ANNÉE 1875 :
Un décision va poser des problèmes de financement de la formation, la musique des Sapeurs-Pompiers ; en effet, une réorganisation stipule dorénavant que les membres de l’harmonie ne font plus partie du Corps des Sapeurs-Pompiers.

04 JUILLET 1876 :
Par décret du Président de la République, M. le comte de Tristan, commandant le bataillon des Sapeurs-Pompiers d’Orléans ; en exercice depuis 1846, il reçoit au grade d’officier, l’ordre national de la Légion d’honneur (Chevalier en 1849).

11 OCTOBRE 1876 :
La municipalité réorganise le Bataillon des Sapeurs-Pompiers d’Orléans. Il est demandé aux hommes de signer un engagement de cinq ans, ils recevront également une indemnité annuelle de 40 Francs.
Cependant, s’ils doivent supporter les frais de leur habillement, l’équipement leur est désormais fournis par la ville.

ANNÉE 1878 :
Le Bataillon des Sapeurs-Pompiers d’Orléans compte un effectif de 160 hommes. L’habillement par personne a un coût, pas moins de 120 Francs.

02 SEPTEMBRE 1880 :
La ville d’Orléans est mise en émoi, 21 heures par les cris : Au feu ! et par les tambours donnant l’alarme. Un départ d’incendie vient de se déclarer chez Monsieur Fritsch, brasseur au faubourg Bannier. Le feu prit dans l’écurie située près des bâtiments, à angle droit des ateliers servant à la fabrication de la bière, qui, il y a deux ans, avaient été détruits par un incendie. Grâce à la promptitude des voisins, soldats du 76ème et par les pompes de Messieurs Gilbert et Daudier, manufacturiers, ainsi que les Sapeurs-Pompiers, sous le commandement du Capitaine Janse, le sinistre a pu être conjuré dès le début.

27 MARS 1881 :
Création de la Société de Secours Mutuels et de Retraites des Sapeurs-Pompiers d’Orléans. La caisse garantie, moyennant cotisations de ses membres, les soins du médecin et les médicaments, une indemnité en cas de maladie, les funérailles et la constitution d’une Caisse de Pensions Viagères de Retraite.

07 JANVIER 1882 :
Incendie au pensionnat de jeunes gens, 35 rue du Tambour.

23 AVRIL 1882 :
Les Sapeurs-Pompiers conduisent à sa dernière demeure, le Capitaine Patay.

21 OCTOBRE 1882 :
Incendie à la vinaigrerie au 22 rue Dauphine.

16 JUIN 1883 :
Incendie à la boulangerie Leclerc, au 38 rue Bannier dans la nuit du 16 au 17 juin.

28 AOÛT 1883 :
Un nouvel incendie met le quartier Ouest d’Orléans en émoi, notamment les quartiers neufs.
Vers sept heures, un épais nuage de fumée noire s’élève au-dessus du faubourg Bannier. On y apprend rapidement qu’un feu vient d’éclater dans la scierie mécanique de M. Robineau Breton, sise à l’angle des rues du Parc et de Coulmiers, entre cette dernière et le boulevard de Châteaudun.
Le feu de planches et de voltiges prend très vite une importance considérable. Aux Sapeurs-Pompiers d’Orléans, se joignent ceux de Fleury aux Choux, Saran, Saint Jean le Blanc et Saint Jean de Braye.
L’ensemble des Sapeurs-Pompiers sont remerciés par M. Charles Sanglier, Maire d’Orléans pour leur concours et leur dévouement.

Les fusils Remington, quoi doivent remplacer l’ancien armement de nos sapeurs-pompiers, sont arrivés à Orléans et vont être incessamment distribués aux hommes du bataillon.

Journal du Loiret, 7 décembre 1883

22 MAI 1886 :
Un incendie se déclare à 17h30, quai Barantin au numéro 18 ; un négociant en grains. Durant l’intervention, un Sous-Officier s’est blessé en faisant une chute de l’échelle et se fit une légère contusion au front. Il fut pris en charge immédiatement par le Chirurgien-Major du Bataillon pour des soins.

ANNÉE 1887 :
Le Bataillon compte dans ses rangs, 26 Sapeurs-Fontainiers, ils sont chargés lors d’interventions, d’alimenter la pompe. C’est l’ancêtre du Chef d’Alimentation.

MARS 1887 :
Par les soins de l’Etat-Major du Bataillon des Sapeurs-Pompiers, on vient de placer, à la Mairie, à l’entée du corridor où est établi le poste de nuit, une lanterne rouge, sur laquelle les mots : « SAPEURS-POMPIERS » se détachent en lettres blanches. On saura donc ainsi où s’adresser en cas d’incendie.

La revue nouvelle, dite d’armement du Bataillon, sera effectuée le dimanche 13 Mars à 14 heure, boulevard Alexandre Martin à Orléans.

14 FÉVRIER 1889 :
Incendie chez un marchand de fourrage, rue Gratteminot.

24 MARS 1889 :
Le Bataillon inaugure sa nouvelle tenue qui se compose d’un casque léger, et dolman de l’armée à brandebourg. Une revue d’habillement est passée sur le Boulevard Alexandre Martin.

