SARAN


Les Sapeurs-Pompiers de la commune de Saran


Saran se situe dans le quadrant Nord-Ouest du département du Loiret, dans l’arrondissement d’Orléans. C’est une commune d’une superficie de 19,65 km² et se situe à vol d’oiseau de :

  • 5,1 km – Ingré
  • 5,6 km – Orléans

Les limites de la commune avoisinent :

  • Cercottes
  • Chanteau
  • Fleury les Aubrais
  • Gidy
  • Ingré
  • Orléans
  • Ormes
  • Saint Jean de la Ruelle

DATE INCONNUE DE LA CRÉATION DU CORPS

ANNÉE 1809 :
Le Préfet informe M. Chaussard, Maire de Saran, de l’urgence de créer dans sa commune, une Garde Nationale. Les incendies se multipliant, il demande par lettre datée du 25 Novembre 1819, d’organiser des patrouilles par les Gardes Nationaux.

AVRIL 1841 :
Dans un courrier adressé au Maire ; M. Rochebouet, les Établissements Guérin de Paris proposent la fourniture d’une pompe à bras avec ses agrès.

17 JUIN 1844 :
Le Maire, Baron Delaporte, contacte une compagnie d’assurances pour l’acquisition d’une pompe à incendie. Cette dernière répond favorablement en Juin de cette même année, sous certaines conditions.

La pompe à incendie doit être entreposée aux Aydes afin qu’elle puisse porter secours à Fleury les Choux et au faubourg Bannier, être fixée sur un plateau garni de ses agrès (tuyaux de cuir, seaux en zinc recouverts d’osier, …Etc…).

Dans l’année, le Maire propose en réunion du Conseil Municipal de faire assurer contre l’incendie, les deux églises de la commune, ainsi que le presbytère.
A la suite de la confirmation de l’attribution d’une pompe à incendie, le Maire demande au Préfet du Loiret, l’autorisation de former une Compagnie de Sapeurs-Pompiers ; lequel donne son accord.

20 FÉVRIER 1845 :
En début d’année, le Maire est informé par le Préfet que le directeur de l’artillerie de Paris tient à la disposition de la commune, les armes destinées aux Sapeurs-Pompiers de Saran ; 20 fusils N°1 et 30 sabres d’infanterie modèle 1816, mais qu’il regrette de ne pouvoir fournir les tenues et les casques car ceux-ci sont réservés au service de la Garde Nationale.

30 NOVEMBRE 1845 :
La fabrication du chariot pour la pompe à incendie est exécutée par le Sieur Fouquet Moulin, charron, demeurant aux Aydes. Menuisier aux Aydes, le Sieur Delaguette fabrique lui, deux caisses pour y ranger les agrès.
A cette date, la Compagnie des Sapeurs-Pompiers de Saran possèdent 20 fusils et 30 sabres.

10 AVRIL 1847 :
Par courrier de la préfecture, le Maire de Saran est informé de l’attribution supplémentaire d’armes ; 10 fusils voltigeurs et 10 sabres.

04 MAI 1852 :
Le décret du 11 Janvier 1852, sous le règne de Louis Napoléon Bonaparte, supprime dans la plupart des communes, la Garde Nationale mais ils conservent les Corps de Sapeurs-Pompiers.
A Saran, un accord est donné par la préfecture pour constituer une Division de 40 hommes.

MARS 1853 :
Un procès-verbal de prestation de serment est dressé. Est nommé Lieutenant, commandant les Sapeurs-Pompiers de la Compagnie, M. Renault. Ce dernier démissionnera en Octobre de cette même année.

ANNÉE 1855 :
Un profond malaise désorganise la Compagnie de Sapeurs-Pompiers de Saran. Les Sapeurs se refusent de chanter le Te Deum (cantique latin d’action de grâces) pour la prise de Sébastopol. Le Préfet demande des explications au Maire ; M. Tardy sur cet incident.

22 MAI 1855 :
La pompe à incendie est remisée depuis plusieurs mois dans un bâtiment du presbytère, il est urgent et nécessaire de construire près de la maison d’école un petit local où cette pompe « soit mise ».
Cette demande est votée au cours de la réunion du Conseil Municipale. Cette dépense est évaluée à 200 Francs.