Mémoires supérieurs à 300 Francs.
Le conseil approuve trois mémoires relatifs aux casques des pompiers et s’élevant à 378,25 Francs, 691 Francs et 700,70 Francs.

Journal du Loiret, 31 mars 1889

ANNÉE 1890 :
Malgré certaines réticences du conseil municipal, la formation musicale qui a connu en 1875 des problèmes suite à la réorganisation, est conservée comme musique municipale.

31 AOÛT 1890 :
Vers 20h45, le feu s’est déclaré, rue de la Bourie-Rouge au numéro 15, dans une maison appartenant aux époux Venot ; débitant de vins. Les époux étaient absents, sortis vers 20 heures en laissant seul leur fils âgé de 14 ans, qui était couché.

L’incendie a pris naissance dans une mansarde et a éclaté avec tant de force qu’en un instant la toiture était la proie des flammes.

Aussitôt l’alarme donnée, les voisins se sont précipités chez les époux Vénot et ont sauvé en partie leur mobilier. Le jeune enfant Venot, déjà à moitié asphyxié dans son lit, a été sauvé par deux courageux citoyens qui, au péril de leur vie, n’ont pas craint de pénétrer dans la chambre du jeune homme et de l’emporter dans une maison voisine.

Les deux sauveteurs de l’enfant se nomment Messieurs Massa ; ouvrier chez Monsieur Guillot-Pelletier, et Bouland ; scieur de long.

Les secours sont rapidement organisés sous la direction du Capitaine des Sapeurs-Pompiers, arrivé le premier sur les lieux de l’incendie avec la pompe du 76ème de ligne.
Les pompes du chemin de fer de l’Etat, de la Compagnie d’Orléans, des Aydes et de la ville, sous la direction de Monsieur le commandant des Sapeurs-Pompiers, ont protégé les habitations voisines, dont une était gravement menacée, et fait la part du feu. L’incendie était complètement éteint à 10h50.

ANNÉE 1893 :
Dans chaque Compagnie, un Sapeur remplit les fonctions de Sapeurs-Infirmier. Il est doté d’un sac dorsal, dit « Sac de secours » ou « Sac d’ambulance« . Le Docteur Charles Le Page ; Médecin-Major du Bataillon, rédige alors un manuel des premiers secours, à l’usage des Sapeurs-Pompiers.
Ce manuel est édité par la Fédération des Sapeurs-Pompiers en 1894, puis distribué dans l’ensemble de la Métropole, l’Algérie et les départements français d’Outre-mer.
Désormais, les Concours de pompes comporteront également une manœuvre d’ambulanciers.

05 AVRIL 1893 :
Vers 20 heures, un commencement d’incendie s’est déclaré à l’hôtel du Sauvage, au 71 rue de Bourgogne à Orléans, dans une écurie située au fond de la cour et inoccupée à ce moment. Grâce aux prompts secours apportés par le personnel de l’hôtel et par les voisins, tout danger est conjuré en quelques instants. L’incendie aurait pu, cependant prendre de graves proportions sans la présence d’esprit des Sapeurs-Pompiers accourus aux premiers appels de la générale, notamment du Capitaine Blanchard et le Sergent-Fourrier Georges Breton qui ont enlevé les solives du plafond de l’écurie. Cette action aura permis d’empêcher les flammes de gagner les greniers remplis de foin et de paille.
La perte est de minime importance. Le feu a pris naissance dans le lit du garçon d’écurie, il est probable que sa lanterne ait été trop approchée du lit, ce qui aura communiqué le feu.

21 OCTOBRE 1893 :
Création de l’Union Départementale des Sapeurs-Pompiers du Loiret avec à sa présidence, le Commandant Mercier et comme secrétaire, le Docteur Le Page.


27 NOVEMBRE 1893 :


Union départemental des officiers et sous-officiers de sapeurs-pompiers du Loiret.

Une Société amicale vient de se former sous ce nom à Orléans et a été approuvée par arrêté préfectoral en date du 27 novembre 1893.
Son but est de resserrer les liens d’amitié qui unissent les membres des compagnies de sapeurs-pompiers du Loiret, de rechercher et de mettre à l’étude les moyens propres à améliorer leur sort, d’étudier le perfectionnement à apporter au matériel d’extinction et de sauvetage, et aux manœuvres employées pour les rendre simples, rapides et efficaces, d’organiser des concours dans le département pour stimuler le zèle des compagnies.
Cette Société est composée de membres d’honneur, actifs et honoraires ; elle engage tous les officiers et sous officiers du Loiret à se faire inscrire comme membres

actifs ; elle fait un chaleureux appel à tous ceux qui s’intéressent à son noble but et sera heureuse d’admettre comme membres honoraires tous ceux qui voudront bien lui prêter leur appui à l »aide de cotisations ou de dons manuels.
Le bureau provisoire a été constitué dans la réunion préparatoire du 21 octobre 1893, de la façon suivante :
Président : M. Mercier, commandant du bataillon d’Orléans.
Vice-président : M. Poplin, capitaine adjudant-major.
Secrétaire : M. le docteur Le Page, médecin-major du bataillon d’Orléans.
Trésorier : M. le capitaine Beaumet.


DU 21 AU 23 JUILLET 1894 :
Le Concours Départemental de Pompes à incendies est organisé à Orléans. Pas moins de 190 Compagnies y participent dont 47 concourent pour les manœuvres d’ambulance.

JANVIER 1895 :
On attribue des palmes d’Officier d’Académie au Docteur Le Page, médecin du Bataillon des Sapeurs-Pompiers d’Orléans.

ANNÉE 1897 :
La tension monte quand on oblige les musiciens à participer aux opérations de terrain en tant que Sapeurs Volontaires.

11 AVRIL 1899 :
Un incendie éclate Place du Martroi, dans la toiture de la Bourse. C’est l’occasion d’utiliser pour la première fois en intervention, l’échelle aérienne Gugumus acquise par la municipalité suite à une sécurité du personnel devenue défaillante avec les précédentes échelles.
Durant l’année suivante, une seconde échelle sera achetée, plus petite mais toujours forte utile pour pénétrer dans les cours intérieures d’immeubles.
Plus tard, les Sapeurs-Pompiers lui donneront le surnom de « Rosalie« , emprunté sur la calandre d’un véhicule porteur.

Les Sapeurs-Pompiers d’Orléans au défilé de Jeanne d’Arc – (date inconnue)
Revue des Sapeurs-Pompiers d’Orléans – (date inconnue)

ANNÉE 1900 :
La municipalité fait l’acquisition de deux nouvelles pompes de marque Thirion. C’est à partir de cette époque que le matériel et l’outillage du Bataillon Orléanais est peint de couleur rouge vermillon.

09 MAI 1900 :
Un incendie se produit à la Poterie, dans la commune de Saran. La pompe étant remisée au bourg, les délais sont long et ce genre d’incendie est fréquent, malheureusement les difficultés d’interventions pour les Sapeurs-Pompiers sont réduit bien souvent à la distance entre deux points.
Les Sapeurs-Pompiers de Fleury aux Choux, de la gare d’Orléans et de la Barrière Saint Marc prêtent leurs concours.

15 AOÛT 1900 :
Le Président de la République attache sur la poitrine au Chirurgien-Major ; le Docteur Le Page, la croix de la Légion d’honneur lors de la revue sur l’hippodrome de Vincennes. Le Président signera en date du 18 Août, le décret nommant le Dr Le Page, Chevalier de la Légion d’honneur.

Service militaire

  • 1881 : Engagé conditionnel
  • 1886 : Médecin auxiliaire de réserve
  • 1888 : Médecin aide-major de 2ème classe
  • 1892 : Médecin aide-major de 1ère classe
  • 1899 : Médecin-major de 2ème classe

Services civils

  • 1887 : Auteur de la Statistique médicale (depuis 1887)
  • 1888 : Docteur en médecine de la Faculté de Paris ; Médecin de l’Institution des sourds-muets d’Orléans
  • 1889 : Médecin de la Société des tonneliers
  • 1890 : Médecin municipal d’Orléans ; Médecin de la Société de secours mutuels des Sapeurs-Pompiers
  • 1891 : Membre de la Société d’agriculture, Sciences, Belles-lettres et arts d’Orléans ; Membre de la Société de médecine du Loiret
  • 1893 : Médecin cantonal chargé du service des brigades de Gendarmerie d’Orléans
  • 1895 : Médecin de l’Assistance médicale de la Ville d’Orléans
  • 1898 : Vice-Président de la Société des fêtes de bienfaisance d’Orléans ; Membre du Conseil central d’hygiène et de salubrité du Loiret
  • 1900 : Secrétaire de la Commission d’hygiène scolaire, fondateur et médecin en chef de la Compagnie des ambulanciers-brancardiers du Loiret, Membre des Comités d’admission de l’Exposition universelle de 1900 (Classe III. Hygiène)

Sapeurs-Pompiers

  • 1893 : Médecin-Major du Bataillon des Sapeurs-Pompiers d’Orléans ; Président fondateur de l’Union Départementale des Sapeurs-Pompiers du Loiret

Innovateur en 1893, d’un service d’ambulance dans les Compagnies de Sapeurs-Pompiers et créateur des manœuvres d’ambulance et de secours aux blessés dans les concours de pompes ; auteur d’un Manuel des premiers secours, édité à 9,000 exemplaires, adopté par la Fédération des Sapeurs-Pompiers de France et d’Algérie, en 1893, honoré d’une souscription de Monsieur le Ministre de l’Intérieur, 1894, après approbation de Monsieur le Ministre de la guerre, adopté, en 1898, par la Fédération Royale des Corps de Sapeurs-Pompiers de Belgique.
Créateur d’un sac d’ambulance à l’usage des Compagnies de Sapeurs-Pompiers, honoré d’un grand nombre de récompenses aux expositions et notamment d’une médaille d’or à l’Exposition universelle de Bruxelles.