JUIN 1860 :
Le Maire de Saran, M. Mareau fait part de ses inquiétudes au Préfet du Loiret. Il y note un effectif réduit à 15 hommes, et, étant donné l’étendue de la commune et les faibles moyens de communication, la lutte contre les sinistres ne peut plus être assurée efficacement.

DE 1860 À 1865 :
Une réorganisation de la Compagnie est nécessaire, la commune de Saran fait appel aux habitants. Les volontaires doivent signer un engagement de 10 années avec effet, au 1er Novembre 1865.
La Compagnie, bien structurée, peut repartir sur de bonne bases.

ANNÉE 1865 :
Le Sous-Lieutenant Jacques Pasquet prend la fonction de Chef de Corps avec un effectif de 37 hommes.

15 AOÛT 1866 :
À une heure de l’après-midi, le « Conseil de famille » de la Compagnie se réunit à la Mairie et chante le Te Deum à l’occasion de la fête de sa Majesté l’Empereur.
Ce même jour, M. Lainé, propriétaire du château de l’Étang fait don d’un drapeau à la Compagnie. Les hommes, en grande tenue, lui présentent les armes en remerciements.

* Nous constatons que la Compagnie des Sapeurs-Pompiers de Saran sont, à cette date, toujours armés.

24 MAI 1870 :
Rue des Closiers aux Aydes, chez des vignerons, un incendie éclate. Deux fournils contigus sont détruits par le feu. Les efforts conjugués des voisins, des Sapeurs-Pompiers des Aydes et de Fleury permis d’éteindre l’incendie.
Suite à ce nouveau sinistre et en raison de l’éloignement du lieu de la remise de la pompe à incendie, les habitants du faubourg Bannier réclament une pompe pour leur quartier.

11 OCTOBRE 1870 :
Le Commandant Argo trouve la mort en défendant Orléans. L’occupation des prussiens est pénible, Saran souffre de cette guerre et le monument aux Aydes rappelle cette sordide bataille.

15 SEPTEMBRE 1873 :
La dissolution de la Garde Nationale est proclamée par la loi du 30 Août 1871. Les armes réintègrent les arsenaux à Paris, toutefois, les frais de réparation sont laissés à charge de la commune.

15 AOÛT 1874 :
Un nouveau règlement et une nouvelle liste est rédigé suite aux précédents évènements.

29 DÉCEMBRE 1875 :
Par décret, les Corps de Sapeurs-Pompiers sont structurés. La création doit être autorisée par un arrêté préfectoral. L’effectif des hommes et du matériel est constitué en fonction de la population ; à Saran, commune de 1300 habitants, la préfecture impose un contingent de 40 hommes.

15 FÉVRIER 1877 :
La Préfecture du Loiret incite les communes du département à réorganiser leur Compagnie de Sapeurs-Pompiers. C’est ce qui fait Saran avec un Corps composé de 23 hommes.
Cependant, un cas particulier est à noter au quartier des Aydes. Après plusieurs réclamations faites depuis 1870 concernant l’obtention d’une pompe à incendie, les habitants créent une société dite de secours qui prend le nom de « Secours des Aydes ». Le but de cette société est d’acquérir leur propre pompe, par souscription. Messieurs Sauger et Guenault sont, respectivement, le trésorier et le chef.

ANNÉE 1878 :
Le Sous-Lieutenant Victor Fréderic Berthier prend le commandement de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers de Saran avec une nouvelle liste, au nombre de 23 hommes.

10 NOVEMBRE 1878 :
Le Maire, M. Gariveau envoi au Préfet, le règlement constitutif de la Compagnie qui est approuvé le 11 Janvier 1879.
Cette Compagnie est composée de volontaires recrutés parmi les hommes de la commune. Ces recrues doivent d’habiller à leurs frais et reçoivent de la commune, propriétaire, des armes. La somme de 10 Francs est allouée à chaque homme et par année.

* Une circulaire de la préfecture adressée à la Mairie autorise la Compagnie à sortir en armes pour le 14 Juillet lors de la fête nationale et le 18 Juillet lors de la fête patronale.

Ces défilés impressionnent les jeunes de Saran, en 1881, deux d’entre eux s’engagent pour cinq années :

  • Léon Templier
  • Anatole Couvreux

Deux noms toujours portés par plusieurs familles saranaises, cent ans après et plus.