  • 1895 : Créateur d’une Caisse de secours mutuels pour les Sapeurs-Pompiers membres de cette Union
  • 1897 : Rapporteur au Congrès international de Bruxelles sur les Sapeurs-Pompiers et les premiers secours en cas d’accidents
  • 1900 : Vice-Président du Congrès international des Sapeurs-Pompiers à l’Exposition universelle ; Rapporteur au Congrès international de Paris sur la création dans toutes les villes importantes des services de sauvetage et d’ambulance
  • Directeur du Bulletin mensuel de l’Union des sapeurs pompiers du Loiret (7ème année)
  • Organisateur des manœuvres régionales de pompes à incendie dans le département du Loiret
  • Président d’honneur de la Société de secours mutuels des Sapeurs-Pompiers du Bataillon d’Orléans, Président de la Société de secours mutuels des Sapeurs-Pompiers de Saint Jean le Blanc, Membre du Comité de la Fédération des Sapeurs-Pompiers de France et d’Algérie et du Comité de la Caisse nationale de secours des Sapeurs-Pompiers volontaires français
  • Membre d’honneur de plusieurs Fédérations et Unions étrangères
  • Membre de la Commission d’organisation des concours nationaux et internationaux de 1900
  • Membre du Comité chargé d’examiner les demandes de pension en faveur des Sapeurs-Pompiers ; Secrétaire-adjoint de la Commission instituée au Ministère de l’Intérieur pour la répartition du crédit alloué aux communes pour les Sapeurs-Pompiers

Récompenses officielles

  • 1894 : Médailles d’argent du Ministère de l’Intérieur (service des épidémies)
  • 1895 : Officier d’Académie
  • 1897 : Médaille à l’Exposition universelle de Bruxelles
  • 1898 : Médaille d’argent de 2ème classe pour actes de courage et de dévouement
  • 1898 : Rappel de médaille d’argent du Ministère de l’Intérieur (épidémies)
  • 1900 : Médaille à l’Exposition universelle de Paris

SEPTEMBRE 1900 :
Parmi les décorations que Sa Majesté l’Empereur Nicolas II a conféré à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900, le Docteur Le Page, médecin-Major du Bataillon des Sapeurs-Pompiers d’Orléans, vice-président du Congrès international des Sapeurs-Pompiers, est nommé de l’Ordre de Sainte Anne.

Exposition universelle de 1900 ou Exposition de Paris 1900
Date d’ouverture : 14 Avril 1900 / Date de clôture : 12 Novembre 1900

ANNÉE 1901 :
Le Bataillon des Sapeurs-Pompiers d’Orléans dispose de :

  • 16 pompes
  • 3 fourgons
  • 1 chariot
  • 2 échelles aériennes
  • 6 dévidoirs
  • 1 appareil à feux de caves

Le Poste des Pompiers s’installe, Rue Dupanloup, dans les dépendances du théâtre municipal.

Photos stéréoscopiques des Sapeurs-Pompiers d’Orléans lors du défilé de Jeanne d’Arc
(collection privée) – (année inconnue)

01 JANVIER 1901 :
Paraît un Ordre du Bataillon : Les tambours et les clairons ne donneront plus d’aubades à la porte des Autorités et de leurs Officiers.
Les bourgeois du voisinage n’apprécient pas cette coutume, après leur réveillon de la Saint Sylvestre, à sept heures du matin …

06 JANVIER 1901 :
La botte est adoptée comme chaussure de manœuvre et d’incendie.

24 JUILLET 1901 :
Le Bataillon inaugure son nouveau dépôt de matériel, près de la Halle Saint Louis, dite Halle aux blés ; il est situé dans la galerie du Campo Santo, côté Est, galerie dite du Saint Esprit.

17 MARS 1902 :
La nouvelle tenue, modèle des Sapeurs-Pompiers de Paris, commence à être dotée au Bataillon par le Conseil Municipal qui l’a adopté le 12 Juin 1900.

12 JANVIER 1903 :
Par décret du Président de la République, sont nommés au Bataillon des Sapeurs-Pompiers d’Orléans :

  • Monsieur David, au grade de Capitaine
  • Monsieur Huguet, au grade de Capitaine
  • Monsieur Parfu, au grade de Lieutenant
  • Monsieur Rossignol, au grade de Lieutenant
  • Monsieur Manière, au grade de Sous-Lieutenant
  • Monsieur Maupaté, au grade de Sous-Lieutenant

30 JUIN 1903 :
Par arrêté, des médailles d’honneur sont accordées aux Sapeurs-Pompiers du Loiret qui ont plus de 30 ans de services :

  • Sapeur Pierre Joindot

02 OCTOBRE 1904 :
Une rame décorée part le matin de la Place du Martroi. Au premier arrêt, rue de l’Oriflamme, les officiels prennent place dans la voiture. Il sont accueillis au deuxième arrêt, au pont Bourgogne par la musique des Sapeurs-Pompiers qui saluent les voyageurs. La rame arrive à Saint Loup où, elle est accueilli par Monsieur le Maire.
La musique de Saint Jean de Braye entame la Marseillaise suivie d’un toast et d’un discours. Au retour, une voiture du Tramway déraille près de la cathédrale, l’incident est rapidement réparé.

Défilé des Sapeurs-Pompiers d’Orléans lors de la fête de Jeanne d’Arc – 1907



29 NOVEMBRE 1907 :
Durant la nuit, un incendie éclate au numéro 27 de la rue Bannier. Le feu détruit le bazar  » à la Ville d’Orléans ». L’alerte est alors donnée par deux allumeurs de becs de gaz qui rentrent de leur travail. Des échelles de fortune sont rapidement déployées pour permettre le sauvetage des personnes présentes à savoir, M. Boullier et sa famille.
Les dégâts sont important puisque les étages se sont écroulés. L’origine du feu restera inconnue, mais aucun mort n’est à déplorer.