MAIRIE DE SARAN
RÈGLEMENT CONSTITUTIF DE LA COMPAGNIE DE SAPEURS-POMPIERS

Nous, Pierre-Auguste Gariveau, Maire de la commune de Saran ;
Vu le décret du 29 décembre 1875, prescrivant la réorganisation des corps de Sapeurs-Pompiers ;
Vu la délibération du Conseil municipal, en date du 12 février 1877, pourvoyant aux dépenses énumérées à l’article 29 du décret précité ;
Vu également l’arrêté préfectoral du 7 juin 1878, portant réorganisation de la Compagnie de Sapeurs-Pompiers de Saran ;
Sur la proposition du chef de corps ;
Avons arrêté et arrêtons, sauf les approbations prévues par le décret sus-visé, le règlement suivant pour l’organisation, le service, la discipline et l’administration de la Compagnie de Sapeurs-Pompiers.

TITRE PREMIER.
Organisation.

ARTICLE PREMIER.

Une subdivision de Sapeurs-Pompiers est formée à Saran, en vertu du décret de réorganisation du 29 décembre 1875.

ART. 34
Le sergent tient un registre sur lequel il inscrit les punitions, les amendes, les mises à l’ordre de la Compagnie, et en général tout ce qui intéresse son administration.

ART. 35
Une réunion préparatoire a lieu le troisième dimanche de novembre pour recevoir les adhésions au banquet de la fête de Sainte-Barbe ; cette réunion est obligatoire.

ART. 36
En cas d’incendie, le gradé du quartier où cet incendie éclatera, devra prendre ses précautions pour que tous les autres quartiers soient avertis immédiatement.

Fait en Mairie, à Saran, le 10 novembre 1878.

Le Maire,
GARIVEAU.

Approuvé sous la réserve expresse qu’aucune réunion en armes n’aura lieu sans l’autorisation du Général commandant la Subdivision.

Orléans, le 10 janvier 1879.

Le Général commandant les 7e et 8e Subdivisions,
THIBAUDIN.

Vu et approuvé.
Orléans, le 11 janvier 1879.

Le Préfet du Loiret,
Joseph MICHON.


ANNÉE 1880 :
A partir de cette date, un rapport officiel est porté à connaissance concernant les mouvements et les opérations de sauvetage effectués par les Sapeurs-Pompiers.

30 AOÛT 1880 :
Au cours d’un incendie à la Montjoie, un feu de bourrée, le Sapeur Adrien Prévost est brûlé aux yeux. Il décède trois années plus tard, la commune alloue alors à sa veuve, une indemnité annuelle de 20 Francs, puis, en date du 08 Décembre 1883, le Ministre de l’Intérieur accorde également un secours de 125 Francs pour aider cette femme à élever ses trois enfants en bas âge.

ANNÉE 1881 :
Deux jeunes mineurs s’engagent chez les Sapeurs-Pompiers pour une durée de cinq années.

22 SEPTEMBRE 1881 :
Création de la Subdivision des Sapeurs-Pompiers de la commune.
Le Corps des Sapeurs-Pompiers fut constitué sur l’initiative de M. Félix Lambert (cafetier et marchand de vins).

28 AOÛT 1883 :
Un nouvel incendie met le quartier Ouest d’Orléans en émoi, notamment les quartiers neufs.
Vers sept heures, un épais nuage de fumée noire s’élève au-dessus du faubourg Bannier. On y apprend rapidement qu’un feu vient d’éclater dans la scierie mécanique de M. Robineau Breton, sise à l’angle des rues du Parc et de Coulmiers, entre cette dernière et le boulevard de Chateaudun.
Le feu de planches et de voltiges prend très vite une importance considérable. Aux Sapeurs-Pompiers d’Orléans, se joignent ceux de Fleury aux Choux, Saran, Saint Jean le Blanc et Saint Jean de Braye.
L’ensemble des Sapeurs-Pompiers sont remerciés par M. Charles Sanglier, Maire d’Orléans pour leur concours et leur dévouement.

ANNÉE 1885 :
Le commandement de la Compagnie est placé sous les ordres du Lieutenant Émile Moulin. Un nouveau règlement est rédigé, pour la première fois, la Compagnie est sans armes.

20 SEPTEMBRE 1885 :
Un nouveau règlement de la Compagnie est établi, il est approuvé par le Préfet du Loiret quelques jours plus tard ; le 25 Septembre. Pour la première fois, suivant l’article 4, la mention « la subdivision est sans armes » apparaît alors, ainsi que la description de la nouvelle tenue.
En fin d’année, la Compagnie a eu pour mission de combattre les incendies et de porter secours à la population. Elle est donc dorénavant sans armes et, est composée d’une quarantaine d’hommes.

24 OCTOBRE 1886 :
Les Sapeurs-Pompiers informent le Maire, M. Fougeu qu’ils disposent que de 12 paniers en osier dont la plupart sont en mauvais état et qu’il est urgent d’obtenir des seaux en toile. Aussi, ils soulignent qu’il n’est pas facile de combattre un incendie en se déclarant loin d’un point d’eau. Les pompes à bras ne disposent que de 20 mètres de tuyau en cuir. Elles doivent être alimentées par l’eau puisée dans les mares ou les trous, voir acheminée par une chaîne humaine se composant en moyenne de 60 personnes et huit hommes au service de la pompe.

ANNÉE 1890 :
Un nouveau règlement constitutif voit le jour, on y lit, entre autres, que pour toutes les réunions obligatoires, un tambour ou un clairon annoncera, un quart d’heure avant, le rassemblement. De plus, il est précisé que tout Sapeur-Pompier ne répondant pas à l’appel de son nom, sera considéré comme absent et pénalisable.
La discipline s’impose, du Sapeur au chef, l’amende est différente. Les amendes tiennent une place importante dans ce nouveau règlement.

SEPTEMBRE 1890 :
La Compagnie évolue, une fanfare est créée ; Le réveil de Saran, dont M. Anatole Faucheux en est le directeur.

04 NOVEMBRE 1892 :
La préfecture autorise la création de la « Société de membres honoraires des sapeurs pompiers de Saran », une initiative adressée par quelques saranais auprès du Maire qui en émet un avis favorable.
M. Jean-Jacques Rochebouet en est le premier président. Plusieurs lui succèderont ensuite, jusqu’en 1931 où cette société prend le nom d’Amicale des Sapeurs-Pompiers de Saran.

22 JANVIER 1893 :
Après délibération du Conseil municipal, il est décidé de vendre les anciens équipements des Sapeurs-Pompiers de la commune afin de libérer les locaux de la Mairie où doivent être entreposés les archives.
L’ensemble des casques, ceinturons, gibernes, bonnets à poils, …Etc… sont vendus le 13 Avril de cette année au directeur du théâtre d’Orléans ; M. Alix pour la somme de 50 Francs.

26 SEPTEMBRE 1894 :
La fanfare, adjointe à la Subdivision des Sapeurs-Pompiers de Saran est composée de membres actifs et honoraires.

Au cours d’une délibération du Conseil municipal, M. Émile Moulin fait remarquer que ce n’était pas une société musicale proprement dite dont il s’agit, mais de la fanfare des pompiers, qu’elle a pour objet de se joindre à la Compagnie dans toutes ses réunions.
M. le Maire propose de voter, non une Subvention à la musique puisqu’il y avait des opposants, mais une Subvention à la Compagnie, pour sa fanfare.

ANNÉE 1895 :
Le Lieutenant Léon Templier prend le commandement de la Compagnie.

26 MAI 1895 :
Les Sapeurs-Pompiers participent honorablement au concours de pompes qui se déroule dans la commune de Chécy. Pour leur première participation, Saran remporte en 3ème Division :

  • 1er Prix de tenue et matériel
  • 3ème Prix de manœuvres et d’ambulances

24 MAI 1896 :
La Compagnie de Sapeurs-Pompiers participe au concours de pompe à Pithiviers et remporte :

  • 4ème Prix de manœuvres
  • 4ème Prix de tenue
  • 4ème Prix de manœuvres et d’ambulances
Les Sapeurs-Pompiers de Saran participent au concours de pompes à Pithiviers – 1896

MAI 1898 :
La Compagnie de Sapeurs-Pompiers participe au concours de pompe à La Ferté Saint Aubin et remporte :

  • 1er Prix de tenue et matériel
  • 2ème Prix de manœuvres et d’ambulances
  • 3ème Prix de manœuvres

Le Maire de Saran, M. Debacq considère, utile l’acquisition d’une seconde pompe à incendie après avoir pris connaissance des résultats et le classement honorable de la Compagnie de Sapeurs-Pompiers. Une offre est faite par la maison David, mais la société d’assurances « l’Orléanaise », intéressée par l’affaire, propose d’en prêter une.