26 FÉVRIER 1908 :
Le Conseil Municipal décide l’acquisition d’un nouveau portique de manœuvres en remplacement de celui qui est hors service depuis 1905. Ce nouveau portique sera fait en fer.

La première Autopompe des Sapeurs-Pompiers d’Orléans

11 OCTOBRE 1909 :
Devant l’Administration Municipale et les Officiers du Bataillon des Sapeurs-Pompiers d’Orléans, est essayée, une Autopompe Lorraine-Dietrich des ateliers Morin-Gugumus de Nancy. Cette dernière est demandée depuis plusieurs années au Conseil Municipal par le Commandant Grison.

01 FÉVRIER 1910 :
Le Conseil Municipal décide de l’acquisition de l’Autopompe. Durant l’année 1910, la ville commence à résonner du doux son du deux-tons lors de départs en intervention.

20 AOÛT 1910 :
Par décret, est nommé au grade de Médecin-Major de 1ère classe, Monsieur Le Page à Orléans.

29 JUILLET 1911 :
La musique des Sapeurs-Pompiers d’Orléans est dissoute. Un an après, l’Harmonie Municipale d’Orléans nait avec 50 musiciens …

La lettre de démission des membres adressée à M. le maire

Orléans, le 29 Juillet 1911.

Monsieur le Maire,

Les soussignés membres de la musique des sapeurs-pompiers d’Orléans , avaient cru devoir protester contre les allégations tendant à laisser supposer que les membres de cette musique donneraient leur démission après le concours d’Honfleur et vous manifestaient sincèrement leur attachement au corps de musique.
Cette lettre, que vous avez bien voulu communiquer au Conseil municipal, loin d’être prise en considération, a été tournée en ridicule.
De plus, ledit Conseil nous a refusé à l’unanimité la subvention en vue de notre concours, d’une telle façon, qu’il nous paraît comme un devoir aujourd’hui de vous remettre notre démission.
Nous tenons cependant à vous faire remarquer que, contrairement à ce qui a été dit, les musiciens ne sont nullement dissociés tant au point de vue musical (nous venons de le prouver par le palmarès d’Honfleur), qu’au point de vue individuel ; notre démission, à l’exemple du refus de la subvention, a été proposée et votée à l’unanimité.
Croyez bien, Monsieur le Maire, que nous étions tous animés des meilleurs sentiments et que c’est avec regret que nous en sommes arrivés à prendre cette détermination.

Les musiciens des sapeurs-pompiers.

16 AOÛT 1912 :
Au petit matin, vers cinq heures, un incendie se déclare dans l’usine ; la fabrique de pâtes Barthélemy Frères, au numéro 13 de la rue du Cheval Rouge. Vieille de près de 100 ans, elle est vétuste et malheureusement, le feu embrase facilement le bâtiment. Après trois heures de combat, les Sapeurs-Pompiers, armés de quatre pompes viennent à bout du sinistre.
Le bilan est lourd, s’il ne fait aucun blessé, l’usine est entièrement dévastée, le matériel est détruit, ainsi que 75 tonnes de pâtes parties en fumée. Suite à ce drame, la fabrique sera déplacée au 4, faubourg Madeleine.

PREMIÈRE GUERRE MONDIALE :
Morts pour la France, sept Sapeurs-Pompiers d’Orléans sont enterrés dans plusieurs communes de France. Deux sont enterrés au cimetière communal avec un Sapeur-Pompier de Rébrechien et deux de France.

  • Auguste Lablaude – SP Orléans
  • Louis Petit – SP Orléans
  • Louis Boucheron – SP Rebréchien
    (Tombe 561)
  • Léon Duhamel – SP Lormaison (Oise)
    (Tombe 119)
  • Gaston Charles Mouchard – SP Barc (Eure)
    (Tombe 184)

Sur la sépulture d’Auguste Lablaude, il est inscrit LABLANDE ; erreur de frappe.

NOMDATE DE NAISSANCEDATE DE DÉCÈSLIEU DE DÉCÈSLIEU DE SÉPULTURECAUSE DU DÉCÈS
Auguste
Lablaude
188112 Juin 1918Pierrefonds (60)Cimetière communal d’Orléans (45), carré militaireBlessures
Charles André
Legagneux
188430 Octobre 1914Vauquois (55)Non
INCONNU
Disparu
Léon
Leroy
INCONNUINCONNUINCONNUNon
INCONNU
INCONNU
Henri Prosper
Merlin
188003 Octobre 1915Souain Perthes lès Hurlus (51)Non
INCONNU
Tué par l’ennemi
Louis Désiré
Petit
188127 Décembre 1914Montauville (54)Cimetière communal d’Orléans (45), carré militaireTué par l’ennemi
Gaston Félix
Romillon
188210 Octobre 1914Boureuilles (55)Non
INCONNU
Disparu
Achille Alfred
Valin
188102 Février 1915Saint Étienne (42)Oui
INCONNU
Maladie

11 DÉCEMBRE 1919 :
Un feu de cheminée s’est déclaré vers 19 heures à Orléans, au N°4 de la rue Saint Euverte chez Mademoiselle Guibouret. Les Sapeurs-Pompiers prévenus, se sont rapidement rendus maîtres du feu qui n’a causé que des dégâts insignifiants.