04 DÉCEMBRE 1898 :
Les Sapeurs-Pompiers et la fanfare se réunissent ensemble pour un banquet amical, fêtant leur patronne ; Sainte Barbe pour les pompiers, Sainte Cécile pour la musique.

ANNÉE 1900 :
Les villes se modernisent, à Saran, les vélocipèdes font une timide apparition, ils sont frappés d’une taxe de 12 Francs. La commune bénéficie d’une exonération pour un Sapeur-Pompier ; M. Brisset, qui utilise son vélocipède pour le service. Un avantage de courte durée puisque le Préfet avise en Janvier 1901 de sa suppression.

Les vélocipèdes sont marqués d’une plaque de fiscalité jusqu’en 1957.

Une autorisation est donnée par le Préfet à la Compagnie des Sapeurs-Pompiers de Saran pour passer de 44 à 53 hommes. Ces hommes sont d’ailleurs, tous ou presque ; des vignerons.

09 MAI 1900 :
Un incendie se produit à la Poterie, dans la commune de Saran. La pompe étant remisée au bourg, les délais sont long et ce genre d’incendie est fréquent, malheureusement les difficultés d’interventions pour les Sapeurs-Pompiers sont réduit bien souvent à la distance entre deux points.
Les Sapeurs-Pompiers de Fleury aux Choux, de la gare d’Orléans et de la Barrière Saint Marc prêtent leurs concours.

25 MAI 1900 :
Les meules de trèfle, le blé et la paille sont la proie des flammes à la ferme du Grand Sary. La distance entre la pompe et le lieu d’intervention pose à nouveau des difficultés.

ANNÉE 1902 :
Un document ; un relevé de matériel, mentionne que les deux pompes, sceaux et lance sont prêtés par l’Orléanaise, le reste appartenant à la ville.
La Compagnie des Sapeurs-Pompiers de Saran est composé d’un effectif de 45 hommes.

  • 2 Cultivateurs
  • 38 Vignerons
  • 2 Charpentiers
  • 1 Cordonnier
  • 1 Epicier
  • 1 Tuilier

JUILLET 1912 :
La foudre crée un départ de feu dans une maison aux Mélinières.

01 AOÛT 1914 :
Les belles années s’assombrissent, des menaces de guerre s’annoncent. La mobilisation générale est décrétée en France, les Sapeurs-Pompiers de Saran partent défendre la patrie en danger. La Compagnie passe rapidement de 39 hommes à seulement 12/14 disponibles.

07 NOVEMBRE 1914 :
Le Préfet fait réquisitionner les tenues des Sapeurs-Pompiers pour l’armée, ainsi que des seaux, des sacs et des ceinturons. Ce matériel est rapidement fournis ; le 10, soit trois jours après.

ANNÉE 1918 :
La paix revient, malheureusement beaucoup d’hommes ont fait le sacrifice de leur vie. Six Sapeurs-Pompiers de Saran y laissent leur vie aux champs d’honneurs.
Au lendemain de ce terrible conflit, la Compagnie des Sapeurs-Pompiers se réorganise. De nouveaux volontaires sont font inscrire.

Entre 1918 et 1939, peu d’informations sont renseignées.

ANNÉE 1919 :
Un incendie se déclare à la briqueterie de la Montjoie, elle appartient à M. Louis Morin.

ANNÉE 1920 :
La Compagnie est composée d’un effectif de 24 hommes.

OCTOBRE 1921 :
Un incendie éclate aux Toits.

10 MARS 1926 :
Les Sapeurs-Pompiers interviennent pour un feu à la ferme des Glaises chez M. Robert Millet. Un rapport relate que lors de cet incendie, ce sont les habitants et l’instituteur qui apportent la pompe à bras pendant que les Sapeurs-Pompiers attaquent le feu au sceau.

ANNÉE 1931 :
Le Lieutenant Albert Mothiron prend la fonction de Chef de Corps. L’Amicale des Sapeurs-Pompiers de Saran est créé, elle remplace désormais la Société de membres honoraires créée en 1892.

27 FÉVRIER 1931 :
Un incendie se déclare dans un chantier de bois, ancienne route de Chartres.

25 FÉVRIER 1933 :
Un feu éclate dans une maison, chez M. Coignet à la Haute Maison. Grâce à l’intervention rapide des voisins qui maîtrisent eux-même l’incendie, à l’arrivée des Sapeurs-Pompiers, il ne leur reste qu’à noyer les décombres. Par cette action, la maison y subi que peu de dommages.