14 JUIN 1925 :
Concours national de pompes à incendie et sauvetage. Il est ouvert aux Compagnies manœuvrant en excellence, division supérieure, 1er, 2ème, 3ème et 4ème divisions, ainsi qu’aux sections industrielles et d’usines. Le concours est placé sous les auspices de la municipalité d’Orléans, de la Foire Exposition, la Fédération nationale des sapeurs-pompiers français et l’Union des sapeurs-pompiers du Loiret.

03 OCTOBRE 1926 :
Au Poste d’incendie du Campo Santo, près de la salle des fêtes, est inaugurée la plaque en mémoire des Sapeurs-Pompiers d’Orléans, morts pour la France durant la première guerre mondiale (1914-1918). La plaque, en marbre, a été offerte par le Commandant Grison. Malheureusement, la mort la surpris avant qu’il ne puisse démarrer la gravure.

  • Halaire, Joseph
  • Lablaude, Auguste
  • Leroy, Léon
  • Legagneux, Charles
  • Merlin, Henri
  • Petit, Louis
  • Romillon, Gaston
  • Valin, Achille

ANNÉE 1929 :
La médaille des Sapeurs-Pompiers est accordée au Sergent Stanislas Froc.

Les Sapeurs-Pompiers d’Orléans – 1929

07 SEPTEMBRE 1930 :
Vers midi, un commencement d’incendie se déclare dans l’appartement de Mme Morand au 41, Rue de la Poterne. Les Sapeurs-Pompiers d’Orléans prévenus, se rendent sur les lieux avec leur promptitude habituelle.
Le Sous-Lieutenant Moreau conduit la pompe, et, quatre Sapeurs prennent place sur les sièges latéraux. On sait que pour aller plus vite et ainsi, gagner du temps, les braves Sapeurs-Pompiers s’habillent sur la voiture. Cependant, Place Sainte Croix, l’un d’eux ; M. Quénard se lève pour mettre sa veste. Son camarade, M. Camille Perrault tente alors de le retenir pour l’empêcher de tomber, mais M. Quénard perd l’équilibre, qui, dans sa chute entraine M. Perrault.
M. Quénard n’a que quelques contusions sans gravité, mais, M. Perrault est lui, grièvement blessé à la tête. Il est immédiatement transporté à la clinique du Dr Le Page, Rue du Bourdon-Blanc où le Dr Ségelle, d’Olivet vient lui donner des soins. Le médecin ne put se prononcer, le soir, il revint mais le pauvre homme était toujours dans le coma.

M. Camille Perrault est âgé de 30 ans, père de trois enfants.

Il est à noter que l’incendie au départ de cette intervention est rapidement éteint, les dégâts sont insignifiants. Quelques jours après cette terrible journée, l’état de M. Perrault est stationnaire.

22 JUILLET 1935 :
Vers 18 heures, un jeune homme de 22 ans, Monsieur Rolland Garnon ; cultivateur au hameau du Cas Rouge, commune de Chaingy est allé se baigner à la plage de Fourneaux, avec son frère. Pour une cause que l’on ignore encore, et que l’enquête déterminera, il perdit pied soudain. Deux baigneurs se portent à son secours ainsi qu’une barque. Il put être ramené à la rive et les Sapeurs-Pompiers d’Orléans, prévenus, l’amènent à l’hôpital d’Orléans par la voiture d’ambulance.
Malgré tous les efforts, le jeune homme ne put être ramené à la vie. La Gendarmerie enquête.

ANNÉE 1938 :
Les Sapeurs-Pompiers d’Orléans sont intervenus 3 021 fois, dont 201 alertes incendies et 2 820 sorties d’ambulance.

  • 2 grands feux
  • 125 feux de cheminées
  • 3 feux de caves
  • 2 feux de parquets
  • 2 feux de buanderies
  • 5 feux de combles
  • 3 feux d’automobiles
  • 1 feu de wagon
  • 2 feux de transformateurs électriques
  • 1 feu de baraque
  • 4 feux de chambres
  • 1 feu de magasin
  • 5 feux de courts-circuits
  • 1 feu de réchaud à gaz
  • 1 feu de forêt
  • 2 feux de cuisines
  • 2 feux d’essences
  • 6 fausses alertes
  • 4 sauvetages d’asphyxiés
  • 11 sauvetages de noyés
  • 1 sauvetage d’une femme tombée dans un puits
  • 1 sauvetage d’un enfant tombé dans une tranchée
  • 1 sauvetage d’un homme tombé dans une fosse
  • 1 sauvetage d’un chat
  • 1 épuisement
  • 1 fuite d’eau
  • 1 explosion d’une chaudière de chauffage central
  • 1 panneau de zinc menaçant la sécurité publique
  • 2 dépannages de camions accidentés sur la voie publique
  • 1 pierre d’un pont menaçant de tomber
  • 3 fuites de compresseur d’ammoniaque
  • 4 cheminées menaçant la sécurité publique

JANVIER 1939 :
Journal du Loiret ; du 19 Janvier 1939, rubrique « Carnet du Passant » :

PAS DE CASERNE POUR LES SAPEURS-POMPIERS
C’est dé-fi-ni-tif : nos Sapeurs-Pompiers n’auront pas de caserne, malgré la pressante et éloquente requête de leur commandant M. Brisset.
Pourquoi ?
Parce que ça coûterait trop cher.
Et puis, voici : M. Baronnet, adjoint au Maire, qui voit, toujours, les choses de loin, craint qu’une caserne « où logeraient forcément des femmes », ne soit, un jour ou l’autre, le théâtre de scènes de ménage !
Ce n’est pas sérieux.
La vraie raison, c’est le manque d’argent.