ANNÉE 1936 :
Le commandement est placé sous les ordres du Sous-Lieutenant Marciau Faucheux.

ANNÉE 1939 :
La seconde guerre est déclarée et décrétée le 03 Septembre. Au cours des jours suivant, M. Boussion, alors militaire à la retraite et propriétaire du château de la Poterie, est nommé directeur urbain de la Défense Passive à Saran par l’autorité préfectorale.
Naturellement, les Sapeurs-Pompiers prennent une place importante au sein de l’organisation.


Dans la crainte d’une guerre chimique, des masques à gaz sont distribués ; pour les personnes n’en ayant pas bénéficié, un avis complémentaire est affiché.

Commune de Saran
Avis à la population

En vue de la protection contre les gaz, les personnes qui ne possèdent pas de masque, sont instamment priées de se reporter à la circulaire qui a été distribuée en juillet-août, et de confectionner d’urgence des tampons de protection nécessaires.
L’hyposulfite « est peu couteux : 7 F le kilo, donc pour un tampon (20 grammes) cela revient à 14 centimes.
Quant au carbonate de soude, ce sont tout simplement des cristaux de lessive que toutes les ménagères possèdent.
Un peu de coton hydrophile, un peu de charbon de bois sont faciles à avoir.
Le tampon protecteur doit être complété par une paire de lunettes étanches pour les yeux.

Saran le 25 septembre 1939
Le Maire
Robert Sourceau


De manière générale, les hommes manquent, ce sont donc les femmes et les enfants qui alimentent les pompes à bras avec les, toujours indispensables, sceaux de toile.

ANNÉE 1940 :
Un rapport de cette époque fait mention que six puits ont été mis à sec lors d’un incendie.

Au retour de l’exode, les archives de la ville sont retrouvés éparpillés sur la Place du Bourg. Cela explique un trou dans l’histoire de la commune et ses Sapeurs-Pompiers.

26 JUIN 1940 :
L’Armistice signé, les saranais rentrent chez eux et y découvrent les dégâts occasionnés durant leur absence, dont les pillages. Le domicile de M. Louis Morin à la Montjoie est incendiée. Des témoins affirment que ce feu est alors éteint par les allemands avec de la mousse.

Malgré l’occupation allemande, les manœuvres se déroulent normalement avec les deux pompes et un Corps de Sapeurs-Pompiers bien réduit.

ANNÉE 1942 :
Afin d’être plus opérationnel, la commune est divisée en deux équipes de Défense Passive, sur deux secteurs. Les deux pompes sont remisées et affectées à une équipe de Sapeurs-Pompiers et de bénévoles.

  • La première pompe à bras ; est remisée chez M. Henri Plotard à l’Orme au Coin
  • La seconde pompe à bras ; est remisée chez M. Fernand Loiseau au Chêne Maillard

A chaque intervention, le Maire et le président de la Défense Passive doit être prévenus.

Dans un rapport de l’Amicale durant cette année 1942, il est fait mention de cinq manœuvres aux Aydes avec une MotoPompe.

ANNÉE 1943 :
Durant l’été, est organisé une kermesse dans le parc du château de la Poterie, à la Montjoie au profit des prisonniers de guerre de Saran. Les Sapeurs-Pompiers y participent … afin d’assurer la garde des bicyclettes. De nombreuses réquisitions par l’occupant, émail cette période.

MAI 1944 :
L’aviation américaine bombarde les installations stratégiques occupées par les militaires allemands (nœud ferroviaire des Aubrais), malheureusement, les environs subissent également de lourds dégâts et les Sapeurs-Pompiers sont de nombreuses fois sollicités.
Ils se rendent à l’Ormeteau, le Chêne Maillard, la Poterie, la Justice, les Petits Poiriers et les Aydes.

16 AOÛT 1944 :
C’est la libération de Saran par Patton, mais la guerre n’est pas terminée, de nombreux hommes, Sapeurs-Pompiers et autres restent encore dans les camps. Les Sapeurs-Pompiers assurent la protection de la population en attendant les artificiers.