Le Passant

26 JUIN 1939 :
Dans la nuit du lundi au mardi, vers 2h15, un incendie éclate dans le magasin d’un tailleur de Beaugency, chez M. Manson place du Martroi.
Les Sapeurs-Pompiers de Beaugency se rendent immédiatement sur les lieux sous les ordres de leur Capitaine, M. Drugeault. Les gendarmes organisent de leur côté, un habille service d’ordre. Face à la violence du feu, les Sapeurs-Pompiers d’Orléans sont appelés en renfort, sous le commandement du Capitaine Moreau avec leur promptitude si appréciée des Orléanais.
L’incendie s’étant modéré entre-temps, les Sapeurs-Pompiers d’Orléans n’eurent pas à intervenir. Cependant, les collègues de Beaugency durent noyer les décombres jusqu’à sept heures du matin. Les dégâts ne sont pas connu mais l’estimation atteint une centaine de mille Francs.

01 MARS 1940 :
Par déclaration au Journal Officiel, une nouvelle association « La Société amicale des sapeurs-pompiers de la ville d’Orléans » est créée. Le but de l’association est l’allocation pour le perfectionnement et l’instruction du Corps des Sapeurs-Pompiers. Son siège se situe à la caserne, Campo-Santo.

MAI 1940 :
M. Decoux du Conseil Municipal propose d’accorder à M. Moreau ; Capitaine des Sapeurs-Pompiers d’Orléans, le Prix Robichon pour avoir fait preuve d’un courage et d’un dévouement digne d’éloges lors d’un déraillement de train survenu en gare des Aubrais. Un prix qui est accordé.

14 JUIN 1940 :
L’incendie allumé par les bombes lors de la nuit du 14 au 15 Juin n’est pas éteint le 25 suivant. En effet, les Sapeurs-Pompiers s’étant repliés avec la municipalité, on quitté la ville avec le matériel, direction la Sologne. La lutte contre l’incendie est alors quasi-inexistante dans la ville où seuls les seaux et quelques bassines pour recueillir l’eau de pluie, deviennent les moyens d’extinction.
Les rares Orléanais restés sur place se battent contre les incendies dont les plus spectaculaires sont déclenchés dans l’axe du pont George V, de la rue Royale à la rue Bannier. La maitrise des flammes devra attendre le 27 Juin et les efforts de 30 Sapeurs-Pompiers, deux motopompes parisiennes jointes à celles d’Orléans, rentrés d’exode.

La voiturette AMILCAR servant aux feux de cheminées vit un sort funeste le 24 Décembre 1940, elle entre en collision avec un blindé Allemand. Elle est alors réduite à l’état d’épave.
Son conducteur n’est que légèrement blessé, mais sa vie est sauvée par la présence de l’échelle au-dessus de lui.

Carte de membre honoraire au nom de Madame Guillemette
(année inconnue – 1950/59)

ANNÉE 1962 :
Nouveau centre à Orléans permettant des stages de mécaniciens, secouristes, …etc… dès la saison prochaine.

Le nouveau blason des Sapeurs-Pompiers d’Orléans qui sera utilisé comme modèle pour l’insigne métallique (pucelle)
(date inconnue)

03 AVRIL 1963 :
Incendie à la cirerie, établissements CORNU, 10 place Croix Morin.

Incendie à la cirerie, Ets CORNU (1963)

ANNÉE 1964 :
Le Service Départemental met à disposition au sein du centre, un camion citerne feux de forêt lourd de type GMC et une station fixe radio.

12 DÉCEMBRE 1967 :
Une randonnée d’hydrocamping est organisée. Elle doit parcourir la distance d’Orléans à Tours à la nage, par une température au départ de -7° Celsius, pour une traversée de 4 jours.

Randonnée hydrocamping « Orléans-Tours » (1967)

ANNÉE 1969 :
Le Chef de Bataillon ; Paul Malbo, Inspecteur départemental des Services d’Incendie et de Secours du Loiret arrivé le 1er septembre 1960, est promu Inspecteur hors-classe, lui conférant le grade de Lieutenant-Colonel.

24 FÉVRIER 1971 :
Le Centre de Secours Départemental d’Orléans a reçu une commande d’un million de Francs du Conseil Général, du matériel destiné au Sapeurs-Pompiers du département. Dans le lot, du matériel pour le Corps.

  • 1 EPA 30m Berlier-Magirus, équipé d’une nacelle permettant de transporter simultanément 2 personnes.
  • 1 Extincteur Sicli, de 500kg (2 sphères de 250kg chacune)

ANNÉE 1973 :
Au cours d’exercices de plongée des Sapeurs-Pompiers d’Orléans dans la commune de Saint Hilaire Saint Mesmin, des ossements sont remontés et déposés en Mairie. Identifié, c’est le tragique destin d’Alfred Günther, un pilote allemand qui est tombé dans le Loiret, en face du restaurant « l’Escale de Port Arthur », au bas de la Rue de l’Eglise. Aucune information n’est connu à l’époque sur les circonstances du crash et l’identité du dit pilote.
Au travers de la passion de M. Roland Guillemain, l’avion est identifié ; un Focke Wulf 190.

Le Centre de Secours Départemental d’Orléans (1973)
La caserne des Sapeurs-Pompiers d’Orléans – 1976
La caserne d’Orléans – 1979

05 SEPTEMBRE 1983 :
Vers 11h25, les Sapeurs-Pompiers d’Orléans reçoivent un grand nombre d’appels concernant un feu dans la manufacture de Tabacs. Ce sont 60 Sapeurs-Pompiers d’Orléans et de Pithiviers qui font face à un feu violent, mais grâce à l’efficacité technique que l’incendie a pu être maitrisé.

Incendie à la manufacture de Tabacs (1983)
Mme Marianne Vasseur, Docteur, prend ses fonctions à Orléans – 1987

16 JUIN 1987 :
Sur la commune de Lally en Val ; lieu-dit « Les Gachetières », un véhicule de tourisme force le passage face à un convoi nucléaire de 80 tonnes transportant 5 tonnes d’uranium enrichi, d’une activité de 5 millions de curies. Le conducteur du poids lourd voulant éviter tout accident serre au maximum à sa droite. L’accotement meuble du fait de récentes pluie est meuble, la remorque se verse dans le fossé, son chargement désolidarisé se retourne et se plante au sol. Par chance, aucune victime ou incendie n’est à déplorer. Un dispositif policier important est sur place pour bloquer les routes en amont et aval de l’accident, composé des Gendarmes du Loiret et du Loir et Cher.
Les premières mesures de rayonnent faite par les Sapeurs-Pompiers ne laissent apparaitre aucune élévation anormale de la radioactivité. Rejoint par les équipes de contrôle d’environnement de la centrale de Saint Laurent, à leur tour effectuent de nouvelles mesures avec du matériel plus perfectionné. Aucune mesure ne dépassera les 10 micro-rehm/h, soit la radioactivité naturelle.
La CMIR est demandée malgré ces mesures avec l’accord de l’Officier de Permanence et a pour mission, d’effectuer des mesures au contact du château. Ces dernières ne dépasseront pas les 15 milli-rehms/h, ce qui est l’intensité normale du chargement.
Des moyens lourd sont indispensable pour effectuer la prochaine étape ; le relevage. Une grue est appelée auprès d’une entreprise spécialisée. Cette dernière se trouve à Limoges (87) et ne pourra intervenir que 24 heures plus tard. Après avoir effectué des travaux de terrassement avec l’aide de la Direction Départementale de l’équipement (DDE) sous le contrôle de la CMIR, le site est gardé toute la nuit par la Gendarmerie, renforcée par un détachement militaire de la garnison d’Orléans.
Au lendemain, le camion grue se présente à 16 heures sous escorte de Gendarmerie, les travaux durent plusieurs heures. A 20 heures, les opérations sont terminées.

Le FPTM et la LR1 au congrès de Bonny sur Loire – 1989
Serge Martin reçoit la médaille d’honneur – Novembre 1990

12 JUIN 1991 :
Simulation de feu dans un laboratoire de fabrication et de conditionnement de médicaments dans le laboratoire de SANDOZ pour contrôler l’efficacité du dispositif mise en place.

La Lance Canon Remorquable « LCR1 »
(date inconnue)

30 NOVEMBRE 1991 :
Feu de garage et entrepôt, Faubourg Bannier à Orléans ; moyens engagés :

  • FPTL
  • FM
  • EPSA 32m
  • VSAB Orléans
  • FPT Fleury les Aubrais

21 DÉCEMBRE 1991 :
Le CSP Orléans est intervenu sur un feu de cage d’escalier avec propagation aux appartements, Rue François Couperin à Orléans. La complexité du sinistre a conduit les Sapeurs-Pompiers à réaliser sept sauvetages au moyen de l’EPSA 32m et l’évacuation de 50 personnes.
Les moyens présents :

  • FPTL
  • FM
  • EPSA 32m
  • VSAB
Arrivée de l’EPSA 18, une petite échelle passe-partout – 1998

L’histoire des Sapeurs-Pompiers d’Orléans se divise dorénavant en trois axes,
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Histoire & Patrimoine des Sapeurs-Pompiers d’Orléans

Les Sapeurs-Pompiers d’Orléans

Les Jeunes Sapeurs-Pompiers d’Orléans

  • Association de Mémoire des Sapeurs-Pompiers
  • Archives départementales du Loiret
  • Centre d’Incendie et de Secours d’Orléans
  • Musée – Mémoire et souvenir des Sapeurs-Pompiers du 41
  • J.L. Blin
  • A. Risch
  • Les Sapeurs-Pompiers d’Orléans « En hommage au Bataillon des Sapeurs-Pompiers d’Orléans »
  • orleans-pratique.fr

Histoire & Patrimoine
des Sapeurs-Pompiers du Loiret

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