ANNÉE 1945 :
La tranquillité revient petit à petit, les Sapeurs-Pompiers rentrent de captivité dont les derniers à la fin du mois de Juillet. Ils reprennent leur place au sein du Corps, avec eux, de nouveaux Sapeurs renforcent les rangs.
Les bonnes volontés ne manquent pas, le travail non plus. Le repérage des munitions abandonnées par l’armée et les bombes non explosées suite aux bombardements de 1944 font parti des missions.

  • 11 Sapeurs-Pompiers mobilisés
  • 5 Sapeurs-Pompiers revenus en 1940
  • 6 Sapeurs-Pompiers prisonniers cinq ans

ANNÉE 1946 :
Les amendes infligées aux hommes qui ne se présentent pas à l’appel, permettent l’achat d’un clairon et de faire un don à l’Oeuvre Des Pupilles.

25 AVRIL 1947 :
Cette année, les températures sont chaudes et Saran est touché par la sécheresse. Les incendies sont nombreux, les Sapeurs-Pompiers interviennent à cette date en gare des Aubrais pour combattre un incendie de wagons. En remerciement, le service des voies et bâtiments de la SNCF accorde une gratification de 750 Francs pour la caisse de secours des Sapeurs-Pompiers.


Jusqu’aux années 1950, les Sapeurs-Pompiers n’étaient dotés que de pompes à bras avec des hommes, des femmes et des enfants pour les alimenter. Quelque 170 puits et 35 mares, ou trou d’eau se trouvaient éparpillés sur la commune de Saran. Ils étaient à la disposition des Sapeurs-Pompiers qui ont à défendre, quelque 80 hameaux ou lieudit, sur une superficie de 1 982 ha.
Les interventions à cette époque, et depuis fort longtemps, avoisinaient, 20 par an. Depuis la création de la Compagnie, ce sont environ 300 Sapeurs-Pompiers, des hommes engagés, ainsi que sept Chef de Corps. Le tout avec le croisement de 25 Maires différents pour une population de 1 100 à 2 000 âmes environ.


05 FÉVRIER 1950 :
Les Sapeurs-Pompiers sont souvent à la peine, mais également à l’honneur. C’est ainsi que pour le 50ème anniversaire de leur Lieutenant commandant ; M. Marceau Faucheux, la Compagnie offre une aubade matinale.

18 AOÛT 1950 :
Durant la nuit du 18 au 19, un grave incendie éclate à la Grange Maillet, ancienne route de Chartres chez M. Dumery. L’eau faisant défaut, les Sapeurs-Pompiers d’Orléans interviennent comme ils durent le faire à nouveau lors d’un sinistre à la ferme de la Chiperie tenue par la famille Tourne.

ANNÉE 1952 :
La ville de Saran se modernise et s’équipe d’une sirène d’alarme qui est installée sur le toit de la Mairie. A cette époque, les feux de cheminées sont éteints à l’aide de fusées fumigènes.

03 NOVEMBRE 1952 :
La MotoPompe Laffly se montre particulièrement défaillante, le Conseil municipal décide l’acquisition, après essai, d’une MotoPompe de marque Guinard, de 30 m3/h, elle est réceptionnée à cette date en présence de l’Inspecteur Départemental.

ANNÉE 1954 :
La construction du château d’eau est achevé et le premier réseau d’adduction est opérationnel. Le reste de la ville voit arriver l’eau sous pression en 1958. Ce progrès amène une grande satisfaction et un réel confort très apprécié de la population, mais également des Sapeurs-Pompiers, à savoir, la suppression de la corvée d’eau …

La plaque vélo – 1957
L’effectif des Sapeurs-Pompiers de Saran – 1959

ANNÉE 1965 :
La Compagnie des Sapeurs-Pompiers de Saran est placée sous les ordres du Sous-Lieutenant Maxime Faucheux.

ANNÉE 1970 :
L’Adjudant Pierre Barrault prend le commandement du Corps des Sapeurs-Pompiers de Saran.

ANNÉE 1972 :
L’Adjudant Pierre Barrault, commandant du Corps est nommé Adjudant-Chef.

Intervention pour un incendie dans un camp d’aviation – 1982

ANNÉE 1985 :
L’Adjudant Daniel Dubois, Sapeur-Pompier Professionnel prend la fonction de Chef de Centre.

L’effectif des Sapeurs-Pompiers de Saran – 1985

ANNÉE 1986 :
Les Sapeurs-Pompiers de Saran réalisent 520 interventions durant l’année.

ANNÉE 1990 :
Les Sapeurs-Pompiers de Saran réalisent 518 interventions durant l’année.

14 JANVIER 1992 :
Plus de 48h d’intervention et de déblaie, avec des moyens lourds pour les Sapeurs-Pompiers. Ils sont appelés pour un feu de paille ; 140 tonnes, Rue du Veau à Saran.
Les moyens engagés :

  • ORLÉANS ; FPTM
  • SARAN ; FPTL
  • FLEURY LES AUBRAIS ; FPT

ANNÉE 1993 :
Les Sapeurs-Pompiers de Saran sont sous les ordres du Sous-Lieutenant Paul Durousseau.

ANNÉE 1996 :
Les Sapeurs-Pompiers de Saran réalisent 356 interventions durant l’année. Les interventions nécessitant un VSAB sont faites en général par le CISPAO.
La caserne est composée de 27 Sapeurs-Pompiers, tous Volontaires.

NOMPRÉNOMGRADE
DurousseauPaulLieutenant (Chef de Corps)
DurandChristianAdjudant-Chef (Adjoint Chef de Corps)
PaquetLaurentAdjudant
BoussacThierrySergent-Chef
QuétardDenisSergent-Chef
DucanosAlainSergent
BoidrasChristopheCaporal-Chef
LesageDanielCaporal-Chef
SaintonDanielCaporal-Chef
FournierGillesCaporal-Chef
AsselineauPierrickCaporal-Chef
NouveauMickaëlCaporal
SimondJean-PierreCaporal
BaillyStéphaneSapeur
BrohanThierrySapeur
DeckmynFrancisSapeur
FouchéChristopheSapeur
GrenetGaëlleSapeur
HouryEricSapeur
JubinAlainSapeur
LopezMichaëlSapeur
MaupoméGillesSapeur
MénardAlexandreSapeur
SénéchauPascalSapeur
SinoquetJean-FrançoisSapeur
Sousa MatosCarlosSapeur
TouzalinEmmanuelSapeur
Effectif des Sapeurs-Pompiers de Saran – 1996

Le CPI est doté de :

  • 1 FPTL
  • 1 VTU
  • 1 VLPI (transformé en transport de matériel pour la protection des biens et du personnel)
  • 1 MPR
  • 1 VLC

01 Juin 1997 :
Le traditionnel Congrès s’est déroulé à Saran avec une nouveauté ; l’après-midi, les démonstrations et manœuvres ont laissés place à une présentation de type « portes ouvertes » pour être chacun au contact de la population.

Les Sapeurs-Pompiers « Rétro »
(date inconnue)
CPI Saran
(date inconnue)

ANNÉE 2015 :
Les CIS de Saran et d’Ormes et du poste avancé de Saint Jean de la Ruelle se regroupent pour former « PANOS » ; le Poste Avancé Nord Ormes Saran.

FERMETURE DÉFINITIVE DE LA CASERNE

Année 2015

Histoire & Patrimoine des Sapeurs-Pompiers de Saran

  • Association de Mémoire des Sapeurs-Pompiers
  • Archives départementales du Loiret
  • J. Rousseau
  • Le Sapeur-Pompier du Loiret
  • Les Sapeurs-Pompiers de Saran de 1931 à 1954
  • CASERNE 1 : Aux Aydes
  • CASERNE 2 : Pompe à incendie remisée dans une pièce du presbytère (1855)
  • CASERNE 3.1 : Petit local près de la maison d’école (1855/?)
  • CASERNE 3.2 : « Secours des Aydes » (caserne bis)
  • CASERNE 4 : Pompe remisée au Bourg (1900)
  • CASERNE 5/6 : Pompe à bras
    • Henri Plotard à l’Orme au Coin (1942)
    • Fernand Loiseau au Chêne Maillard (1942)
  • CASERNE 7 : Cimetière
  • CASERNE 8 : A côté du stand de tir

Histoire & Patrimoine
des Sapeurs-Pompiers du Loiret

Curieuse ou curieux de connaitre l’histoire d’une nouvelle commune du Loiret et leurs Sapeurs-Pompiers ? Voici l’occasion de continuer en cliquant sur une fiche aléatoire ci-dessous ou retour au sommaire pour une recherche précise.


2 commentaires sur “SARAN

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